Dossier d’œuvre architecture IA72059553 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Forêt de Bercé
Ferme, actuellement maison, les Charbonneries
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Forêt de Bercé - Montval-sur-Loir
  • Commune Montreuil-le-Henri
  • Lieu-dit les Charbonneries
  • Cadastre 1834 A 489  ; 2024 A 787
  • Dénominations
    ferme
  • Destinations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, étable, puits

En 1834, la ferme est constituée d'un logis et d'une partie agricole qui ont été modifiés depuis. L'actuelle grange-étable ainsi que la petite étable (au sud-est) portent respectivement les dates de 1863 et 1925.

La physionomie générale du logis (comble à surcroît modéré, chaînes et encadrements en pierres de taille calcaires) fait penser à un état datable de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle. Quelques indices trahissent cependant la présence d'un noyau plus ancien compris entre la souche de cheminée en briques la plus à droite, qui marque l'emplacement de l'ancien pignon ouest, et le pignon opposé auquel a ensuite été accolé l'extension à droite. On remarque dans ce sens la transformation en fenêtre de ce qui était peut-être la porte principale du logis d'origine, et dont on parvient à déceler la présence sous l'enduit (4e baie en partant de la gauche). Cette hypothèse d'un noyau ancien est par ailleurs étayée par le fait que l'actuelle cheminée centrale en pierres de taille calcaires, sans doute du milieu du XIXe siècle, est venue remplacer une cheminée plus ancienne qui communiquait avec un four à pain, aujourd'hui disparu, jouxtant ce qui était alors le pignon ouest, et dont on peut encore observer la bouche d'entrée en briques dans le mur intérieur devenu cloison. On note la présence d'une charpente ancienne en partie remaniée (peut-être réemployée) dont l'emprise correspond à la partie la plus ancienne du logis, ainsi qu'une cloison intérieure en pans de bois encore visible aujourd'hui. Ce bâtiment était donc à l'origine un petit logis distribué d'une pièce à feu principale éclairée par une fenêtre, à laquelle était associée une pièce froide, probablement une étable. À ce premier noyau, et selon une chronologie difficile à établir avec précision, sont venus s'ajouter d'autres éléments, notamment l'extension arrière couverte en appentis et abritant le cellier et la laiterie (peut-être présente dès l'origine, en tout cas pour la partie ouest, visible sur le cadastre de 1834), puis l'extension du logis à l'ouest ayant conduit au déplacement du four à pain sur le nouveau pignon, ainsi que la partie la plus à droite, également visible sur le cadastre de 1834 quoique probablement très remaniée depuis.

La grange-étable est construite au milieu du XIXe siècle (date portée 1863), remaniée ensuite avec la transformation en façade de sa petite porte d'étable (encadrée de pierres de taille calcaires) en fenêtre, une autre porte ayant été percée (ou modifiée) juste à côté, celle-là encadrée de briques (début XXe) ; on note aussi l'ajout d'une cheminée récente sur le pignon nord. La petite étable située au sud-est de la cour est élevée dans le premier quart du XXe siècle (date portée 1925), période à laquelle est aussi reprise l'étable située en face du logis.

  • Période(s)
    • Principale : limite 18e siècle 19e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1863, porte la date
    • 1925, porte la date

La ferme est située au centre d'un écart massé autour d'un carrefour où se croisent d'anciens chemins, devenu aujourd'hui une impasse. Les autres fermes et bâtiments de l'écart n'ont pas été étudiés.

L'édifice est composé d'un logis, d'une grange-étable et de deux étables dont l'une, en face du logis, s'appuie sur un bâtiment de la ferme voisine.

Les bâtiments sont construits en moellons enduits ; les chaînes des élévations du logis et de la grange-étable sont en pierres de taille calcaires, celles des étables sont en briques. L'étable au sud-est est couverte en ardoises, les autres bâtiments en tuiles plates.

Le logis est composé d'un corps principal en rez-de-chaussée avec comble à surcroît modéré, flanqué à droite d'un corps de bâtiment en rez-de-chaussée surélevé et, à gauche, d'une petite extension accolée au pignon ouest ; un bâtiment couvert en appentis se déploie au nord. Les baies sont majoritairement encadrées de pierres de taille calcaires.

La grange-étable située à l'ouest de la cour possède une grande porte charretière surmontée d'un linteau en bois et encadrée par des jambages harpés en pierres de taille calcaires. Les autres ouvertures sont presque toutes encadrées de pierres de taille calcaires, hormis une porte de la façade encadrée de briques.

Les deux étables ont des encadrements en briques.

Deux dates sont visibles : celle de 1863 est inscrite dans l'enduit au-dessus du linteau de bois de la porte charretière de la grange-étable ; celle de 1925 est portée à mi-hauteur sur le mur sud-ouest de la petite étable dissociée.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
  • Toits
    tuile plate, ardoise
  • Étages
    en rez-de-chaussée, comble à surcroît, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 212/31. Cadastre de Montreuil-le-Henri. État de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1836.

Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Pays Vallée du Loir
Articulation des dossiers