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Saint-Pierre-du-Lorouër : présentation de la commune

Dossier IA72001255 réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'étudesForêt de Bercé
AdresseCommune : Saint-Pierre-du-Lorouër
Cadastre : 1835 ; 1934 ; 1982

Les documents d'archives mentionnent indifféremment le Lorouer, le Loroer, le Loroir ou, moins souvent, Saint-Pierre-du-Lorouër, pour désigner la commune. Le nom même de Lorouër a donné lieu à plusieurs interprétations, sans qu'aucune ne l'emporte sur les autres : il pourrait notamment provenir de laboratorio (rapport au travail de la terre, au labeur) ou d'oratorio (lieu ayant une chapelle). Vers 1256, Pierre du Lorouer aurait donné la dîme de la paroisse au chapitre du Mans, qui l'aurait abandonnée au prêtre moyennant une rente. Salch relève l'existence du fief et de la seigneurie rurale de la Cour en 1280. Sous l'Ancien Régime, Saint-Pierre-du-Lorouër est un bourg et une paroisse de l'archidiaconé et du doyenné de Château-du-Loir, relevant de l'élection de Château-du-Loir. Fiefs relevés : la Cour (seigneurie de paroisse), Follet, les Clos, les Roches, la Barattière (terre vassale de la Cour), l'Echelardière (idem), Malherbe, la Fontaine-Marie, la Ragée, le Moiron, les Vaudupuits. Proche de la rivière des Fontaines, le lieu-dit le Vieux Moulin (maisons sur les parcelles C 157 et 221 en 1835), entouré d'un clos, d'une vigne et de champs du Vieux Moulin, ne correspondait déjà plus à aucun moulin à l'époque du cadastre napoléonien, et aucune mention de ce moulin n'a à ce jour été trouvée en archives. Au XIXe siècle, deux moulins à blé, celui de la Cour et de celui de Follet (anciens moulins seigneuriaux), tournaient sur la Veuve. Ils ont été reconstruits après 1860 (reconstruction déclarée en 1890 pour Follet). Le moulin de la Cour a fonctionné jusqu'à la Première Guerre mondiale, celui de Follet jusqu'en 1927. Tous deux sont actuellement à usage d'habitation. Il y avait également autrefois au moins deux lavoirs publics, à la Fontaine et aux Vaudupuits. Le premier subsiste, à la sortie du bourg. Il a récemment été couvert. Dans son Dictionnaire topographique (1829-1841), Pesche relève que du vin de qualité fut produit à Saint-Pierre-du-Lorouër. Il note également une extraction de tuffeau et de marne blanche. La ligne de tramway (réseau à voie étroite) Le Mans/La Chartre-sur-le-Loir a desservi Saint-Pierre-du-Lorouër (PK 41,5) du 1er mai 1884 au 1er mars 1947. Le tramway s'arrêtait à l'entrée ouest du bourg, côté Saint-Vincent-du-Lorouër, sur la place dite de la gare. En 1951, le monument aux morts fut érigé sur cette place. La population de Saint-Pierre-du-Lorouër s'établissait à 768 habitants en 1791. Elle monta à 997 habitants en 1812, puis décrut lentement : 831 habitants en 1841, 633 en 1886, 454 en 1968, 347 en 2007. Les hameaux les plus peuplés au XIXe siècle étaient les Vaudupuits, Haut Follet, la Vallée des Pierres et le Chêne Bidault. Le cadastre dit napoléonien, achevé en 1835, a été révisé en 1934 puis mis à jour en 1982. Toutefois les feuilles A4, B2, B3, C4 et C5 les plus récentes datent de 1934. Dates portées relevées : 1770 (le Bas Veau), 1812 (la Vallée des Pierres), 1866 (la Sinellerie), 1883 (la Papillonnière).

La commune de Saint-Pierre-du-Lorouër fait partie du canton du Grand-Lucé. Elle se situe à 37 km au sud-est du Mans, dans la partie nord de la Vallée du Loir. Elle s'étend sur 1 655 hectares. 29 % de son territoire, soit 487 hectares, sont couverts par la forêt domaniale de Bercé, qui forme un fer à cheval à l'ouest de la commune. Traversée par la Veuve, affluent du Loir, la commune se déploie sur une succession de coteaux en calcaire, qui ont autrefois permis l'aménagement de caves, l'exploitation du tuffeau et la culture des champignons. Les bâtisseurs ont également tiré parti de la topographie pour ménager des celliers sous le bâti ou surélever les rez-de-chaussée. L'habitat se concentre tout particulièrement au sud-ouest, où se trouve l'écart des Vaudupuits, de loin le plus important. Saint-Pierre-du-Lorouër se distingue par la co-existence de cinq maisons seigneuriales, (re)construites entre le XIVe siècle et le début du XVIIe siècle : les Roches et les Clos, très proches l'une de l'autre et non loin de la forêt, la Cour (seigneurie de la paroisse), Follet et Chanteloup. La commune comptait 382 habitants en 2011 (Insee).

Annexes

  • AD Sarthe : 3 P 317 29. Saint-Pierre-du-Lorouër, états de section de 1835. Récapitulatif.

    Maisons : 160, moulin : 1. Classe des maisons : 1 : 1, 2 : 3, 3 : 1, 4 : 5, 5 : 8, 6 : 13, 7 : 31, 8 : 49, 9 : 38 ; 10 : 11.

    Terres labourables : 329 ha 17 a 12 ca, Chenevières : 6 ha 86 a 90 ca, Prés : 73 ha 31 a 05 ca, Vignes : 12 ha 88 a 37 ca, Taillis : 20 ha 23 a 83 ca, Futaies : 96 a 30 ca, Vergers : 10 a 40 ca, Pépinières de peupliers : 8 a, Jardins : 10 ha 39 a 63 ca, Aulnaies : 7 a, Pâtures : 21 a 40 ca, Pâtis : 1 ha 06 a 80 ca, Douves : 02 a 30 ca, Landes : 32 a 60 ca, Friches : 55 a, Terres vagues : 4 a 80 ca, Broussailes : 1 ha 71 a 10 ca, Châtaigneraies : 2 ha 10 a 50 ca, Caves : 7 a 43 ca, Ruines : 36 ca.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 317 / 29. Cadastre, États de section, 1835.

  • Archives départementales de la Sarthe ; C 47. Roles de taille, St-Pierre-du-Lorouër, XVIIIe siècle.

Bibliographie
  • BOUJU, Patrick. Saint-Pierre-du-Lorouër. Bordager éditeur, s.d. (1989-1995). Quatre volumes en vente chez l'auteur : 1789-1815 Les premières années d'une commune sarthoise ; 1815-1865 Un demi-siècle de vie locale dans la Sarthe ; 1865-1918 La vie d'une commune sarthoise de l'Année terrible à la Grande Guerre ; 1918-1965 Une commune de la Sarthe au vingtième siècle.

  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, Paris : Editions du Palais-Royal, 1974 ; Mayenne : Joseph Floch, 1974. Reprint de l'édition publiée au Mans : Monnoyer, 1829-1841. 6 vol.

    p. 552-557.
Périodiques
  • JANSSENS, Gaston et M.-C. Conte de, Saint-Pierre-du-Lorouër et ses peintures murales. Société historique de la Province du Maine, 1895, tome III ; 1896, tome IV ; 1897, tome V.

  • PIRAUX, Yves. Le chêne Boppe à l'honneur. Au fil du temps, 2007, n° 37.

  • SALCH, Charles-Laurent. Donjons et manoirs du XIIe au XVe siècle en Maine oriental (Sarthe), Châteaux-forts d'Europe, 2006, n° 37-38.

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