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Manoir de la Faverie

Dossier IA72001914 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéespont, douves, enceinte, pigeonnier, communs, grange, étable à vaches, étable à chevaux, puits
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonForêt de Bercé - Château-du-Loir
AdresseCommune : Beaumont-Pied-de-Bœuf
Lieu-dit : la Faverie
Cadastre : 1819 C2 335-336 ; 1982 C2 244

L'étude historique, archéologique et artistique a été intégralement réalisée en 2011 par Damien Castel, du cabinet de Fromentières, au Mans. La Faverie était un fief, qui dépendait de la seigneurie de Beaumont-Pied-de-Bœuf. La Faverie est citée comme métairie en 1407, dans un aveu de dénombrement fait par Brisegault Marteau (ou Martel) pour son hébergement de Beaumont. Au XVIe siècle, la Faverie appartient à une branche cadette de la famille Couette de la Couetterie (cf. dossier Château de la Couetterie). Ces Couette sont écuyers, seigneurs de la Faverie. Au début du XVIIe siècle, René Couette de la Couetterie est écuyer, seigneur du Fresne et de la Couetterie. Il meurt en 1726. L'un de ses fils, Jacques Couette, est écuyer, seigneur de la Faverie. Il meurt avant 1643. Au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, la seigneurie passe par alliance à la famille Ledoux, puis elle est vendue aux Lelong en 1763. Pierre Antoine Lelong (1711-1791), fils de Pierre Lelong, marchand à Mansigné, est avocat en Parlement exerçant à la sénéchaussée de Château-du-Loir. A la fin du XVIIIe siècle, le domaine comprend à Beaumont les métairies de la Faverie et de la Boussardière, les bordages de la Boisardière (disparu), de Couame (disparu), de la Guillonnière, de l'Edonnière (probablement la Hodonnière) et le moulin d'Huizé. En 1819, il compte Couame, la Guillonnière, la Sionnerie, la Boisardière, la Hodonnière, la Boussardière, les Hurlières, la Maison Rouge, le moulin à foulon, la Croix Fayet. La Faverie est vendue par les descendants Lelong en 1910. A l'époque, quatre fermes sont exploitées : la Faverie, la Sionnerie et la Guillonnière à Beaumont-Pied-de-Boeuf, la Hutterie à Luceau. Le manoir est habité comme une ferme, ainsi que le révèlent les cartes postales anciennes. Le logis de la Faverie réunit plusieurs bâtiments issus de campagnes de construction étendues sur plus de deux siècles. Une première résidence seigneuriale de plan rectangulaire, en rez-de-chaussée, est bâtie dans la seconde moitié du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. Entre la fin du XVIe siècle (vers 1580) et le début du XVIIe siècle, un gros pavillon et un petit pavillon logeant un escalier en vis sont adossés à ce corps principal, puis une aile nord-ouest ferme en partie le tout, et deux pavillons d'angle viennent cantonner la façade sud. Le comble est percé de lucarnes ornées de motifs de la Seconde Renaissance française. Les dépendances, les murs et les douves font partie de ces décennies de construction. Ce partie est à rapprocher d'un dessin de Jacques Ier Androuet du Cerceau (vers 1520-1586), publié sous le titre Vue à vol d´oiseau et plan d´un logis seigneurial, dans le Recueil de Lyon, conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon. Autour de 1700, l'aile nord-est referme l'ensemble au nord. Après 1765, la distribution du corps principal est retravaillée et les ouvertures au sud sont modifiées et agrandies. A la fin du XIXe siècle, le long bâtiment en L des communs qui a longtemps été couvert de bardeaux est surélevé. La fuie est réaménagée durant la première moitié de XXe siècle pour servir de pièce à feu pour les domestiques au rez-de-chaussée et de logement à l'étage (où sont les trous de boulins).

Période(s)Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Principale : limite 17e siècle 18e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle

La Faverie est un ensemble seigneurial isolé, avec logis, communs, bâtiments agricoles, fuie, puits et jardin potager, sur une plate-forme non surélevée entourée de douves en eau et en partie d'un mur à contreforts intérieurs. On y accède par un pont de pierre à deux arches au sud (cour d'honneur) et au nord (cour des communs). Le logis et les communs sont construits en moellons de calcaire, voire de silex ou de grès, enduits à chaux et à sable. Les chaînages sont en pierre de taille calcaire, sauf exception (silex pour l'aile nord-est). Les toits, à longs pans, croupes ou en pavillon, sont couverts d'ardoise, mais ceux des communs et parties agricoles étaient autrefois couverts de bardeaux de chêne. La toiture du logis court sur une corniche en talon, en pierre de taille calcaire. Le logis seigneurial résulte de l'adjonction de huit bâtiments construits à différentes époques : un corps de logis principal cantonné de deux pavillons d'angle en façade antérieure (sud), auquel ont été adossés un petit pavillon d'escalier à l'est et un gros pavillon carré au centre, pavillons encadrés par deux ailes raccordées par une troisième construction centrale, et qui ferment le tout au nord, au-devant des douves. Le corps de logis principal, de plan rectangulaire, est en rez-de-chaussée, avec un étage de comble couvert par un toit à longs pans dont les pignons de pierre sont restés à découvert. Les lucarnes du comble, de largeur différente, sont encadrées de pilastres d'ordre ionique et surmontées d'un fronton triangulaire. Les pavillons d'angle, à un étage carré, couverts d'un toit en pavillon, sont de plan différent. Le pavillon sud-ouest, de plan carré, est bastionné en rez-de-chaussée. Le pavillon sud-est est de plan rectangulaire. Le gros pavillon central, à un étage carré, est desservi par l'escalier en vis du pavillon qui le jouxte. Les ailes nord sont en rez-de-chaussée et leur comble est desservi par un escalier situé dans le bâti central. Ce bâti qui rejoint les deux ailes soulève toujours une interrogation du fait de son aspect extérieur très irrégulier. Les bâtiments du logis seigneurial ainsi que les communs sont percés de nombreuses bouches-à-feu qui n'ont jamais eu, de même que le bastion du pavillon sud-ouest, qu'une fonction purement symbolique. Les communs et bâtiments agricoles en L sont construits à l'ouest du logis, le long des douves. Ils incluent une grange, des étables à vaches et à chevaux, et une fuie de plan carré. Le puits est dans la cour. Le jardin potager s'étendait à l'est du logis, au-delà du mur à contreforts intérieurs.

Murscalcaire
silex
grès
enduit
moellon
pierre de taille
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble, rez-de-chaussée
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe
pignon découvert
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier en vis en charpente
escalier dans-œuvre : escalier tournant en charpente
État de conservationbon état, restauré
Techniquessculpture
Représentationsordre dorique
Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsinscrit MH, 1926/01/06

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 18 J 490. Fonds Paul Cordonnier : Beaumont-Pied-de-Bœuf.

  • Bibliothèque municipale de Lyon ; Ms 6246, Ly 47, f° 38 r. Vue à vol d'oiseau et plan d'un logis seigneurial.

Documents figurés
  • Beaumont-Pied-de-Bœuf : église (2 vues), mars 1922. Logis la Faverie (1 vue), 1945. Menhir de la Pointe (3 vues), juillet 1952. (Archives départementales de la Sarthe ; 18 J 809).

Bibliographie
  • CASTEL, Damien. La Faverie à Beaumont-Pied-de-Bœuf (Sarthe), étude historique, archéologique et artistique. Le Mans : Cabinet de Fromentières Histoire des demeures, 2011. 2 tomes. Document à usage privé.

  • CHAUDUN, Nicolas, DURAND, Jean-Louis, GALARD, Gilles de. Répertoire des manoirs de la Sarthe (XVe-XVIe s.). Paris : éd. Nicolas Chaudun, 2013.

    p. 74
  • DESWARTE-ROSA, Sylvie, REGNIER-ROUX, Daniel. Le Recueil de Lyon Jacques Ier Androuet du Cerceau et son entourage, Presses Universitaires de Saint-Etienne, 2010.

  • SIROT, Elisabeth. Noble et forte maison L'habitat seigneurial dans les campagnes, du milieu du XIIe au début du XVIe siècle, Paris : Picard, 2007.

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Syndicat de Pays de la Vallée du Loir - Aquilon Stéphanie
Aquilon Stéphanie

Chargée de mission Inventaire du Patrimoine PETR Pays Vallée du Loir


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