Dossier d’œuvre architecture IA49059628 | Réalisé par
Vozza Mathilde (Contributeur)
Vozza Mathilde

Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)

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Durandière Ronan (Contributeur)
Durandière Ronan

Chercheur auprès du Conseil départemental de Maine-et-Loire.

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  • inventaire topographique
Ferme dite métairie de la Basclère
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
  • (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mauges-sur-Loire
  • Commune Mauges-sur-Loire
  • Lieu-dit Basclère (la)
  • Précisions anciennement commune de Le Marillais
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    métairie de la Basclère
  • Parties constituantes non étudiées
    étable, grange, toit à porcs, cour

La métairie de la Basclère est mentionnée en 1548 dans l'énumération des biens du cellérier de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil, Claude Errault. Elle se composait alors, en plus du logis et des bâtiments d'exploitation, avec grange et pressoir, de 35 sétérées de terres labourables (environ 27,7 ha), de 15 quartiers de prés, de 4 quartiers de vigne et de 4 quartiers de bois taillis.

En 1748, une expertise de la Basclère est réalisée à la demande de l'abbé commendataire de l'abbaye, André Bernard Constance de Forbin d'Oppède (voir annexe). Le logis, le pressoir, la grange, les étables aux bœufs et vaches sont alors en mauvais état et des réparations sont préconisées. Une partie de la façade de l'ancien logis, avec baies en tuffeau et corniche, que l'on retrouve dans l’actuelle étable, pourrait dater de cette époque. La disposition des bâtiments figurant dans l'expertise de 1748, dispersés autour d'une cour, est sans doute encore celle que l'on observe sur le cadastre de 1827. En 1851, trois familles y résidaient pour une population totale de 27 habitants.

La métairie de la Basclère est vendue comme Bien national, comme les autres possessions de l'abbaye, à la Révolution. Acquise par Jean David, propriétaire à Nantes puis par la famille de Saint-Pern, elle est en grande partie reconstruite vers 1868-1869. Le bâtiment abritant les logis, au sud et à l’ouest, la grange et les toits à porcs à l'est et les étables au nord datent sans doute de cette époque. Ces derniers s'appuient sur un ancien mur percé de baies en tuffeau et décoré d'une corniche qui semble être la façade du logis du XVIIIe siècle. Plusieurs hangars et remises en tôles ondulées complètent l'ensemble de la ferme actuellement partagée par plusieurs exploitants.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle , (incertitude)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1869, daté par source

Située à 800 mètres du nouveau bourg du Marillais, la ferme de la Basclère présente plusieurs bâtiments de ferme : logements, étables, granges et toits à porcs. Prévu pour au moins deux ménages, le logis se compose d'un long bâtiment, orienté nord-sud, en moellons de grès et de schiste, percé de baies à encadrements de brique. Il est actuellement couvert de tuiles mécaniques ayant remplacé une toiture traditionnelle en tuiles creuses. Au nord, prend place une grande étable à nef dont l'un des bas-côtés est couvert d'une succession d'arcs en plein-cintre en brique sur lesquels repose une charpente en bois. Uniques dans le secteur, ces arcs pourraient avoir été construits pour contreforter l'ancienne façade du logis primitif réemployé pour former un mur de refend. L'étable était équipée d'un racleur mécanique pour les purins vraisemblablement plus tardif. À l'ouest, prend place une vaste grange à deux portes en brique et des toits à porcs. Ces derniers sont aménagés de trappes en bois permettant d’accéder à l’auge sans rentrer à l’intérieur.

  • Murs
    • schiste moellon enduit partiel
    • grès moellon enduit partiel
  • Toits
    tuile creuse, tuile mécanique, tôle ondulée
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    comble à surcroît
  • État de conservation
    envahi par la végétation
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de Maine-et-Loire ; H 2005. Déclaration rendue à Guillaume Lesrat, lieutenant général du sénéchal d'Anjou, par le cellérier, Claude Errault, de tous les droits, biens et revenus de la cellérie de Saint-Florent-le-Vieil. (1548).

  • Archives départementales de Maine-et-Loire ; 2 F 1/12. Fonds Spal.

  • Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 5 / 198. Matrices cadastrales. Le Marillais. 1828.

  • Archives diocésaines, Angers ; P 1253. Expertise de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil et de ses dépendances (églises, métairies, closeries, moulins, ponts et chaussées) à la demande de l'abbé commendataire André Bernard Constance de Forbin d'Oppède (1748).

Bibliographie

  • PORT, Célestin. Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, 3 volumes, Paris-Angers : 1874-1878 (Réédition revue et augmentée, 4 vol., 1965-1996).

Documents figurés

  • Archives départementales de Maine-et-Loire ; 3 P 4 / 198. Plans cadastraux napoléoniens. Le Marillais. 1827.

Annexes

  • Extrait de l'expertise de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil et de ses dépendances à la demande de l'abbé commendataire André Bernard Constance de Forbin d'Oppède (1748). Métairie de la Basclère ; Archives diocésaine, Angers ; P 1253 (transcription Pierre Brunet, 1999)
Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine
(c) Commune de Mauges-sur-Loire
Vozza Mathilde
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Chargée d'études commune de Mauges-sur-Loire (2018-2022)

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Durandière Ronan
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