Logo ={0} - Retour à l'accueil

Maison de maître

Dossier IA72001546 inclus dans Village de Rouperroux-le-Coquet réalisé en 2012

Fiche

Genrede maître
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesmaison, logement, écurie, remise, fenil
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
HydrographiesRuisseau de l'Etang Neuf
AdresseCommune : Rouperroux-le-Coquet
Adresse : 37 rue
Principale
Cadastre : 1835 B 59-63 ; PCI 010 B 107-110, ZH 10

Selon le plan de 1747-1748, un bâtiment avec jardin derrière existe sur le côté est de la route, jouxtant le pont marquant l'entrée du village. En 1807-1808, il est fait mention des deux maisons attenantes et deux chambres dessus avec deux greniers, une cave et un beau jardin que René Carré, marchand, vient de faire bâtir depuis peu sur le bord de la grande route. Le même est alors empêché par la préfecture de faire construire à la suite de la maison une écurie qui avancerait encore davantage sur la route. Vers 1835, le fonds est composé de trois maisons avec jardins derrière, cadastrées du nord au sud sous les noms de Le Pont, La Maison Neuve et La Planche. Les deux premières sont hors des alignements définis pour la traverse de la route suivant la façade de La Planche. Les trois maisons sont construites en moellons, La Maison Neuve possède un étage et neuf portes et fenêtres, les maisons de La planche et du Pont sont dites en mauvais état. La maison du Pont est reconstruite sur l'alignement vers 1854-1856, et le surplus de terrain cédé à la voie publique. La construction d'une maison est déclarée dans le même temps pour La Maison Neuve, des remaniements semblent être menés à La Planche et La Maison Neuve vers 1860. Selon un plan partiel de 1877, La Planche et une partie de La Maison Neuve sont distribuées, du Sud au Nord, en toit à porc, puis deux maisons, cellier, écurie, grange et une autre écurie. Un pavillon est ajouté à La Maison Neuve en 1887, une remise mentionnée en 1888. Synthèse Le corps principal à étage, construit en avancée sur l'alignement, est très probablement la maison de maître édifiée peu avant 1807-1808 pour René Carré, marchand et important propriétaire foncier de la commune. Le même fait construire sur l'alignement, peu après cette date et avant 1835, les communs, remarquables par leur élévation à travées marquées par les portes couvertes en plein cintre du rez-de-chaussée, ainsi que les logements et parties agricoles en prolongement. En 1854-1856, il fait également reconstruire, sur l'alignement et en briques, la maison du Pont attestée en 1747-1748, dont l'emprise initiale est encore visible sur le mur-pignon nord de la maison de maître. En 1887, son fils Charles Carré, négociant en vins à Bercy, ajoute le corps arrière en pavillon de la maison de maître. Rien ne vient confirmer la tradition locale qui place dans cet édifice un relais de postes, les étapes des messageries empruntant la route royale de Paris à Nantes étaient à Saint-Cosme-en-Vairais et Bonnétable.

Période(s)Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle

Sur un fonds comprenant cinq parcelles, l'édifice est constitué d'un long bâtiment composé de quatre corps parallèles à la rue, d'un cinquième adossé à l'élévation postérieure du deuxième et de jardins. Les quatre corps sont distribués, du nord au sud, le premier en maison, le deuxième et le cinquième en maison de maître de plan en T à un étage carré, le troisième en communs (écuries-remise avec comble à surcroît à usage de fenil) et le quatrième en deux maisons et parties agricoles remaniées. Tous sont alignés sur la route sauf la maison de maître, construite en avancée. La première maison est en briques, la maison de maître et une partie du quatrième corps en maçonnerie enduite, avec chaîne d'angles en appareil mixte de briques et pierre à assises alternées et corniche en pierre de taille pour le corps en retour de la maison de maître, le reste en moellons sans chaînes en pierre de taille, avec corniche pour l'écurie-remise. Les chambranles des baies sont en briques ou en pierre de taille calcaire, les communs se distinguent par une élévation sur la rue à quatre travées et des portes couvertes d'arcs plein cintre. La première maison est couverte d'une croupe, le corps en retour de la maison de maître d'un toit en pavillon couvert d'ardoises.

Murspierre
enduit
maçonnerie
moellon sans chaîne en pierre de taille
brique et pierre à assises alternées
Toittuile plate, ardoise
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe
États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 261/8. DOSSIERS D'ADMINISTRATION COMMUNALE. Commune de Rouperoux-le-Coquet. Cimetière (avec plans de 1904). 1807-1938.

    Description de la maison en 1807-1808
  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/12. Eta de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1842.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/13. Matrice des propriétés foncières. 1843-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/15. Matrice des propriétés bâties 1882-1911.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 S 192. ROUTE NATIONALE 138 BIS DU MANS A MORTAGNE. ROUPERROUX-LE-COQUET. Règlement des alignements dans la traverse et celle du village du Gué-Mançais An XII-1940.

Documents figurés
  • Plan d'une partie de la route de Paris au Mans et Angers... 1747-48. (Archives départementales de la Sarthe ; C additif 142).

  • Plan cadastral de la commune de Rouperroux. 1835. (Archives départementales de la Sarthe ; PC 263/2 à 10).

  • ROUTE NATIONALE 138 BIS DU MANS A MORTAGNE. ROUPERROUX-LE-COQUET. Plan des alignements. 1837-1889. (Archives départementales de la Sarthe ; 2 S 716).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Hardy Julien