Dossier d’œuvre architecture IA44003605 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Manoir de Kersalio
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  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Guérande - Guérande
  • Commune Guérande
  • Lieu-dit Kersalio
  • Cadastre 1820 T2 2187, 2188 ; 1962 T2 589  ; 2000 AS 99
  • Dénominations
    manoir
  • Parties constituantes non étudiées
    ferme, mur de clôture, jardin d'agrément, pigeonnier, portail, fournil, toit à porcs, puits, chapelle

L'absence de sources précises sur la seigneurie de Kersalio avant le XVIIe siècle empêche d'appréhender avec certitude l'époque de construction du manoir. Les sources écrites attestent néanmoins d'une seigneurie à Kersalio dès le milieu du XIIIe siècle. Elle appartient dès cette date à la famille Le Guennec. En 1350, Pierre Le Guennec, seigneur de Kersalio est présent dans l'acte de fondation de la confrérie de Saint-Nicolas de Guérande. Jehan Le Guennec, seigneur de Kersalio, de la Trionnais et du Bignon, marié à Jehanne de Goazmoal, réside visiblement à Kersalio au début du XVe siècle. Il figure comme chambellan et écuyer du duc de Bretagne en 1420. La famille Le Guennec possède le manoir jusqu'au début du XVIIe siècle, date à laquelle Guillaume Le Guennec le vend à Nicolas Leroy. Peu après 1653, Kersalio passe par succession à la famille Foucquer dont Pierre obtient la charge de procureur du siège royal de Guérande en 1707. Cette famille reste propriétaire du lieu jusqu'à la Révolution. Au XIXe siècle, le bâtiment est déclassé en exploitation agricole.

Le corps de logis, proprement dit, date vraisemblablement de la première moitié du XVe siècle. À la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, des travaux sont exécutés sur la cour close. Un portail, surmonté d'un colombier auquel on accède par une galerie de transport depuis une porte percée à l'étage du manoir est construit. Au XVIIIe siècle, les aménagements intérieurs du logis sont modernisés (refends, cloisonnement, latrines). Au XIXe siècle ou au XXe siècle, la façade sud et ses fenêtres sont remaniées. La porte originelle nord est condamnée. En 1926, le portail de la cour est démonté. D'après un prisage de 1650, le manoir possédait également un jardin au derrière avec un bois de haute futaye, un moulin à vent (voir dossier), une métairie couverte de roz et de bourre consistant en une salle basse et taiterye au bout de longueur 56 pieds de coin en coin 20 pieds de laize francs et 8 pieds sous la couverture, un étang. Une chapelle est attestée à Kersalio dans un aveu de 1718.

  • Remplois
    • Partie déplacée à Commune : 44,Turballe (La)
  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 15e siècle
    • Principale : 16e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 20e siècle

Le manoir, de plan en L, se composait au rez-de-chaussée d'une salle basse, aisément identifiable par ses proportions de 14,10 m de long sur 5,40 m de large. Elle était chauffée par une cheminée monumentale, incorporée au mur pignon sud, dont la hotte était portée par des consoles en quart-de-rond chanfreiné. Une étagère murale, à gauche de cette dernière, et deux crédences (?), en complétaient l'équipement. L'accès à la salle se faisait, peut-être à l'origine, directement depuis le sud. Le remaniement de cette façade, dans le courant du XIXe siècle en empêche toutefois la bonne lecture. Un autre accès existait depuis la tour d'escalier, située dans l'angle nord-est.

La salle ouvrait à l'est sur une pièce de 7 m de long sur 5,40 m de large qui pourrait avoir fait office de cuisine, bien qu'il ne reste actuellement plus de trace de la cheminée située très vraisemblablement sur le mur pignon ouest. Cette pièce possédait une entrée indépendante au nord et surmontait un niveau de cave, aéré de soupiraux, dont l'accès se faisait par un escalier droit, depuis la cour.

L'aile en retour, au nord de la salle basse, desservie uniquement par la tour d'escalier, abritait également une pièce ancillaire (cellier ?) de 9,30 m de long sur 5,70 m de large, éclairé de deux jours dont l'un était couvert d'un linteau trilobé.

L'étage, dont les pièces se superposaient strictement avec celles du rez-de-chaussée, se composait d'une salle haute, peut-être à l'origine sous charpente, située au-dessus de la salle basse et de deux chambres, sur la cuisine et le cellier. La salle haute était chauffée par une cheminée, superposée à celle de la salle basse, dont la hotte reposait sur deux piédroits surmontés de consoles au profil en escalier, à angle vif. À gauche de cette dernière prenait place une étagère murale. Ce niveau était desservi par une tour d'escalier circulaire, de 3,95 m de diamètre à l'extérieur, abritant une vis en granite. En haut de la cage d'escalier, une petite vis secondaire débouchait sans doute sur une « pièce haute ».

Le corps de logis ouvrait au sud sur une cour ceinte d'un mur de clôture accueillant plusieurs bâtiments signalés dans un prisage de 1650 : pressoir, décharge, fournil, toit à porcs.

  • Murs
    • granite
    • moellon sans chaîne en pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan régulier en L
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit polygonal
    • appentis
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier hors-œuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
  • État de conservation
    mauvais état, envahi par la végétation
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • armoiries
  • Statut de la propriété
    propriété du département