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Présentation du mobilier de l'église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption de Maillé

Dossier IM85000766 inclus dans Eglise paroissiale Notre-Dame de l'Assomption de Maillé réalisé en 2021

Fiche

Œuvres contenues

Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
LocalisationCommune : Maillé
Lieu-dit : Bourg
Adresse : place Joseph-Herbert

Le décor mobilier de l'église de Maillé est peu connu avant le XIXe siècle. Visitant la paroisse en 1735, l'évêque de La Rochelle mentionne le maître-autel qu'on a commencé à faire. Au milieu du XVIIIe siècle, les comptes de la fabrique mentionnent deux cloches et une chaire à prêcher. Dans les années 1770, dans ses notes à la fin des registres paroissiaux, le curé Herbert fait état de différents travaux et acquisitions (stalles, ostensoir... ; voir en annexe). Le 1er août 1790, un inventaire du mobilier de l'église mentionne trois autels, une ancienne bannière, une autre rouge, ornée d'un Christ et de la Vierge "en bosse d'or et argent", un calice d'argent avec sa patène, un ostensoir d'argent, un ciboire, etc. Parmi les travaux réalisées au début du 19e siècle, les autels latéraux, voués à sainte Geneviève et saint Pient, sont réparés en 1801. De nouvelles interventions ont lieu sur les trois autels dans les années 1830, avant les grands travaux de restauration de l'église dans les années 1840-1850. Ils consistent entre autres à édifier un clocher pour recevoir la cloche acquise dès 1843.

L'embellissement de l'église intervient surtout dans les années 1860-1880, notamment à l'initiative du curé Coutand : nouveaux autels, peinture monumentale derrière le chœur, chaire à prêcher, tableau de la Vierge à l'Enfant, pavement de la nef et du chœur, vitraux... Ces acquisitions sont tellement nombreuses qu'il faut construire une nouvelle sacristie, dans le prolongement nord de l'ancienne. Les efforts d'embellissement se poursuivent dans les années 1890 : achats de nouvelles statues, d'un harmonium en 1893. Ils reprennent après les tourments de la séparation des Eglises et de l'Etat, très prononcés à Maillé. A la fin des années 1920 et dans les années 1930, de nouveaux bancs sont posés, les autels latéraux sont restaurés, on acquiert une nouvelle bannière, le vitrail de saint Pient est posé dans le chœur. Les derniers grands aménagements concernent le chœur, le maître-autel et le nouvel orgue, dans les années 1950.

En 1834, l'autel est restauré. En 1835, on relève que les autels, en bois peint, sont en mauvais état, et qu'il manque un marche-pied à chacun des petits autels. En 1836, le maître autel est entièrement reconstruit mais, dès 1837, le curé Guitton entreprend son retable dont "l'architecture est du plus mauvais goût", selon l'expertise du peintre et entrepreneur de bâtiments Guérineau qui assure que l'opération ne nuira pas à la solidité des murs.

Annexes

  • Notes du curé Joseph Herbert sur l'église de Maillé, extraits des registres paroissiaux des années 1771 à 1774 et 1778.

    1771 :

    "La sacristie de notre église a été pavée cette même année aux dépens de la succession de feu Monseigneur de Menou, évêque de La Rochelle. Les vitraux du sanctuaire et du choeur ont pareillement été réparés aux dépens de cette même succession. Il n'y avait que quatre panneaux au grand vitrail du sanctuaire, du côté du midi. J'y en ai ajouté deux autres, ceux d'en bas, ainsi que les deux montants de fer qui soutiennent les pierres en haut et garantissent le verre des coups de vent, ce qui nous a coûté vingt six livres.

    Les sièges de pierres ou perrons qui sont autour du choeur ont pareillement été faits par mes soins cette même année, et ont coûté une vingtaine d'écus. L'ouvrage est à chaux et à sable."

    1772 :

    "Les six grands chandeliers de notre église coûtent 144 livres, un louis d'or pièce. Ils se démontent à vis et c'est pièce à pièce qu'on doit les fourbir. L'encensoir est du même temps. J'ai donné l'ancien et six francs de retour. Ils ont servi pour la première fois aux fêtes de Noël de cette année 1772."

    1773 :

    "Cette même année, les stalles du choeur de notre église ont été faites à Fontenai par un nommé Chisson. Elles coûtent environ 180 livres. Le coffre-fort et un placard de la sacristie ont été pareillement faits en cette année et coûté trente et quelques livres en tout."

    1774 :

    "Nos stalles ont été faites en cette année et ont coûté environ dix huit pistoles (...). Nous avons fait faire à Fontenai, par un nommé Cresp[...], graveur, un fer pour faire le pain d'autel, qui a coûté cinquante quatre livres. Il est bien grand et j'ai fait mettre sur la branche où sont gravées deux grandes hosties et trois petites qui sont au milieu, ces trois mots : Eglise de Maillé, afin que personne ne se l'approprie, puisqu'il appartient véritablement à cette église, ayant été payé de ses deniers."

    1778 :

    "C'est en cette année 1778 que nous avons fait venir de Paris un beau soleil ou ostensoir, du poids de cinq marcs et cinq onces, qui nous coûte, y compris le contrôle, la façon et la boîte pour le mettre, en tout quatre cent quatre vingt treize livres. La fabrique n'y a contribué que de deux neuf pistoles. Le surplus a été le fruit d'une quête et de mes petites épargnes. Il mérite d'être bien ménage."

  • Liste des objets mobiliers relevés dans l'église de Maillé et qui ne font pas l'objet d'un dossier documentaire.

    Dans la nef, mur sud :

    - Statue : saint Antoine de Padoue : 4e quart 19e siècle (bénite en 1895) ; plâtre.

    - Statue : Jeanne d'Arc : 1er quart 20e siècle (acquise par facture du 2 février 1912 auprès de la Statue religieuse) ; plâtre.

    - Plaque commémorative en mémoire de Pierre Roux, "Mort pour la France" pendant la guerre 1939-1945 : 2e quart 20e siècle (bénite le 25 novembre 1945) ; marbre.

    Dans la nef, mur nord :

    - Statue : saint Pierre : 1er quart 20e siècle ; plâtre.

    - Statue : sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : milieu 20e siècle (bénite le 30 septembre 1951, offerte par la famille Babin-Girard à l'occasion de la maladie de leur fille, et achetée à Lisieux par Jacques Babin) ; plâtre.

    - Statue : sainte Bernadette Soubiroux : 2e quart 20e siècle ; plâtre.

    - Statue : Christ en croix : milieu 20e siècle (à l'occasion du retour de mission de mars 1952, statue achetée au fabricant Houssard, d'Avranches, bois de croix réalisé par Albert Sacré, menuisier à Maillé).

    - Monument commémoratifs des paroissiens morts pendant les deux guerres mondiales et la guerre d'Algérie : 1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle (petites plaques remployées vers 2010 du monument aux morts situés place de l'église) ; marbre

    Dans la nef :

    - Chemin de croix : 1er quart 20e siècle (érigé sur autorisation épiscopale du 23 janvier 1914, en remplacement d'un autre placé en 1850, qui avait succédé à un autre de 1833) ; plâtre, bois (cadre).

    - Bancs : 2e quart 20e siècle (bénits en 1929) ; bois.

    Dans le choeur :

    - Plaque commémorative à la mémoire du curé Joseph Herbert, guillotiné le 5 septembre 1793 : inaugurée le 3 novembre 1968 pour le bicentenaire de son arrivée à Maillé le 25 septembre 1768 ; marbre

    - Sur l'autel : croix et chandeliers d'autel (6) : 4e quart 19e siècle ; bronze doré ; h = 87 cm (croix), h = 66 cm (chandeliers).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 1 O 409. 1816-1889 : travaux à l'église et au presbytère de Maillé, transfert du cimetière.

  • Archives paroissiales de Maillé ; Paroisse de Maillé, carton 16, dossier 2. 1735-1966 : mobilier de l'église de Maillé.

  • Archives paroissiales de Maillé ; Paroisse de Maillé. Chronique paroissiale 1794-1958. Notes intéressant la paroisse de Maillé, recueillies chez un de mes bons paroissiens, Jean Guilloteau, chantre depuis plus de 50 ans [rédigé par Léon Charbonneau, curé de Maillé de 1892 à 1900, puis complété par ses successeurs].

  • Archives paroissiales de Maillé ; Paroisse de Maillé. 1832-1904 : registre des délibérations du conseil de fabrique.

Bibliographie
  • AILLERY, E., abbé. Chroniques paroissiales, tome 5, 1903-1904, p. 441-553 (Maillé).

    p. 527-549
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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