Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)
- inventaire topographique, Mauges-sur-Loire
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Maugin ArmelleMaugin ArmelleCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe auprès du Conseil départemental de Maine-et-Loire.
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Mauges-sur-Loire
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Commune
Mauges-sur-Loire
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Lieu-dit
(Le) Pineau
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Cadastre
2025
C
609
;
1827
C1
173, 175
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Précisions
anciennement commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine
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Dénominationschâteau
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AppellationsPineau
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Parties constituantes étudiées
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Parties constituantes non étudiéesdouves, ferme
Château médiéval (vestiges)
Une date gravée sur une des tours du château indique 1171. Célestin Port signale un Aldemannus de Pinello dans une charte du Ronceray de l'abbaye Notre-Dame du Ronceray d'Angers (1070-1103 ), relatif à la baronnie de Rochefort-sur-Loire, dont dépendait la seigneurie du Pineau. Le domaine apparaît sous le nom de Pineau puis de Gabory dans les archives jusqu'à la fin du XVIe siècle. Il appartient à Guillaume Caillé en 1403 puis par alliance à François Gabory, époux de Jeanne Caillé, en 1430. Dans la deuxième moitié du XVIe siècle la propriété passe aux mains de la famille de Montours par l'intermédiaire de Marie Gabory et de son époux Joachim de Montours. Elle appartient ensuite à son fils, Philippe de Montours, puis à son petit-fils, Claude de Montours en 1607, qui rachète la seigneurie et la métairie de la Jalletière, situées sur la paroisse, en 1618 à Michel de Buchery, avocat. D'après l'abbé Guinhut, le château est sans doute reconstruit ou remanié à cette époque.
Les terres, le fief et la seigneurie du Pineau sont vendus en juin 1652 par Urbaine de Montours, fille de Claude de Montours, et son époux René de Grasmenil, conseiller du roi au parlement de Bretagne, à François Eveillard, conseiller du roi et maire d'Angers de 1641 à 1642, devant Jean Gilles, notaire royal à Château-Gontier, pour la somme de 78 000 livres. Le même jour, devant René Moreau, notaire royal à Angers, Eveillard cède le fief du Pineau à Charles de Samson, chevalier, sieur d'Amné et de la Grande Orchère (Montjean), demeurant à Angers. En détail, l'acte de vente comprend les droits honorifiques et de fondation de la paroisse, les droits de haute, moyenne et basse justice, le droit de présenter à la chapelle Saint-Nicolas de la Jalletière, et à la chapelle Saint-Jean et Saint-Mathurin du Pineau (voir description en annexe), les lieux et métairies [sur la paroisse] du Pineau, de la Jalletière, du Petit et du Grand Mirandeau, de la Petite Braudière (la Caillerie), de la Haute et de la Basse Charpentraie, de la Borde, de Bellenoue, de l'Escorche Boeuf, du Grand et du Petit-Gâs ; ainsi que la maison seigneuriale du Pineau avec pont levis, foussés, cours, jardins, airaux, bois de haute futaie et taillis, étangs, prés, terres labourables et non labourables, vignes dans la paroisse de Chalonnes. À partir de cette période, le domaine est régi par un fermier général (Pascal Gentil, 1652 ; François Coustard, 1787 ; Letessier-Taveau, 1792 ; Pierre Piron, 1794). Successivement, la propriété appartient à son fils Henri de Samson, puis à sa petite-fille, Louise-Françoise en 1708. En septembre 1738, Charles-Henri-François de Meaussé, fils de Louise-Françoise de Samson et de Joseph-Charles de Meaussé élève le domaine du Pineau au rang de marquisat par lettres patentes.
Le marquisat reste dans la famille de Meaussé jusqu'au 15 janvier 1787 où ce dernier est vendu par acte passé devant M. Gobert, notaire à Paris, à Jacques-Charles Lefebvre de Chasles, seigneur de la Lande-Chasle et de Maurepart, pour la somme de 237 000 livres. En 1787, le domaine se composait d'un château comprenant plusieurs corps de bâtiments pour le logement du seigneur, tours et tourelles, douves, cours et servitudes, logement pour le fermier du domaine, donjon avec horloge, jardin et verger, charmilles et bosquets. Ainsi que d'un bois taillis, un bois de haute futaie et 360 pieds d'arbres formant une avenue vis-à-vis du château. Les parties agricoles se composaient d'un puits, d'une boulangerie, d'écuries et remises, de granges, et d'un pressoir. En outre, le domaine possédait entre autres 13 métairies, 3 closeries et 6 fiefs (voir détail en annexe). Le "donjon avec horloge" correspond à la porte d'entrée de l'avant-cour du château, il s'agit d'un donjon à double portail.
Durant la Révolution, le marquisat appartenait à Jacques-Charles Lefebvre de Chasles fils, comte de Maurepart, officier au régiment royal Picardie Cavalerie. Le château est totalement incendié, seules les quatre tourelles, quelques servitudes et le donjon d'entrée à double portail subsistent en partie jusqu'au XXe siècle. Il est vendu comme bien national en 1796 et racheté par sa sœur, Louise-Marie-Anne Lefebvre de Chasles, pour la somme de 42 068 livres. En limite du XVIIIe et du XIXe siècle, les Lefebvre de Chasles réhabilitent quelques parties agricoles (composées du logement pour le fermier et de la porte d'entrée de l'avant-cour du château) au nord-est visibles sur le plan cadastral de 1827 (C1 173). Ils reconstruisent également une maison d'habitation à l'intérieur des douves du château (C1 175). Seule la tourelle nord est réhabilitée, les autres sont laissées à l'abandon, ruinées, dont la chapelle située semble-t-il dans la tourelle sud, comme le figure le plan parcellaire cadastral de 1827. Jacques-Charles Lefebvre de Chasles fils devient maire de Saint-Laurent-de-la-Plaine de 1826 à 1830.
En 1841, le domaine appartient à Mélanie Augustine Lefebvre de Maurepart, fille de Jacques-Charles Lefebvre de Chasle fils, et Édouard Désiré de La Planche, comte de Ruillé. Puis par la suite au comte Henri-Geoffroy de Ruillé (1842 - 1923), peintre et sculpteur animalier réputé. Les parties agricoles au nord-est sont remaniées au XXe siècle (taille et emplacement des ouvertures, façades, lucarnes détruites). Le donjon à double portail surplombé d'un dôme décoré d'une horloge figure sur une carte postale en limite du XIXe et du XXe siècle. Il est malheureusement détruit en partie haute et remanié en partie basse (arc plein cintre remanié en ouverture carrée) dans la première moitié du XXe siècle.
Maison de maître actuelle
D'après la matrice cadastrale (1827 C1 175), Édouard Désiré de La Planche, comte de Ruillé, fait bâtir un nouveau logis en 1855 à l'intérieur des douves. La maison de maître en place actuellement apparaît déjà sur le plan cadastral de 1827, et aucun nouveau bâtiment n'apparaît de surcroît sur la parcelle. Il n'est pas établi s'il s'agit d'une reconstruction complète ou d'un remaniement de la maison des Lefebvre de Chasle. En effet, cette dernière présente un plan et une architecture que l'on rencontre habituellement au XIXe siècle : un corps principal de plan rectangulaire, un toit à croupes, des élévations ordonnancées, des chaînes d'angles et entablement, bandeaux en pierre de taille de tuffeau, etc. Cependant, une partie de son décor dont sa travée principale en bossage surmontée d'une lucarne monumentale à ailerons pourrait être d'Ancien Régime, selon les observations faites sur le terrain d'étude (le bossage n'est pas répandu au XIXe siècle sur le territoire). Peut-être a-t-elle été rebâtie à la limite du XVIIIe et du XIXe siècle à la suite de l'incendie du château en 1794.
Par ailleurs, selon l'abbé Guinhut, la maison de maître est bâtie avec les matériaux des vestiges du château.
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Période(s)
- Secondaire : 3e quart 12e siècle , porte la date , (incertitude)
- Secondaire : 17e siècle , daté par source , (incertitude)
- Principale : limite 18e siècle 19e siècle, milieu 19e siècle , daté par source
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Dates
- 1855, daté par source
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Auteur(s)
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Personnalité :
Lefebvre de Chasle Jacques-Charlespropriétaire, commanditaire attribution par sourceLefebvre de Chasle Jacques-CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Jacques-Charles Lefebvre de Chasle fils, comte de Maurepart, officier au régiment royal Picardie Cavalerie, et futur maire de Saint-Laurent-de-la-Plaine de 1826 à 1830. Il achète le marquisat du château du Pineau (SLDP) en 1787.
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Personnalité :
de la Planche de Ruillé Édouard Désirécommanditaire attribution par sourcede la Planche de Ruillé Édouard DésiréCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Édouard Désiré de La Planche, comte de Ruillé, propriétaire du domaine du château du Pineau de Saint-Laurent-de-la-Plaine (ancien marquisat). Grand-père du comte Henri-Geoffroy de Ruillé (1842 - 1923), peintre et sculpteur animalier réputé.
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Personnalité :
La maison de maître se situe au sud du bourg. On y accède par un pont en pierre franchissant les douves sèches. De plan général rectangulaire, elle se compose d'un corps principal rectangulaire et d'une aile en direction du nord-est. Le corps principal s'élève sur trois niveaux visibles : un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. Il est bâti en moellons enduits de schistes gréseux avec une couverture à croupes en ardoise. En façade principale, la travée centrale en léger avant-corps est en bossage, elle est surmontée à l'étage de comble d'une grande lucarne à ailerons. L'aile, bâtie de façon similaire avec une couverture à longs pans brisés, s'élève quant à elle sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage de comble. Le tout est décoré d'ouvertures, de chaînes d'angles, de bandeaux, de lucarnes et d'une corniche en pierre de taille de tuffeau.
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Murs
- moellon enduit
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Toitsardoise
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
- toit à longs pans brisés croupe
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État de conservationbon état, remanié
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Ce dossier de pré-inventaire, établi en 1972 par Marie-Anne Éon, a été mis à jour et enrichi par Mathilde Vozza en 2022 puis par Marie-Charlotte Cavaca en 2026 dans le cadre de l'inventaire topographique de la commune nouvelle de Mauges-sur-Loire.
- (c) Archives départementales de Maine-et-Loire
- (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
- (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
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Documents d'archives
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Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 308. Matrices cadastrales. Registre des augmentations-diminutions de Saint-Laurent-de-la-Plaine.
Bibliographie
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GUINHUT, Alfonse. Notice historique sur Saint-Laurent-de-la-Plaine. Angers : J. Siraudeau, 1909.
Annexes
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Dépendances de la seigneurie du Pineau en 1787
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Histoire et description de la chapelle du Pineau par l'abbé Guinhut en 1908
Agent de pré-inventaire du canton de Saint-Florent-le-Vieil dans les années 70.
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)
Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2023-2026)
Agent de pré-inventaire du canton de Saint-Florent-le-Vieil dans les années 70.