En 1834, l'édifice fait partie d'un écart comprenant trois fermes. De cet ensemble, ne subsiste aujourd'hui que le logis de la ferme étudiée ainsi que deux bâtiments agricoles.
La partie droite de l'actuel logis, pour partie construite en pans de bois (mur ouest et cloison), remonte sans doute au XVIe siècle ; l'habitation était alors composée d'une pièce à feu avec cheminée et four à pain (voûté en pierres de taille calcaires, disparu récemment) et d'une pièce froide, probablement à usage d'étable. Ce premier logis est ensuite repris et augmenté au nord par une seconde pièce à feu avec cheminée, elle-même prolongée par une aile en retour, sans doute vers 1815 (date portée), en tout cas avant 1834 (plan cadastral).
Difficilement datable, la croix peinte sur l'enduit de la façade est un exemple rarement conservé de ce type de décor.
La grange-étable et son vaste cellier enterré, sans doute édifiés à la limite des XIXe et XXe siècles, se caractérisent par l'emploi de chaînes et d'encadrements alternant briques et pierres de taille calcaires, cas unique repéré parmi les fermes de la commune.
Photographe au service Patrimoine de la Région de 2022 à 2024.