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Sacristie (ancienne), 7 place Charles-De-Gaulle

Dossier IA85002406 inclus dans Demeure dite la Seigneurie, puis gendarmerie, presbytère, actuellement maison réalisé en 2019

Fiche

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiéescour
Dénominationssacristie
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Bourg
Adresse : 7 place
Charles-De-Gaulle
Cadastre : 1836 C 663 ; 2019 AI 540

Ce bâtiment était jusqu'à la Révolution une dépendance de la seigneurie de Vix, siégeant juste à côté, au nord (4 rue du Vivier) (repère H sur le schéma ci-joint). En 1697 et 1708, deux actes de mise en ferme de la seigneurie de Vix par l'abbesse de Saintes mentionnent un petit cellier ou chai. Un procès-verbal de visite des bâtiments de la seigneurie en 1757 désigne aussi un "petit cellier par derrière l'église", abritant deux mets à treuil ou pressoir, une en pierre et une en bois, et un tonneau. Il est surmonté d'un grenier éclairé par deux fenêtres qui ouvrent "sur le derrière de l'église". Dans son prolongement se trouve un "cellier ou chambre noire", sans doute l'actuelle chaufferie de l'église (repère G sur le schéma). Du petit cellier, une porte communique avec le grand cellier de la maison seigneuriale au nord (repère E sur le schéma).

Les bâtiments de la seigneurie, dont ces deux chais, sont estimés comme biens nationaux le 31 janvier 1794 et acquis le 5 mars suivant par Luc-René Denfer du Clouzy. Après lui, la propriété passe à sa fille et son gendre, Marie-Stéphanie Denfer et Alexis-François Bernard, puis en 1810 à leur oncle, André Piet-Roquépine qui la revend dès le 28 juin 1810 à Pierre Richard, percepteur. Ce dernier acte de vente mentionne bien "le chai avec les pressoirs qui y sont placés, dont la sortie du chai est du côté de la sacristie de l'église".

Le 27 août 1811, Pierre Richard s'entend avec le curé et les représentants de la paroisse pour murer la porte et la fenêtre qui communiquent de ses dépendances dans l'église car elles constituent une servitude "très gênante pour l'église et pouvant donner même quelques distractions aux fidèles". Cet accord est un préalable à un autre acte passé dès le lendemain, 28 août, par lequel Pierre Richard vend le chai à Jean Rousseau, maçon. Se trouvent alors dans ce chai "un pressoir en pierre (...), les caveaux, les greniers, l'un sur le chai ou cellier et l'autre sur le caveau". Rousseau devra murer la porte qui donne accès au chai depuis la Seigneurie, ainsi que la porte qui communique du chai dans l'église (porte actuelle de la chaufferie). Jean Rousseau réaménage aussitôt la partie est de l'ancien chai seigneurial qu'il vient d'acheter, la transformant en une habitation (le bâtiment prend alors sans doute l'essentiel de son aspect actuel). Il la loue à partir de janvier 1812. Au cadastre de 1836, Jean Rousseau est toujours propriétaire de ce bâtiment.

Vers 1848, les anciens chais seigneuriaux (repères G et H du schéma) sont acquis par Pierre Pageaud (1807-1876) et son épouse François Prunier (1816-1897), par ailleurs propriétaires de l'ancienne métairie seigneuriale qui jouxte l'ancien chai à l'est (actuel presbytère). Le 8 février 1889, la veuve Pageaud-Prunier lègue ses biens au curé de Vix, l'abbé Bourseau. La partie de l'ancien chai seigneurial devenue habitation en 1811-1812 (repère H sur le schéma) est alors réutilisée en sacristie (il demeure aujourd'hui sous l'appellation de "vieille sacristie"). Elle devient propriété de l'association diocésaine après 1905.

Le 11 mars 1977, après la démolition de l'ancienne église et la construction de la nouvelle, la "vieille sacristie" et l'autre partie de l'ancien chai qui lui est attenante, à l'ouest (repère G sur le schéma) sont séparées (la porte entre deux est murée). La "vieille sacristie" reste propriété de l'association diocésaine, tandis que l'autre partie de l'ancien chai est vendue à la commune pour installer la chaufferie de la nouvelle église.

Période(s)Principale : 18e siècle, 1er quart 19e siècle
Dates1811, daté par source

Le bâtiment est enclavée derrière l'abside de l'ancienne église et derrière le presbytère. Il donne sur une petite cour délimitée par les trois édifices. Si plusieurs ouvertures ont été remaniées, l'ancienne sacristie conserve trois baies au rez-de-chaussée, dont une avec linteau en arc segmentaire. A l'intérieur, des portes au rez-de-chaussée et à l'étage communiquent tant avec le presbytère qu'avec la chaufferie de l'église, à l'ouest, ancienne dépendance de la maison seigneuriale qui se trouve au nord.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété d'une association diocésaine

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 3 E 26/121, fol. 65. 1697, 4 mai : ferme de la seigneurie de Vix par l'abbesse de Saintes à Pierre Clisson.

  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 3 E 26/132, fol. 33. 1708, 20 mars : ferme de la seigneurie de Vix par l'abbesse de Saintes à François-Luc et Pierre-Fort Garos.

  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 3 E 26/463. 1757, 14 avril : procès-verbal de visite de la seigneurie de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/72. 1810, 23 juin : vente par François-Alexis Bernard et Marie-Stéphanie Denfer à André Piet-Roquépine de l'ancienne maison seigneuriale de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/72. 1810, 28 juin : vente de l'ancienne maison seigneuriale par André Piet-Roquépine à Pierre Richard.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/73. 1811, 27 août : accord entre Pierre Richard, propriétaire de l'ancienne maison seigneuriale de Vix, et les représentants de la paroisse de Vix, pour faire murer une porte communiquant entre la seigneurie et l'église.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/73. 1811, 28 août : vente par Pierre Richard à Jean Rousseau de l'ancien chai seigneurial de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 1 Q 191. 1794, 31 janvier (12 pluviôse an 2) : procès-verbal d'estimation comme bien national de la maison seigneuriale de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 1 Q 613. 1794, 5 mars (15 ventôse an 2) : procès-verbal de vente comme bien national de la maison seigneuriale de Vix.

  • Archives municipales, Vix. 1 N 2 à 10. 1803-1990 : actes notariés concernant des biens communaux à Vix.

  • Archives paroissiales de Maillé. Paroisse de Vix, carton 4. 1975-1983 : aménagement et bénédiction de la nouvelle église de Vix.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 303).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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