Sous l'Ancien Régime, le lieu-dit l'Aubé appartient vraisemblablement au fief d'Aigrefin (ou Egrefin) qui jouxte celui de Saint-Georges.
La partie la plus ancienne de l'édifice correspond au logis à étage (partiellement construit en pans de bois) dont l'édification peut être située entre la fin du XVe et le début du XVIIe siècle. L'importance relative du bâtiment signale un propriétaire au statut élevé, peut-être de rang seigneurial.
Au XVIIIe siècle, le logis à étage connaît une transformation impliquant notamment le remaniement de certaines baies ; la date portée de 1786, présente sur la clef du linteau d'une porte de la façade (observée d'après photos, aujourd'hui disparue du fait d'une transformation postérieure en fenêtre) marque sans doute cette étape de travaux.
En 1834, l'édifice comprend une maison, un bâtiment et une cour. Le logis à étage apparaît alors prolongé à gauche par un corps de bâtiment situé à l'emplacement de l'actuelle grange-étable. On remarque également la présence d'un petit bâtiment carré dissocié du reste, et dont la fonction, sans doute agricole, n'est pas précisée.
En 1853, un nouveau logis est construit, accolé à la grange-étable, complété peu après par un fournil, tandis que le logis à étage est déclassé en partie agricole.
Le toit à porcs et l'écurie (en ruine) sont probablement édifiés à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe (briques flammées). Des modifications sont également apportées à la grange-étable, tandis que sont construites les parties en appentis à l'arrière.
Des travaux de restauration et des transformations sont effectués au début des années 2000. La façade du logis à étage est modifiée avec la transformation d'une porte et d'une porte haute (à droite) en deux petites fenêtres.
Photographe du service Patrimoine de la Région Pays de la Loire.