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Maisons, 32 ter, 33, 34 quai Albert-Chassagne, Paimbœuf

Dossier IA44004552 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 32 ter, 33, 34 quai
Albert-Chassagne
Cadastre : 1810 254 ; 1999 A 3ème feuille 562 à 566

Cet ensemble de maisons élevées de part et d'autre d'une allée conduisant à un jardin et à un puits à l'origine commun, s'est constitué autour de la maison construite par l'entrepreneur, Jean Moreau en 1775 pour la femme d'un maître d'équipage au long cours, Jeanne Bourgoin, l'ensemble nommé la cour Bourgouin. Située à l'est de l'allée, la plus élevée au milieu de la séquence (n° 33), elle répond au marché passé en février 1775 : une maison couverte en appentis d'un peu plus de 16 mètres de long pour une profondeur d'un peu moins de 4 mètres et une hauteur de 6,50 mètres. La maison est composée, en 1776, de deux pièces au rez-de-chaussée (dites des parembas) séparées par le corps de l'escalier, de deux pièces au premier étage et de deux greniers, le tout couvert en tuile. Le terrain a été arrenté par la duchesse de Lesdiguières, le 23 février 1671. La famille Bourgoin a acquis la première maison datant vraisemblablement de la première campagne de construction, du marquis de Bruc, le bien étant en déshérence. Si l'on retient pour la fin du XVIIIe siècle, la description contenue dans le registre de la contribution foncière (1791), une surélévation de la maison située à l'est de l'entrée de l'allée a eu lieu au XIXe siècle ainsi qu'une reconstruction de la maison n° 34 sur le nouvel alignement.

Période(s)Principale : 2e moitié 18e siècle
Mursmoellon
Toittuile mécanique
Plansplan rectangulaire régulier
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesappentis
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant en charpente
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • AD Loire-Atlantique. 4 E 51/24 : Etude de Me Frèrejouan. Marché fait entre Jean Moreau, maçon et delle Jeanne Bourgoin, épouse du sr. Guillaume Martin

    L'an mil sept cent soixante quinze, le vingt février devant nous notaires soussignés du marquisat de la Guerche à Paimboeuf avec soumission () ont comparu demoiselle Jeanne Bourgoin épouse du sieur Guillaume Martin, marin, absent en voyage de long cours, demeurant à Paimboeuf paroisse de Saint-Louis, d'une part, et jean Moreau maçon entrepreneur de maison demeurant au dit Paimboeuf même paroisse de Saint-Louis d'autre part ; entre lesquelles parties a été fait le marché qui suit ; savoir que le dit Moreau s'oblige de bâtir sur un emplacement situé au haut Paimboeuf appartenant a la dite demoiselle Martin. Et dans l'endroit qu'elle lui indiquera, une maison de cinquante pieds (16,2m) de long de coin en coin de dehors en dehors sur la largeur que l'emplacement pourra porter et de la hauteur de vingt pieds (6,48m) pour le mur de devant à compter du rez-de-chaussée sans comprendre les fondements et, pour le mur de derrière, de la hauteur convenable pour procurer l´égout ; de tirer la pierre pour ladite bâtisse dans les endroits qu'indiquera ladite delle Martin ; d'éliger autant de cheminée portes et croisées que le jugera à propos ladite Martin et dans les endroits qu'elle désignera ; de faire les foyers, carreler les deux chambres hautes qui seront faites, couvrir ladite bâtisse en tuile après que ladite Martin aura fait placer la charpente et de bâtir et paver le devant et l'enduire de chaux et sable tant en dehors qu'en dedans de fournir six journées d'homme pour aider à combler la carrière qui sera ouverte pour le tirage de la pierre ; au moyen de quoi la dite delle Martin s´oblige de sa part de fournir et rendre à pied de mur tous les matériaux nécessaires pour ladite bâtisse, c'est-à-dire la pierre, brique, carreaux, tuile, tufaux, chaux, sable, terre et généralement tous les matériaux qui entrent dans ladite bâtisse, même l´échafaudage qu'il faudra, Moreau n'étant tenu qu'à l'œuvre de main, pour la maçonne et couverture seulement, sans être assujetti à la charpente, menuiserie, serrurerie ou autrement.

    Au surplus a été le présent marché fait et accordé entre parties pour et moyennant la somme de six cents livres, que ladite demoiselle Martin s'oblige de payer audit Moreau savoir deux cents livres en commençant l'ouvrage , deux cents livres à la moitié, et les autres deux cents livres à la perfection de l'ouvrage ; de lui fournir en outre une barrique de vin et de lui donner six livres de denier à Dieu à sa volonté ; a l'accomplissement de tout quoi les parties s´obligent chacune () sur tout et chacun de leur biens meubles ou immeubles présents et futurs pour à défaut y être contraints ().

Références documentaires

Documents d'archives
  • Rolle rentier de Mesdemoiselles Grou pour les rentes qui leur sont dues sur les maisons de Paimboeuf mentionnant, dans la marge, l'origine de propriété. Arrentement par la duchesse de lesdiguières, le 23 février 1671, à judith Quedanne, veuve de Pierre Galliot, d'une demi boisselée (779,35 m2) de terre entre la propriété de Claude Babaud, à l'ouest et une maison et un jardin lui appartenant à l'est. [1772]

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 1 E 757
  • Etude de Me Frèrejouan. Marché de construction passé entre Jeanne Bourgoin, épouse de Guillaume Martin (marin au long cours, maître d'équipage) et Jean Moreau (entrepreneur). 20 février 1775.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 51/24
  • Etude de Me Trastour. Prise de possession par Philippe Noël François, marchand, d'une maison nouvellement bâtie ; acquisition par contrat judiciaire des créanciers de Jeanne Bourgoin, épouse de Guillaume Martin et mère de l'acquéreur. 16 novembre 1776

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 90/29
  • Etude de Me Baullin. Contrat de vente par Julien Chauvin, boucher, à la veuve François, d'une maison consistant dans un parembas donnant sur la rue, une chambre et un cellier derrière, le tout couvert en tuile bornée à l'est le sieur et la demoiselle Bourgogne et la veuve François, au sud et à l'ouest à Monsieur de la Villeboisnet, l'allée étant commune depuis la rue jusqu'au jardin et terrain où se trouve le puits partagé. 1 novembre 1781

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 1/5
  • Etude de Me Frèrejouan. Achat par jean Bourgouin, charpentier de navire, de deux pièces appartenant à sa sœur entre sa propre maison et la maison de Jacques Bourgouin, bornées à l'ouest par la maison ouvrant sur la rue acquise en 1781 par la veuve François. 31 août 1782

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 51/29
  • Etude de Me Aubinais. Acquisition pour 1072 livres par François Bouller, charpentier de navire, d'une pièce sous charpente couverte en tuile de 18 pieds de profondeur (nord-sud) sur 14 pieds (est-ouest), une cheminée à l'est, une porte et une fenêtre à l'ouest, de jacques Bourgoin, cordonnier. La pièce est située à l'est de l'allée, entre une pièce au nord propriété de la famille Bourgoin et au sud la maison appartenant à la veuve François et autres. 20 octobre 1786

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 91/12
  • Registre de la contribution foncière. Section du Haut-paimboeuf. Art. 33 à 36 : à l'est de l'allée, une maison de quatre pièces alignées dont une seule ouvrant sur la rue (Jean et Jacques Bourgouin), une maison d'une pièce et d'un étage (François Boulai), la maison construite en 1775 avec une dépendance au sud (Aubert) ; à l'ouest de l'allée, deux pièces alignées dont une ouvrant sur la rue (Dardignac). 19 mai 1791

    Archives communales, Paimbœuf
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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