Dossier d’œuvre architecture IA72000480 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Manoir de Champmarin
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  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lude (Le) - Mayet
  • Commune Aubigné-Racan
  • Lieu-dit Champmarin
  • Cadastre 1813 B2 758 à 761  ; 1850 Gu 41 à 47  ; 1972 Gu 118 à 122
  • Dénominations
    manoir
  • Parties constituantes non étudiées
    chapelle, abri troglodytique, grange, étable, souterrain refuge

On sait peu de choses sur ce manoir. Le lieu de Champmarin est possédé par une famille de Champmarin au XIe siècle. Au XVe siècle, Christophe de Vendômois en fait aveu. Champmarin était alors protégé par deux tours (la base d'une seule est encore visible). En 1514, il appartient à Christophe-Joseph de Vendômois, puis il passe à Mathurin de Vendômois, époux de sa cousine Marguerite de Vendômois. Veuve, elle épouse en seconde noce Louis de Bueil, seigneur de la Roche-au-Majeur à Saint-Paterne en Indre-et-Loire. Le 5 février 1589, Marguerite donne naissance à un fils Honorat de Bueil (le futur poète Racan) qui est baptisé dans la chapelle de Champmarin deux jours plus tard par Guillaume Bageaud, curé d'Aubigné. Blotti contre la colline, le plan de ce logis est inhabituel. Une vaste chapelle montant sur deux niveaux est aujourd'hui en ruine. Elle date de la Première renaissance comme le logis distribué par un escalier tournant à 4 volées inégales. Le logis conservé possède une travée de fenêtres à meneaux flanquées de pilastres de la Première Renaissance ornés de cornes d'abondance, et une autre travée de baies sans décor qui paraît être une reprise postérieure dans la façade au tout début du XVIIe siècle (à la place d'une travée de demie baies ?). Un corps de logis neuf fut construit au début du XXe siècle avec des éléments de sculpture de la Première renaissance provenant d'une maison de Sarcé. Cette aile neuve est accrochée sur les vestiges d'une arcature qui pourrait dater du XIVe ou XVe siècle. Près de la chapelle, un petit souterrain-refuge fut découvert en 1933, et aménagé en crypte par le dépôt d'un sarcophage. En 1603, Champmarin est habité par Jacqueline de Vendômois, la sœur de Racan, qui épouse Louis de Perriers. Ce dernier vend Champmarin en 1647. Champmarin passe alors à Charles Perrot, puis vers 1680 à Jacques-Honoré de Barentin et, en 1707 à Charles Barentin intendant de la généralité d'Orléans ; puis à Louis-François Gauthier, marquis de Chevreville dont la fille épousa Charles O'Brien, lord-comte de Thomond. En 1789, par mariage, Champmarin passe à Antoine-César de Choiseul-Praslin résidant au château de Mangé à Verneil-le-Chétif. Dans la première moitié du XIXe siècle, Champmarin passe à Marc de Beauveau, avant d'être vendu au professeur Louis Arnould en 1903. À partir de cette date, une restauration complète de l'édifice fut entreprise. Puis, peut-être, entre les Deux guerres, le logis fut agrandi d'une petite aile en retour d'équerre et ornée d'éléments d'architecture provenant d'une maison de la Première renaissance démontée dans le village de Sarcé.

  • Remplois
    • Remploi provenant de Commune : Sarcé
  • Période(s)
    • Principale : 15e siècle
    • Principale : 1er quart 16e siècle
    • Principale : limite 16e siècle 17e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle

Seul, le logis de la Première renaissance composé de deux salles à cheminée par niveau, semble parvenu jusqu'à nous. Les vestiges plus anciens (tours, salle voutée et constructions adjacente...) ont presque complètement disparu. La nouvelle aile postérieure est constituée d'éléments provenant d'une maison du bourg voisin de Sarcé. Les bâtiments d'habitation sont couverts en ardoise, la grange hors les murs, est couverte de tuiles plates. Les dépendances agricoles qui s'appuyaient au coteau ont disparu depuis un siècle.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise, tuile plate
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
  • État de conservation
    bon état, restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Protections
    inscrit MH, 1978/12/29