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Maisons, 11, 13 rue Saint-Gilles ; 10 rue de la Vierge, Paimbœuf

Dossier IA44004686 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 11, 13 rue, Saint-Gilles , 10 rue de la
Vierge
Cadastre : 1810 132 ; 1999 A 2ème feuille 499 ; 1338

La réunion de deux maisons distinctes, 11 et 13 rue Saint-Gilles, derrière une façade commune est récente. La maison (n° 11), d'une travée, élevée sur la moitié orientale du terrain arrenté en 1705 par la duchesse de Lesdiguières à un journalier, Gilles Barreau, a été construite après 1764, date du marché passé entre les héritiers de la famille du constructeur de navire Marc Daviaud et des artisans et entrepreneurs locaux. L'aveu rendu au marquis de Bruc en 1778, fait alors état de deux maisons, l'une au nord de la rue Saint-Gilles et l'autre au sud, correspondant à la pièce en rez-de-chaussée située à l'est du couloir traversant l'ensemble des maisons basses actuellement adressées, 10 rue de la Vierge.

Période(s)Principale : 1ère moitié 18e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Dates1764, daté par source

La maison n° 11 rue Saint-Gilles contrainte par une largeur de façade réduite (à peine cinq mètres) se compose d'un premier corps de bâtiment d'un étage carré, d'un comble à surcroît, d'une travée sur la rue et d'un second corps en appentis d'un étage articulé par un escalier en charpente accessible de la cour.

Mursgneiss
granite
tuffeau
moellon
Toittuile mécanique
Plansplan régulier en L
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • AD Loire-Atlantique. 4 E 1/4 : Etude de Me Baullin. Marché de construction de la maison Daviaud. 23 juillet 1764.

    L'an mille sept cent soixante quatre, le vingt trois du mois de juillet après midi devant les notaires soussignés de la juridiction du marquisat de la Guerche à Paimboeuf () ont comparu en personnes Pierre Sauvaget, Jullien Grasset, Jean Moreau et Jacques Gilezo, tous maçons et entrepreneurs demeurant séparement a Paimboeuf, paroisse de Saint-Louis d´une part et demoiselle Catherine Daviaud, veuve de feu sieur Marc Daviaud, vivant constructeur de navire demeurant au dit Paimboeuf même paroisse d´autre part, entre lesquels s´est fait le marché qui suit aux conditions ci-après savoir lesdits Sauvaget et consorts se sont () solidairement obligés, l´un d´eux seul pour le tout, de bâtir une maison dans un emplacement appartenant a ladite demoiselle Daviaud situé rue Saint-Gilles au dit Paimboeuf entre les demeures du nommé Moureau ou enfants et un magasin et jardin appartenants aux héritiers du sieur Despouges Delage laquelle maison sera bâtie comme porte la largeur dudit terrain de la même manière qu´est construite celle ou demeure les sieurs et demoiselle Aubinais c´est a dire quelle contiendra trois chambres basses une escalier entre deux, deux chambres hautes et deux greniers lesquels auront trois pieds et demi pieds de hauteur aux égouts.

    Le dit appartement aura autant d´ouvertures et portes et fenêtres que la maison dénommée ci dessus lesquelles seront construites telles que celles d´icelle maison c´est a dire en tuffeau fors qu´à chaque porte des en bas il y aura deux assises en grison de chaque côté. Les dites fenêtres en parpings bâties ou posées en chaux et sable et le surplus de la maçonne(rie) en mortier bâtard fourniront les mêmes entrepreneurs tous les matériaux pour icelle batisse c´est à dire pierre terre chaux sable grison et tufeau dans les dits appartements et fourniront les briques nécessaires après ladite batisse faite et parachevée le couvriront en tuiles quils fourniront faisant servir ce qu´il y en a sur les lieux, carreleront les chambres basses et fourniront les carreaux de bloc de chaux pour les placer oteront les délivres des dits appartements et paveront l´allée ainsi que l´entre deux du degré en pierre ordinaire et racommoderont le pavé s´il est défait au devant des appartements de derrière feront un touc qui passera l´allée qui sera construit de deux briques de chant et une de plat les dittes fenestres et ouvertures seront faites dans les endroits et au goût quil plaira

    la demoiselle Daviaud leur indique c´est a dire qu´il est entendu que les dits entrepreneurs fourniront tout ce qui est nécessaire pour la construction a la dite maison concernant la maçonne(rie) couverture en tuiles, carrelage, pavage et généralement tout ce qui est de leur métier y comprenant le hérissonnement de tout en dehors de l´enduit en dedans sans quil soit entendu qu´ils fournissent aucune charpente ny serrure se serviront des matériaux et vieux démolissement pour échaffauder et s´obligent de rendre l´appartement du devant renable au plus tard à la Toussaint prochaine et le restant à Noël convenu entre eux et soblige ladite demoiselle Daviaud de leur payer quinze livres par toise plein et vuide sans que les rondelles (?) de cheminées en fasse partie et leur comptera ou payera en leur acquet la somme de six cents livres à valoir à laquelle leur devra a la perfection de l´ouvrage auquel temps ladite demoiselle Daviaud les finira payer a la dite raison de quinze livres la toise le tout ainsi voulu et consenti à Paimboeuf ou les parties se sont tous et chacun obligés en ce que le fait le touche sur l´obligation de tous et chacun leurs biens presents et futurs au raport de Baullin notaire son collègue present sous les seings de ladite demoiselle Daviaud pour son respect celuy de m° Hyacinthe Hycée (?) pour Sauvaget celui de Jacques Charles Trastour pour Grasset celui de Estienne Arnaud

Références documentaires

Documents d'archives
  • Etude de Me Baullin. Marché de construction de la maison Daviaud. 23 juillet 1764.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 1/4
  • Etude de Me Trastour. Aveu rendu au marquis de Bruc par (Pierre) Daviaud, constructeur de navires, sur quatre articles dont le dernier concerne le n° 11 rue Saint-Gilles : un terrain de 15 pieds de largeur, sur lequel ont été bâties deux maisons, l'une d'un étage carré sur la rue Saint-Gilles et la seconde en rez-de-chaussée sur la rue Saint-François (actuelle rue de la Vierge). Marc Daviaud avait acquis en 1741 et 1748 la moitié orientale du terrain arrenté à l'origine le 25 mars 1705 par la duchesse de Lesdiguières. 5 janvier 1778.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 90/29
  • Etude de Me Trastour. Attournance rendue à Michelle Grou par Pierre Daviaud, héritier de Catherine Daviaud (veuve de Marc Daviaud) sur un terrain de 15 pieds de largeur (4,86 m.) sur lequel sont construits plusieurs logements, jardin, l'ensemble du terrain ayant été arrenté le 25 mars 1705 par la duchesse de Lesdiguières. 7 mars 1782.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 90/42
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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