Dossier d’œuvre architecture IA72059606 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Manoir (?) puis prieuré, puis presbytère et école, actuellement maison, le Vieux Manoir
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Montreuil-le-Henri
  • Lieu-dit le Vieux Manoir
  • Cadastre 1834 C 283  ; 2024 C 529 à 531 ; 644
  • Dénominations
    manoir
  • Appellations
    La Cure
  • Destinations
    prieuré, presbytère, école, maison
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, étable, cellier, puits

L'existence d’un prieuré-cure est attestée à Montreuil-le-Henri dès le XIIIe siècle (1296). Il dépend alors de l'abbaye de Saint-Georges-du-Bois en Vendômois (Loir-et-Cher). Il était originellement situé au centre du village, sur le côté nord de l'église et du cimetière médiéval, emplacement où il se trouvait encore au début du XVIIe siècle.

L'hommage rendu en 1664 par Marin Bourgault, prieur de Montreuil-le-Henri, à Claude Chapuiset, seigneur des lieux, nous donne le détail des biens du prieuré dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, époque à laquelle il a vraisemblablement été déplacé au sein de l'édifice étudié. La description est la suivante : maison presbytérale, avec grange, étable, galerie, toits à porcs, cours, fossé et réservoir, un grand jardin derrière la maison renfermé de fossés, un bois de hautes futaies et une noue au bas du jardin, une pièce de terre naguère en labeur, actuellement une noue appelée le "champs de la vigne", le tout entouré de fossés et de haies, ainsi que de nombreux terrains alentours, notamment des pièces de terres auprès de la métairie du Brouillard et à la Davière. Un autre hommage, rendu en 1729, nous apprend que le prieuré était alors composé du logis du prieur comprenant trois chambres basses à feu et un petit cabinet au bout, ainsi qu'une chambre haute à feu. Le domaine comprend en outre un fournil, une écurie, une étable, une porcherie, une grange, un appentis placé sur le mur du jardin servant de bûcher, une cour entre les deux bâtiments, un jardin partie potager partie vigne et un puits à eau. S'y ajoutent le jardin, les noues, le bois de haute futaie, le tout entouré de haies vives, ainsi que de nombreuses terres déjà évoquées en 1664.

En 1791, les bâtiments du prieuré sont vendus comme bien national. L'édifice est alors racheté par la municipalité en 1809, "avec jardin et dépendances", pour y établir le presbytère. L'ensemble est ainsi décrit : "maison destinée au logement dudit curé, composée de plusieurs chambres à feu, chambre froide et cave dessous, grenier dessus, d'un autre bâtiment au bout servant de boulangerie et d'un autre servant d'écurie et de pressoir, un quatrième corps de bâtiment servant de grange, cour au milieu des bâtiments, cloture espallier avec un portail, bucher en forme d'appentis".

Les bâtiments font l'objet de travaux en 1814, 1821 et 1835. En 1834, l'édifice, désigné comme "la Cure", est composé d'une maison, de deux bâtiments de dépendances et d'un jardin.

Le terrain et ses bâtiments sont loués au curé de la commune jusqu'en 1919, puis à un cultivateur, dont le bail prend fin en 1936. L'édifice accueille ensuite l'école (filles et petites sections) et le logement de l'institutrice.

L'ensemble est vendu par la commune en 1956.

Parmi les éléments de l'édifice d'origine, le logis apparaît comme le bâtiment le plus ancien. Il s'agit peut-être d'un bien ayant appartenu à la famille de l'un des prieurs, qui l'aurait ensuite légué au prieuré. Le corps de logis principal a vraisemblablement été le premier construit, sans doute au XVIe siècle, à en juger par l'importante pente de toit, l'absence de surcroît et le style de la cheminée. Le deuxième corps de bâtiment en pavillon est probablement venu s'adosser à ce premier bâtiment, sans doute à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle.

La grange-étable, seule partie agricole subsistante, est construite au XIXe siècle puis remaniée au XXe siècle. L'appentis abritant les toilettes extérieures, réalisé par Lucien Huger, maçon-cimentier à Montreuil-le-Henri, est construit en 1948 pour répondre aux besoins de l'école.

  • Période(s)
    • Principale : limite 16e siècle 17e siècle
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 1ère moitié 20e siècle

L'édifice est composé d'un logis, d'une grange-étable et d'une petite dépendance en appentis abritant des toilettes extérieures.

Le logis a un plan en L ; il est construit en moellons enduits et chaînes en pierres de taille calcaires. Le corps principal est en rez-de-chaussée sur sous-sol à usage de cellier, augmenté au nord-est par un petit corps en appentis. Le corps secondaire est en pavillon doté d'un étage carré. L'encadrement des baies des deux corps de bâtiment est en pierres de taille calcaires. Le sous-sol est composé de plusieurs pièces de cellier dont l'une est voûtée en berceau de pierres de taille calcaires. Le corps allongé est doté d'un toit à longs pans couvert en partie en ardoises et en partie en tuiles plates. Le toit du pavillon est couvert en ardoises. Le corps en appentis est couvert en tuiles plates. Le logis comprend trois cheminées en pierres de taille calcaires ; l'une d'elles, située dans le corps principal, présente des consoles en pyramides inversées à degrés sculptées dans le calcaire. Elle est par ailleurs décorée d'un cartouche orné de cuirs et d'un motif de couronne végétale associée à des rubans, sculptés sur le manteau qui est lui-même orné d'un couronnement ; le cartouche porte la devise : "FORTUNA NON MUTAT GENUS". Un imposant potager maçonné en pierres de taille calcaires est également présent à proximité. Un escalier en bois donne accès à l'étage.

La grange-étable est construite en moellons enduits et chaînes en pierres de taille calcaires. La grande porte charretière centrale possède des jambes en pierres de taille calcaires. Le toit à longs pans est couvert en tuiles plates. Un petit corps en béton couvert en appentis, à usage de remise, est accolé au pignon nord du bâtiment.

Les toilettes extérieures, couvertes en appentis, sont adossées à l'intérieur du mur de clôture. Elles sont construites en briques et béton et percées de trois portes identiques en façade. Elles portent la marque de fabricant : "HUGER LUCIEN MAÇON-CIMENTIER MONTREUIL-LE-HENRI".

L'édifice comprend également un puits en briques doté d'un toit en bâtière couvert en ardoises.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • brique maçonnerie
    • béton pan de béton armé
  • Toits
    ardoise, tuile
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, 1 étage carré
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • appentis
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    logis, cheminée

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 212/31. Cadastre de Montreuil-le-Henri. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1836.

  • Archives départementales de la Sarthe ; H 2139. Abbaye de Saint Georges du Bois - prieuré de Montreuil le Henri. Copie XVIIIe des titres du chartrier de l’abbaye 1296 - 1736.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 211/6. Église : réparations (1828-1937). Presbytère : acquisitions, travaux, location (1806-1937).

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 211/5. Mairie - avec plans de 1874 (1874-1878). Écoles - avec plans de 1836, 1905 et 1936 (1836-1937).

Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Pays Vallée du Loir
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