Dossier d’œuvre architecture IA49059697 | Réalisé par
Vozza Mathilde (Enquêteur)
Vozza Mathilde

Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)

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Cavaca Marie-Charlotte (Contributeur)
Cavaca Marie-Charlotte

Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)

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  • inventaire topographique, Mauges-sur-Loire
Écart de la Charpentraie
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
  • (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mauges-sur-Loire
  • Commune Mauges-sur-Loire
  • Lieu-dit la Charpentraie
  • Cadastre 1827 C2 306, 307, 317  ; 2025 C 396, 397, 410, 411, 413, 415, 661, 681, 694, 695, 930
  • Précisions anciennement commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine
  • Dénominations
    écart
  • Appellations
    la Charpentraie
  • Destinations
    ferme
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

L'écart de la Charpentraie rassemble trois métairies : la Haute, la Basse et la Petite Charpentraie. Il figure sur la carte de Cassini du 3e quart du XVIIIe siècle. Il semble que ces trois fermes proviennent à l’origine d’une seule métairie primitive, dont l’identification entre la Basse et la Haute Charpentraie reste incertaine. Ses terres auraient été morcelées vers la fin du Moyen Âge en une unité secondaire d'exploitation. Michel Le Mené dit à ce sujet que ces unités sont mieux adaptées "à la capacité de travail d'une famille réduite à un ménage [...] les nouvelles exploitations jouirent du même statut que la précédente et contribuèrent au prorata de leur superficie et de leur production". Un second morcellement des terres a lieu en limite du XIXe et du XXe siècle avec l'implantation de la Petite Charpentraie.

Haute Charpentraie

Avant le XVIIe siècle, la métairie dépendait de la seigneurie du Grand-Grassigny (aveux rendus par René Binault en 1589 et Jehan Lehoreau en 1615, AD Maine-et-Loire ; E 613). Elle appartenait au domaine du Pineau en 1652 puis en 1787, propriété de Jacques-Charles Lefebvre de Chasle. L'exploitation est sans doute incendiée durant la Révolution, puis rebâtie en limite du XIXe siècle pour Jacques-Charles Lefebvre de Chasle fils, comte de Maurepart, propriétaire du château Pineau, officier au régiment royal Picardie Cavalerie à la fin de l'Ancien Régime et maire de Saint-Laurent-de-la-Plaine de 1826 à 1830. De fait, le logis est noté "Construction Nouvelle" sur la matrice cadastrale (1827 C2 306) mais n'apparaît pas sur le registre des augmentations de construction d'après 1827, sans doute la construction eut lieu peu de temps avant l'établissement du cadastre. Il s'accompagnait sûrement d'une étable et d'une remise/grange au midi. Lefebvre de Maurepart fait partie des grands propriétaires fonciers sur la commune, il possédait également les fermes de la Grande et Petite Roussière, du Mirandeau, de la Grande et de la Petite Jalletière, du Puits, de l'Epinay, de la Borde, du Pineau et de la Basse Charpentraie appartenant au domaine du Pineau ; ainsi que de nombreuses terres. La ferme, par le biais de sa femme, Mélanie Augustine Lefebvre de Maurepart, fille de Jacques-Charles Lefebvre de Chasle fils, est la propriété d'Édouard Désiré de La Planche, comte de Ruillé, en 1841. A cette époque, elle est exploitée par deux familles : les Moreau et les Jeanneteau. D'après le registre de recensement de la population de 1846, un foyer se composait d'un fermier, chef de famille, de son épouse, ses enfants, aïeux, ainsi que de quelques domestiques ou servantes, en l'occurrence, trois ou quatre par foyer à la Haute Charpentraie. La propriété passe ensuite aux mains de son fils Alfred Édouard Désiré de La Planche, comte de Ruillé, et de son beau-fils Louis-Charles Pasqueraye du Rouzay, par le biais de sa femme Mélanie-Albertine de La Planche de Ruillé. Le logis (1827 C2 306) est augmenté en 1869, correspondant sûrement au troisième logis accolé à l'ouest. En 1887, la ferme appartient au comte Henri-Geoffroy de Ruillé (1842 - 1923), peintre et sculpteur animalier réputé, propriétaire du domaine du Pineau.

Basse Charpentraie

Selon l'abbé Guinhut, la métairie appartient dès le début du XVIIe siècle au domaine du Pineau et dépendait de la baronnie de Chalonnes (Jean de Gabory en rend aveu en 1625). De fait, elle appartient à Jacques-Charles Lefebvre de Chasle en 1787. La ferme figure sur le plan cadastral de 1827 (C2 317) : à l'ouest un corps de logis comprenant un fournil sur le pignon côté est et une étable, grange en continuité à l'ouest ; sûrement une étable isolée à l'est. Elle reste dans la famille des Lefebvre de Chasle jusqu'en 1841 où elle passe aux mains de la famille des de La Planche de Ruillé (voir filiation des propriétaires de la Haute Charpentraie ci-dessus). A cette époque, elle est exploitée par deux familles : les Neau et les Roussin. D'après les registres de recensement de la population, un foyer se composait d'un fermier, chef de famille, de son épouse, ses enfants, aïeux, ainsi que de quelques domestiques ou servantes. En 1887, la ferme appartient au comte Henri-Geoffroy de Ruillé (1842 - 1923), peintre et sculpteur animalier réputé, propriétaire du domaine du Pineau. Ce dernier la vend en 1921 d'une part à Ernest Bourigault, fermier à la Basse Charpentraie, et d'autre part à un certain Gourdon, sans doute également fermier exploitant. La part d'Ernest Bourigault comprend un logis "de deux chambres par devant et deux chambres par derrière, étable et grange au couchant. Terrain et issue derrière, aire devant la grange, issues et terrain au midi. Remise, écurie, cellier, débarras, toits à porcs encore au midi, jardin et verger derrière. Chemin et terrain entre les bâtiments. Puits devant l'étable. Mare commune au levant de la remise". Les parties agricoles au midi n'existent pas encore sur le plan cadastral de 1827, elles sont bâties au cours du XIXe siècle ou début du XXe siècle.

Petite Charpentraie

La ferme ne figure pas sur le plan cadastral de 1827 ni sur la carte de l'état-major (1820-1866). Elle n'apparaît pas dans le recensement de la population de 1886. Elle est vraisemblablement bâtie en limite du XIXe et du XXe siècle.

L'écart de la Charpentraie se situe à l'extrême sud de la commune. De plan rectangulaire, les logis s'élèvent sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un comble à surcroît. Le tout est bâti en moellons enduits de schistes gréseux avec une couverture en ardoises (Basse Charpentraie), en tuiles mécaniques (Petite Charpentraie) ou mixte (Haute Charpentraie : tuiles creuses et ardoises). Les ouvertures sont de taille inégale, globalement ordonnancées. Les bâtiments agricoles sont bâtis de façon similaire, couverts uniquement de tuiles creuses ou de tôle.

Basse Charpentraie :

Logis de type longère remaniés au XIXe et au XXe siècle : ouvertures du RDC en briques à arcs surbaissés. En partie ouest, les ouvertures sont peintes en blanc pour imiter un décor en pierre de taille de tuffeau. Le pignon est couvert ; le pignon ouest découvert. Un escalier droit en maçonnerie en façade, forme attestée sur le territoire, permet l'accès au comble à surcroît des deux logis (partie est/partie ouest). L’étable et la grange en continuité des logis à l’ouest, ainsi que l’étable isolée figurant sur le plan cadastral de 1827, semblent encore en place, bien qu’en partie détruites et fortement remaniées.

Haute Charpentraie :

Le corps de logis est isolé des parties agricoles. Un escalier sur le pignon ouest permet l'accès au comble à surcroît. L’étable et la grange figurant sur le plan cadastral de 1827 sont complétées au XXe siècle par des étables modernes en tôle accolées à l’est. Les bâtiments agricoles anciens sont vraisemblablement détruits à la fin du XXe siècle ; seules les étables modernes subsistent. Les parties agricoles au nord-ouest, en parties détruites aujourd'hui, datent probablement du XIXe siècle.

Petite Charpentraie :

Perpendiculaire à la route, la façade principale du logis est tournée à l'est. Le pignon nord, côté route, est complété d'un toit à porcs intégré à l'escalier du comble à surcroît. Les étables se situent accolées au nord-ouest du logis, complétées d'une grange en tôle isolée à l'ouest. De petits bâtiments complètent le tout au sud (remise ? toit à porcs ?). Toutes les ouvertures sont en briques en arcs surbaissés, à l'exception de la porte du toit à porcs côté route qui est plein cintre. Le tout est également décoré de chaînes d'angle en briques.

  • Murs
    • moellon enduit
  • Toits
    ardoise, tuile creuse, tôle ondulée
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
  • État de conservation
    inégal suivant les parties, remanié
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 308. Matrices cadastrales. Registre des augmentations-diminutions de Saint-Laurent-de-la-Plaine.

  • Archives municipales de Saint-Laurent-de-la-Plaine ; 1 G 22. Propriétés bâties : matrice cadastrale (1882-1911).

Bibliographie

  • GUINHUT, Alfonse. Notice historique sur Saint-Laurent-de-la-Plaine. Angers : J. Siraudeau, 1909.

  • LE MENÉ, Michel. Les campagnes angevines à la fin du Moyen-Âge, Nantes : Cid éditions, 1982, 534 p.

  • PORT Célestin. Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou. Edition H. Siraudeau et Cie, Angers, réed. 1996.

Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
(c) Commune de Mauges-sur-Loire
Vozza Mathilde
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Cavaca Marie-Charlotte
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