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Maison canoniale, puis distillerie Vrignaud, 1 place Richelieu

Dossier IA85001752 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénominationmaison canoniale
AppellationsVrignaud
Dénominationsmaison, distillerie
Aire d'étude et cantonLuçon (commune) - Luçon
AdresseCommune : Luçon
Adresse : 1 place
Richelieu
Cadastre : 1816 M 1-1ter ; 1845 F 3-5 ; 2005 AP 164-166, 568-569

Cet emplacement a successivement été occupé par une maison canoniale et par une distillerie, implantée dans les anciens bâtiments et pour laquelle on en construisit de nouveaux. La maison canoniale avait pour nom maison de la Rouchays. Elle fut vendue au chapitre en 1692 par la famille Landriau, ce qui laisse supposer qu'elle ne devint maison canoniale qu'à partir de cette date. De cette demeure subsistent essentiellement l'emprise des constructions (distribuées autour de la seconde cour, où se trouve la cheminée de la distillerie), ainsi que la façade nord, datable du XVIIIe siècle. A la Révolution, la maison est occupée par le chanoine Irland de Bazoges. Après avoir servi de maison d'arrêt, elle est mise en vente comme bien national provenant du clergé et est acquise, en 1795, par la veuve Marie Jamelin. Au cours du deuxième quart du XIXe siècle, la propriété est acquise par le distillateur Henri-Aimé Vrignaud qui y installe la fabrique de liqueurs qu'il avait fondée en 1812, rue de l'Ancienne-Brasserie. Aux bâtiments existants, Vrignaud en ajoute d'autres dans le jardin, dont l'emprise est visible sur le plan cadastral de 1845. C'est son fils Henri-Jacques-Baptiste qui, en 1854, construit la maison donnant sur la place Richelieu, en respectant le retrait préconisé sur le plan d'alignement de 1822 ; seule la partie nord du bâtiment sert d'habitation, la partie sud étant affectée aux activités commerciales. Enfin, en 1871, le fils d'Henri-Jacques-Baptiste, Henri-Emile, entreprend d'importants travaux à la distillerie et au magasin ; il édifie notamment la cheminée d'usine toujours visible dans la seconde cour. L'entreprise a déménagé à Sainte-Gemme-la-Plaine vers 1975 et les locaux ont été réaménagés. En particulier, une boutique de vente des produits Vrignaud a ouvert place Richelieu et une salle de réception a été construite dans la première cour.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates1854, daté par source
1871, daté par source

L'ensemble des bâtiments est en moellon de calcaire enduit, sauf la cheminée qui est en brique. La maison Vrignaud est couverte en ardoise ; les autres bâtiments (diverses dépendances et ce qui subsiste de la maison canoniale) l'est en tuile. La façade principale de la maison est ordonnancée ; la plupart des autres façades sont à travées, sauf celles de certaines dépendances qui sont plus simples.

Murscalcaire
brique
enduit
moellon
Toitardoise, tuile creuse
Étagessous-sol, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation ordonnancée, élévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 2 G 26 (archives du chapitre). Documents concernant la maison canoniale de la Rouchays :

    - Procès-verbal d'expertise de la maison de la Rouchays, le 12 mai 1692 ; acte de vente de la maison au chapitre par la famille Landriau, le 23 mai 1692. La maison ressortit en partie du fief des Fenêtres, en partie du fief de l'évêque.

    - Déclaration au chapitre par Antoine Serin de la Cordinière, doyen, en 1766, pour les domaines dont il jouit ad vitam canonialem, notamment la maison canoniale de la Rouchays.

  • Archives de l'évêché de Luçon. Registre n° 2 des délibérations du chapitre (1722-1726) : En avril 1723, il est question de réparations importantes à la maison canoniale par le chanoine des Nouhes.

  • Archives départementales de la Vendée. Procès-verbal d'estimation de la maison du déporté Irland, en vue de sa vente comme bien national, le 6 brumaire an III (27 octobre 1794).

  • Archives départementales de la Vendée. Acte d'adjudication de la maison, vendue comme bien national le 28 germinal an III (17 avril 1795), à la veuve Marie Jamelin.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 P 1413. Matrices du cadastre de 1845, en particulier le Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans la contenance et les revenus portés sur les matrices cadastrales.

    - En 1857 pour les parcelles F 4 et 5 : mention de construction de nouvelle maison pour Henri Vrignaud (sans doute achevée en 1854, trois ans avant la date de modification de l'impôt) ; l'impôt foncier est de 333 francs.

    - En 1874 pour les parcelles F 3, 4 et 5 : mention d'augmentation de construction pour la distillerie et le magasin, faite pour Henri Vrignaud et achevée en 1871 ; l'impôt foncier passe de 100 à 250 francs.

Documents figurés
  • Plan cadastral de 1816. (Archives départementales de la Vendée ; E dépôt 128, 1 G 3).

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