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Maison et magasin de commerce, 52 rue Robert-d'Arbrissel, Fontevraud-l'Abbaye

Dossier IA49010677 réalisé en 2010

Fiche

Cette maison témoigne, par son plan, de la succession des réseaux viaires majeurs de ce secteur du bourg. Elle offre également un bon exemple des aménagements intérieurs d'un bâti associant espaces habités et locaux commerciaux. D'une construction de qualité, elle est enfin l'une des maisons les plus décorées de la seconde moitié du XIXe siècle à Fontevraud-l'Abbaye.

Dénominationsmaison, magasin de commerce
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Fontevraud-l'Abbaye
Adresse : 52 rue
Robert-d'Arbrissel
Cadastre : 1813 D3 1067 ; 2009 D 850

Cette maison est construite sur un emplacement très anciennement bâti au sein de ce qui formait, dès le Moyen Âge, l'écart du carrefour des Ormeaux, secteur aujourd'hui intégré au centre-bourg. Le pan coupé, à l'angle des rues J.-P. Louprou et Robert d'Arbrissel perpétue un alignement qui correspondait à l'axe de l'ancienne route de Saumur (actuelle impasse de Beaulieu). Par rapport à cet emplacement originel, le "véritable" pan coupé que cette ancienne parcelle a subi est en fait celui qui est aligné sur l'actuelle rue Robert d'Arbrissel, voie dont le tracé en cet endroit, au milieu du XIXe siècle, était plus au sud de plusieurs dizaines de centimètres.

En 1868 (date retenue par l'administration fiscale), Prosper Mainguin fait démolir partiellement la maison qui préexistait sur cette parcelle et qu'il avait acquise quelques années auparavant, pour y ériger cette maison. Dans un premier temps, elle ne compte que le rez-de-chaussée, conçu pour accueillir une boutique, et l'étage carré, réservé à l'habitation. En 1879 (date retenue par l'administration fiscale), il modifie à nouveau le bâtiment, ce qui doit correspondre aux transformations du grenier en un ample étage de comble à surcroît à usage d'espace de stockage, qui prend le jour par quatre lucarnes.

Par la suite, cette maison fut agrandie en partie postérieure par l'annexion, avec percements des murs mitoyens, d'une demeure voisine, du XVIIIe siècle, au nord-est, dont le toit fut alors remanié en appentis pour prolonger celui de la maison principale.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1868, daté par travaux historiques
1879, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La maison est construite en moyen appareil de tuffeau. Elle a un plan oblong, rectangulaire à un pan coupé. Maison d'angle insérée dans le bâti mitoyen, ses façades sur rue seules prennent le jour, par quatre travées sur la rue J.-P. Louprou, une travée d'angle et une travée sur la rue d'Arbrissel, ces deux dernières étant traitées en continuité.

Le rez-de-chaussée présente un bossage continu en table, enduit ; les chaînes d'angle et les encadrements des baies sont appareillés et en léger ressaut. Les plates-bandes des baies ont une agrafe à volute.

Une fine corniche couronne le rez-de-chaussée et supporte, aux angles de l'étage, des pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens qui soutiennent un entablement à architrave à fasces, frise et corniche à denticules et modillons. L'encadrement des baies de l'étage est mouluré et surmonté d'un dessus de fenêtre partitionné et coiffé d'une corniche. Entre ces baies, des moulurations creusées forment des tables octogonales qui animent le mur.

Le toit, à longs pans et croupes, compte quatre imposantes lucarnes à fronton-pignon, avec encadrements moulurés et agrafes. Les frontons, cintrés et surbaissés, étaient coiffés de deux volutes affrontées portant amortissements (aujourd'hui disparus).

L'accès depuis la rue se fait par trois portes, dont celle de gauche est à deux vantaux et ouvre sur ce qui devait être un espace de livraison. Les châssis de tympan fixe des deux portes de la rue J.-P. Louprou conservent des petits-bois d'origine, qui dessinent des motifs géométriques. La fenêtre du rez-de-chaussée, sur la rue d'Arbrisselle, a été remaniée.

La travée centrale abrite un escalier (tournant, à retour avec jour, en charpente) qui assure la distribution verticale entre le rez-de-chaussée (boutique et pièce de vie), l'étage (chambres) et le comble ; en vis-à-vis de la rampe d'appui, le mur de la cage d'escalier est orné de peintures figurant des flèches.

Un sous-sol étroit s'étire le long du bâtiment. On y accède par des degrés pratiqués sous l'escalier principal, ainsi que par une volée qui descend à partir de l'espace de livraison. On pouvait ainsi décharger les stocks depuis un véhicule, les entreposer directement dans la cave, puis y accéder aisément par l'arrière-boutique.

C'est peut-être le faible volume de ce sous-sol très réduit qui rendit nécessaire, dans une seconde campagne de construction, l'aménagement du comble en entrepôt, vaste plateau à très haut surcroît, éclairé par ses lucarnes. Un monte-charge, dont il ne reste que la gaine, derrière l'escalier, permettait alors le transfert direct des marchandises, sans niveau intermédiaire, entre le rez-de-chaussée (livraison, commercialisation) et le comble (stockage).

Mursbossage
enduit
moyen appareil
Toitardoise
Étagessous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente

Autres organes de circulationsmonte-charge
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 146 / 2. Cadastre. Augmentations-diminutions (parcelle D 1067, années fiscales 1869, 1871 et 1882).

    AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 146 / 3. Cadastre. Matrices : page 604.

    AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 146 / 5. Cadastre. Matrices : page 1203.

    AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 146 / 8. Cadastre. Matrices : case 254.

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