Logo ={0} - Retour à l'accueil

Moulin à farine, puis minoterie - le Moulin-de-la-Rongère, Villiers-Charlemagne

Dossier IA53000544 réalisé en 2001

Fiche

Parties constituantes non étudiéesmaison, four à pain, étable à vaches, étable à chevaux, lavoir, hangar agricole
Dénominationsmoulin à farine, minoterie
Aire d'étude et cantonMayenne - Grez-en-Bouère
Hydrographiesla Mayenne
AdresseCommune : Villiers-Charlemagne
Lieu-dit : le Moulin-de-la-Rongère
Cadastre : 1829 D 301 à 304, 464, 466, 467 ; 1984 D 270, 273, 274, 359, 360

Le moulin de la Rongère, sur la rive gauche de la Mayenne, est attesté en 1473. En 1829, il disposait de deux roues, faisant fonctionner deux paires de meules. Il a été reconstruit en 1877 sur le même emplacement contre la culée du nouveau barrage à écluse. La maison (parcelle D 360), qui peut remonter au XVIe ou à la première moitié du XVIIe siècle, l'écurie et l'étable (parcelles 273 et 274) ont par contre alors été conservés : ils figurent sur le cadastre ancien. En 1917, la force motrice du moulin, évaluée à 30 chevaux, assurait la production moyenne de 30 quintaux de blé par jour. Il était doté en 1936 de quatre broyeursà blé à cylindres, de six en 1947 auxquels s'ajoutaient deux paires de meules pour les céréales secondaires. Exploité au XXe siècle par Adrien Chaleil puis à partir de 1947 par Robert Chaleil qui le louaient au propriétaire du château de la Valette, il a cessé son activité en 1964. Le lieu a ensuite été partagé. Le hangar, au nord, a été transformé en résidence secondaire pour le nouveau propriétaire du bâtiment du moulin. Les autres bâtiments agricoles ont conservé leur fonction jusque dans les années 1970 avant d'être transformés en trois habitations. Le lavoir qui se trouvait à l'angle nord du carrefour des chemins n° 13 et n° 15 (ancienne cour de ferme) a été détruit.

Période(s)Principale : 16e siècle , (?)
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1877, daté par source

L'ancien moulin, connu par un plan et une élévation dressés juste avant sa destruction en 1877 présentait une forme de rectangle irrégulier et ne disposait que d'un rez-de-chaussée surmonté d'un comble assez élevé. Il a été remplacé par un bâtiment en maçonnerie de schiste enduite (à l'exception du soubassement, en grès), de plan carré, plus haut (un étage et un comble à surcroît), mais de dimensions assez modestes si on le compare aux autres moulins construits sur la Mayenne dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Chacun de ses côtés n'est ouvert que d'une travée de fenêtres à encadrements de brique et de pierre. Sur les façades sud-ouest et nord-est, la porte est reportée au nord-ouest de l'axe central que dessinent la fenêtre et la lucarne passante. La base des flancs nord-ouest (d'amont) et sud-est (d'aval) est entièrement baignée par l'eau de la rivière, ce qui permet l'alimentation directe de l'unique coursier. La roue verticale en-dessous, conservée, possède huit bras en bois, mais ses aubes ont pour la plupart disparu. Son axe métallique transmet la force motrice à un second axe horizontal qui lui-même est relié à un axe vertical, encadré par les colonnes et le bahut de plan circulaire de la poquerie. Les pignons qui devaient s'engrener sur la grande roue horizontale ont disparu de même que les paires de meules et les broyeurs à cylindres, situés au-dessus, auxquels ils transmettaient leur mouvement rotatif. Les machines qui se trouvaient aux étages ont toutes été supprimées. Les autres dépendances, à l'est du moulin, devaient apparaître, avant la partition entre quatre propriétaires, disposées autour d'une cour : la maison, à l'ouest, en rez-de-chaussée surélevé, rattrappe la déclivité du terrain grâce à un étage de soubassement. Son corps principal, perpendiculaire au cours de la rivière, est ancien, comme en témoignent la pente de son toit et deux petites fenêtres sur la façade principale au sud-est et sur le côté sud-ouest. La porte et l'escalier extérieur qui y accède ont été repris au XXe siècle. L'aile en retour au nord-ouest est une adjonction du XVIIIe ou du XIXe siècle. L'appentis au nord contenait un four à pain. Le second-oeuvre est en tuffeau, sauf l'encadrement d'une porte tardive percée sur le côté nord-est. La maçonnerie est en grès enduit comme celle des deux bâtiments placés au sud de l'ancienne cour. Défigurés par leur transformation en habitations, ceux-ci servaient, pour l'un situé le long du chemin n° 15 d'écurie, et pour l'autre d'étable à vaches et peut-être de porcherie. Une autre dépendance (grange? étable?), pas antérieure à la deuxième moitié du XIXe siècle, au nord-est, est également devenue une maison.

Mursschiste moellon enduit
grès moellon enduit
Toitardoise
Étagesétage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
Énergiesénergie hydraulique roue hydraulique verticale
Typologiesmoulin de rive
État de conservationétablissement industriel désaffecté, remanié
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Ravitaillement. Tableau des minoteries et moulins d'après l'importance de leur production, 1914, 1917.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : 6 M 629
  • Ravitaillement. Liste des moulins et minoteries du département, 1935.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : 6 M 630
  • Enquête préalable au contingentement de la production des moulins, 1936.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : 6 M 631
  • Reconstruction et règlement du moulin de la Rongère, à Villiers-Charlemagne, 1876-1879.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : S 453
  • Convention d'indemnisation de M. de Lusignan pour les dommages causés par l'exhaussement du barrage de la Rongère, 1877.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : S 498
  • Rôle général des anciennes contributions directes de Villiers-Charlemagne, 1940-1972.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : 1366 W 1422-1426
Documents figurés
  • Plans des 26 chaussées ou barrages situés dans la partie navigable de la rivière Mayenne / dessinés par L.-X. Deslandes de Lancelot. 1828. Album de 26 dess. : encre et aquarelle.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : S 466
  • Plan et élévation du moulin de la Rongère, à Villiers-Charlemagne, avant sa reconstruction / dessiné par J. Legras. 1877. 1 dess. : encre et aquarelle.

    Archives départementales de la Mayenne, Laval : S 498
  • [Le hangar du moulin de la Rongère, à Villiers-Charlemagne]. 1966. 1 photogr. pos.

    Collection particulière
Bibliographie
  • ANGOT, Alphonse-Victor (abbé), GAUGAIN, Ferdinand (abbé). Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne. Laval : A. Goupil, 4 vol., 1900-1910.

    t. 3, p. 451
Périodiques
  • A propos d'une balade le long de la Mayenne. Moulins de la Mayenne, bulletin de liaison de l'association des Amis des moulins de la Mayenne, n° 40, novembre 1999.

    p. 3-5
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Mayenne - Foisneau Nicolas
Foisneau Nicolas

Chercheur à l'Inventaire général, au service puis direction du Patrimoine du Conseil départemental de la Mayenne, de 2001 à 2020.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.