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Pavillon de jardin de la maison dite Beauregard, 7 rue Jehanne-d'Arc, Montsoreau

Dossier IA49010785 inclus dans Montsoreau : présentation de la commune réalisé en 2010

Implanté dans un site exceptionnel, véritable balcon ouvert sur le fleuve, ce pavillon de jardin compte parmi les plus remarquables de ceux qui ponctuent le cours de la Loire angevine, tant par la sobriété et l'élégance de son architecture que par l'intérêt et la délicatesse du papier peint panoramique qui ornait ses murs.

Dénominationspavillon de jardin
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Montsoreau
Adresse : 7 rue
Jehanne-d'Arc
Cadastre : 2011 B 72

En 1826, Louis Nau hérite d'une propriété constituée d'une maison et de son parc avec dépendances, situé dans l'enceinte de l'ancienne basse-cour du château de Montsoreau. Parmi les nombreux travaux qu'il engage, il fait réaménager l'espace qui donne sur la nouvelle route de Loire (tracée au bas de son domaine entre 1829 et 1833). Vers le milieu du siècle, il fait du jardin complanté de pruniers un parc paysager où prennent place des pins et fait reconstruire le mur nord de la propriété le long de la route. C'est entre 1853 et 1858 qu'il fait édifier en surplomb de ce mur de clôture, un petit pavillon de jardin qui surmonte une porte donnant sur la route de Loire. Le pavillon est bâti, comme la façade principale de la maison qu'il fait réédifier vers 1854, en style néoclassique. Les murs du pavillon sont ornés d'un papier peint panoramique dans les mêmes années.

Le pavillon, comme la propriété, devient propriété du Conseil général au cours du XXe siècle. En mauvais état, le papier peint panoramique du pavillon fut déposé, restauré et inscrit sur la liste supplémentaire des Monuments historiques en 1995 ; il est aujourd'hui conservé aux Archives départementales de Maine-et-Loire.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu attribution par source
Personnalité : Nau Louis commanditaire attribution par source

Construit face au fleuve sur le mur nord de la propriété, le pavillon de jardin à toit en pavillon couvert d'ardoises forme un porche au-dessus d'une porte piétonne donnant sur la route de Loire. Le pavillon, auquel on accède par un escalier en fer cheval, est traité dans un répertoire néoclassique très pur, avec pilastres corniers toscans supportant un entablement composé d'une architrave à trois fasces, une frise nue et une corniche à denticules. Les baies, au nord et au sud, sont couvertes d'un arc en plein cintre dont l'archivolte, à deux fasces, repose sur des impostes dont les moulures évoquent un chapiteau toscan.

Ce pavillon, d'où un balcon permettait d'observer le fleuve, était décoré intérieurement d'un papier peint panoramique produit en 1853 par la manufacture Pignet (Saint-Genis-Laval, Rhône) ayant pour sujet "Rome, Paris, Londres". Si l'on ne connaît pas l'intention du propriétaire qui le fit poser là, du moins peut-on émettre l'hypothèse qu'il put s'agir d'une résonnance évoquée entre les fleuves figurés sur les lés, le Tibre, la Seine, la Tamise, et celui qui s'ouvrait au regard depuis le pavillon, la Loire. L'ensemble pourrait même alors, en une proposition moderne, renvoyer au thème des quatre fleuves du Jardin d'Eden.

Murscalcaire
moyen appareil
Toitardoise
Plansplan carré régulier
Étagesen rez-de-chaussée surélevé
Couverturestoit en pavillon
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier en fer-à-cheval en maçonnerie, sur voûte
Statut de la propriétépropriété du département

Références documentaires

Bibliographie
  • WEYGAND, Sophie. Rome, Paris, Londres. Fiches Reflets, Conseil général de Maine-et-Loire, 2003.

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