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Moulin dit le moulin Fillonneau (détruit), ferme, actuellement maison ; le Pont-aux-chèvres, 76 rue du Pont-aux-chèvres

Dossier IA85002336 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, jardin, puits, grange, étable, hangar agricole, remise
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Pont aux chèvres (le)
Adresse : 76 rue du
Pont-aux-chèvres
Cadastre : 1836 J 74 ; 2019 AM 16

Une maison et ses dépendances apparaissent à cet endroit sur le plan cadastral de 1836. A côté, au sud-est, se trouve un moulin à vent, appelé plus tard le moulin Fillonneau. L'ensemble, ainsi que les deux autres moulins du quartier (aux 66-68 et 78 rue du Pont aux chèvres) appartiennent depuis la Révolution aux membres de la famille Turgné, descendants de Marie Cibard (1753-1806) et de ses deux maris successifs, Jacques Fort (1750-1782) et Jean Turgné (1751-1805). Marchand et farinier à Montreuil, Jean Turgné achète en 1790 à Pierre Bonnaud une maison "située au terroir du Pont aux chèvres", dans le secteur de cette maison-ci et de ses voisines. Il s'installe alors dans le quartier. Le moulin Fillonneau n'existe pas encore, de même qu'il n'est pas mentionné lorsqu'en 1805, après la mort de Jean Turgné, un partage des biens de Marie Cibard est réalisé entre les enfants issus de ses deux mariages.

Après la mort de Jean Turgné et Marie Cibard, leurs fils et gendres, tous meuniers, continuent l'exploitation des moulins. L'un d'eux, Louis Fillonneau (1768-1830), époux de Marie Fort, fait sans doute construire un nouveau moulin, le moulin Fillonneau, peu avant 1810. A cette date, il passe en effet un accord avec Jean Girard, garçon meunier demeurant chez lui, pour l'exploitation du Petit moulin (près des actuels 66 et 68 rue du Pont aux chèvres) et d'un autre moulin "nouvellement construit", proche du premier. Au cadastre de 1836, le moulin Fillonneau est détenu par moitié par Baptiste et Pierre-Marc Fillonneau, meuniers, fils et successeurs de Louis Fillonneau. Pierre-Marc Fillonneau (1807-1868), marié à Marie Boiziot, prend ensuite seul la tête du moulin.

Outre le moulin, le plan cadastral de 1836 montre à cet endroit une petite ferme avec logis et dépendances alignés. Elle appartient alors à Rose, Jeanne et Véronique Turgné, filles et héritières de Louis Turgné et de Jeanne Mion. Elles partagent avec leur voisin et cousin, Jean Malécot (demeurant à l'actuel numéro 74), le passage commun qui longe leurs habitations, ainsi que la propriété et l'exploitation du Grand moulin qui se trouve alors au sud-ouest (actuellement au numéro 78). Les héritières Turgné cèdent une partie de la ferme en 1862 à leur cousin Jean Malécot, et l'autre partie à leur autre cousin, Pierre-Marc Fillonneau. Le cadastre indique que le logis est reconstruit en 1878 pour le fils et successeur de ce dernier, Louis Fillonneau (1834-1898), époux de Rose Pouzin. Meunier comme son père, il a aussi repris le moulin qu'il fait agrandir en 1883. Ce moulin sera, au début du 20e siècle, le dernier en activité parmi les trois que comptaient le quartier. Encore photographié vers 1910, il est démoli en 1915, selon le cadastre. Si le logis a été remanié à la fin du 20e siècle, il demeure, au milieu des dépendances, un ancien logement qui semble avoir été construit dans la première moitié ou au milieu du 19e siècle.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Cette ancienne ferme regroupe, alignés les uns par rapport aux autres, et du nord au sud, un logis (remanié), une grange-étable, un ancien logement (?), un hangar agricole et une remise. La grange-étable est reconnaissable à la forme et à la disposition de ses ouvertures : une porte centrale, de petites baies de chaque côté, avec linteau en arc segmentaire et encadrement en brique.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étagesrez-de-chaussée, étage en surcroît
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme de plan allongé
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/70. 1805, 3 juin (14 prairial an 13) : partage des biens de Marie Cibard épouse de Jacques Fort puis de Jean Turgné.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 303).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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