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Saint-Vincent-du-Lorouër : présentation de la commune

Dossier IA72001108 réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

La commune de Saint-Vincent-du-Lorouër fait partie du canton du Grand-Lucé. Elle se trouve à 33 km au sud-est du Mans, aux confins septentrionaux de la Vallée du Loir, dans la Sarthe. Elle s'étend sur 2 696 hectares. 19% du territoire sont couverts par la forêt domaniale de Bercé, à l'ouest. La commune est traversée par la rivière de la Veuve, affluent du Loir, et plusieurs ruisseaux. L'habitat est plus ou moins régulièrement réparti sur toute la commune, de part et d'autre du bourg, qu'il soit isolé ou en écart de quelques fermes et maisons.

Aires d'étudesForêt de Bercé
AdresseCommune : Saint-Vincent-du-Lorouër

Saint-Vincent-du-Lorouër s'est développé autour d'un prieuré fondé au XIe siècle. Les anciens fiefs relevés sont ceux de ce prieuré, dans le bourg, celui des Étangs où se trouvent le château, la Mauvière, la Brulardière (aujourd'hui la Bulardière) et les Roches. Sous l'Ancien Régime, Saint-Vincent-du-Lorouër est un bourg et une paroisse de l'archidiaconé et du doyenné de Château-du-Loir, relevant de l'élection de Château-du-Loir. En 1834, cinq moulins à blé fonctionnaient sur les cours d'eau : le Grand Moulin sur la Veuve -affluent du Loir, le moulin de la Bulardière sur la Bulardière, le moulin de Clairaunay sur le ruisseau de Clairaunay, les moulins des Roches et de Vaubouillé sur le ruisseau des Roches. À noter aussi le lieu-dit le Petit Moulin (section B), proche du Grand Moulin et de la Sainte-Fraise. Pesche, dans son Dictionnaire topographique (1829-1841) relève une activité d'extraction de marne et de tuffeau pour la bâtisse. La proximité de la forêt de Bercé engendra pendant des siècles diverses activités autour du bois. À la fin du XIXe siècle, une brosserie s'installe en face de la mairie (actuel 15, rue Edmond Charlot) : elle fabriquait des bois de brosse avec du hêtre. Cette petite industrie fonctionna jusqu'en 1925. En 1962, la fermeture d'une scierie qui employait une quarantaine d'ouvriers fut révélatrice des mutations qu'allaient connaître le monde rural. Dans la première moitié du XIX siècle, les hameaux les plus peuplés étaient le Héron, les Besneries, les Tachottières et les Goustières. En 1968, le Mottay, la Goustière, le Héron, constituaient encore trois gros hameaux de fermes. La population s'établissait à 1 283 habitants en 1791, elle monta jusqu'à 1 905 habitants en 1821, puis déclina lentement : 1 611 habitants en 1856, 1 418 en 1901, 1 161 en 1946, 775 en 1975. À la fin du XXe siècle ou au début du XXIe siècle, comme dans les autres communes, elle commença à remonter lentement. Il y avait 955 habitants en 2011 (Insee). La ligne de tramway (réseau à voie étroite) Le Mans/La Chartre-sur-le-Loir a desservi Saint-Vincent-du-Lorouër (PK 37,9) du 1er mai 1884 au 1er mars 1947. Dates portées recensées : 1786 (Bertelottière), 1792 (auberge du Lion d'Or), 1866 et 1914 (Guichellerie), 1889 (les Caves de la Poitevinière), 1892 (la Mauvière), 1896 (maison des Blineau). Elles correspondent rarement à la construction principale.

Annexes

  • AD Sarthe : 3 P 327 / 18. Saint-Vincent-du-Lorouër ; Cadastre Tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus, 1834. Récapitulation des contenances et des revenus imposables.

    Maisons : 519, moulins : 5. Classe des maisons : 1 : 37, 2 : 38, 3 : 95, 4 : 75, 5 : 74, 6 : 101, 7 : 43. Hors-classe : 56. Terres labourables : 1 827 ha 98 a 75 ca, Chenevières : 11 ha 64 a 55 ca, pièces d'eau : 29 a 20 ca, Biez de moulin : 17 a 70 ca, rives : 3 a 2 ca, Jardins d'agrément : 11 a, bois d'agrément : 5 a 30 ca, chemins : 91 a 80 ca, pâtures : 21 ha 31 a 65 ca, prés : 194 ha 96 a 50 ca, vignes : 12 ha 68 a 45 ca, taillis : 79 ha 00 a 60 ca, futaies : 44 a 20 ca, pépinières : 6 a 70 ca, jardins : 58 ha 15 a 28 ca, aulnaies : 3 a 90 ca, carrières : 2 a 40 ca, mares : 53 a 10 ca, pâtis : 5 ha 35 a 70 ca, broussailles : 4 ha 31 a 40 ca, bruyères : 3 ha 61 a, landes : 4 ha 6 a 20 ca,étangs : 13 a 10 ca, châtaigneraies : 14 a 90 ca, sol des maisons : 19 ha 59 a 50 ca.

  • Extrait de l'ouvrage d'Ardoin-Dumazet, Voyage en France..., 3e éd. 1910, p. 227-228

    A Saint-Vincent-du-Lorouër, le hêtre a fait naître une industrie non moins curieuse : celle de la brosserie. Le hêtre, souple, facile à travailler, fournit des bois de brosse excellents. Tant qu'il a fallu suffire à la consommation locale, Bersé a donné du hêtre en quantité assez grande ; mais, peu à peu, la fabrication s'est accrue : c'est par centaines de mille que le commerce parisien a demandé ces ustensiles. Les fabricants sont allés au loin chercher le bois nécessaire ; (...). A Saint-Vincent, à Saint-Pierre-du-Lorouër, Pruillé, Jupilles, dans tous les villages de la forêt, on rencontre des ouvriers qui mettent ces produits en œuvre. Il y en a de cent à cent cinquante. Le travail est simple et facile. Une poignée de chiendent ou de soies, une pelote de ficelle manœuvrée avec dextérité, et la planchette perforée devient une brosse que les ouvriers de l'atelier central devront égaliser, polir, goudronner et vernir.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe. 18 J 518. Fonds Cordonnier. Commune de Saint-Vincent-du-Lorouër.

  • Archives départementales de la Sarthe. 7 F 50. Collection Menjot d'Elbenne (legs du Vicomte d'Elbenne 1934). Extraits d'archives de fabrique.

  • Archives départementales de la Sarthe. 5 M 243. Tueries (boucheries), XXe siècle.

  • Archives départementales de la Sarthe. 2 O 334/7. Monument aux morts, bureau de poste.

  • Archives départementales de la Sarthe. 2 0 334/6. Presbytère.

  • Archives départementales de la Sarthe. 2 S 366 et 2 S 367. Alignement et travaux, Saint-Vincent-du-Lorouër.

  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 327 / 18. Cadastre. États de section, 1834. Mairie de Saint-Vincent-du-Lorouër. Évaluations des habitations, états de section, etc. durant la période révolutionnaire.

  • Archives départementales de la Sarthe. 1 Q 376. Ventes révolutionnaires, du 4 avril 1792 au 23 nivôse an III. Concerne notamment le prieuré et ses dépendances, la métairie des Roches et son moulin.

  • Archives départementales de la Sarthe. 1 Q 374. Ventes révolutionnaires, du 12 mars au 16 mai 1791. Concerne notamment les métairies du prieuré.

  • Archives départementales de la Sarthe. H 246. Prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouër (bénédictins de Saint-Vincent du Mans). Remembrance des plaids, 1678-1699.

  • Archives départementales de la Sarthe. H 247. Prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouër. Amendes et remembrances au fief, 1752.

Documents figurés
  • AD Yvelines : A 660. Plan de la forêt royale de Bercé, sise au pays du Maine, dressé sur les opérations du sieur Jean Fleury, par Laboreau, géographe, 1772. (Archives départementales des Yvelines, A 660).

Bibliographie
  • ARDOIN-DUMAZET, Victor-Eugène. Voyage en France. 2e série : Beauce, Perche et Maine. Beauce Pouilleuse. Paris/Nancy : Berger-Levrault et Cie éditeurs, 3e éd. 1910 (1e éd. vers 1891).

  • GUIOCHON, Marie-Christine et Xavier-Philippe. A la découverte de St-Vincent-du-Lorouër. Son histoire, son église, ses trésors artistiques. ARTES, livret, 1993.

  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, Paris : Editions du Palais-Royal, 1974 ; Mayenne : Joseph Floch, 1974. Reprint de l'édition publiée au Mans : Monnoyer, 1829-1841. 6 vol.

    p. 647-656.
Périodiques
  • BARIOZ-AQUILON, Stéphanie. Les sentinelles de la forêt. Petite histoire des maisons forestières dans les Pays de la Loire. 303 arts, recherches, créations, sept. 2013, n° 127, L'appel des forêts.

  • KUBICKI, Anne ; MARIE, Alain. Histoire d'un village : Saint-Vincent-du-Lorouër. Le Grand Bercé, juillet 1997, n°4.

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