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Maison canoniale Gandillon, 7 rue des Chanoines

Dossier IA85001813 réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Précision dénominationmaison canoniale
AppellationsGandillon
Parties constituantes non étudiéescommuns, jardin
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonLuçon (commune) - Luçon
AdresseCommune : Luçon
Adresse : 7 rue des
Chanoines
Cadastre : 1816 L 460, 461, 467 ; 1845 E 116-121, 123, 124, 125 en partie ; 2005 AL 14, 766

Cette demeure était une maison canoniale, généralement qualifiée, dans les archives du chapitre, de Maison près la grande porte du cloître. A la fin du XVIIIe siècle, elle était octroyée au chanoine Gandillon ; celui-ci ne l'habitait pas personnellement, mais la louait à un autre chanoine. A la Révolution, elle est mise en vente comme bien national et est acquise, en novembre 1794, par René François Rigolage. En 1816, elle appartient à Céleste Arnault de la Grossetière - soeur de l'acquèreur, à la Révolution, de trois maisons canoniales voisines - et appartient toujours à cette famille en 1822. Le 15 janvier 1843, elle est acquise en indivision par le serrurier Levieux et le plâtrier Cottot, une semaine avant d'être divisée en deux propriétés distinctes ; comme le confirme le cadastre de 1845, Levieux est désormais propriétaire de la partie nord, Cottot de la partie sud. Après sa construction, la maison a été fortement remaniée (notamment, au milieu du XIXe siècle, par les familles Cottot et Levieux) mais elle possède toujours des vestiges d'une maison plus ancienne, datable du XVe siècle - en particulier une canonnière et une fenêtre découvertes lors de travaux. En revanche, aucun indice ne permet de déceler ni de dater des campagnes de travaux se situant entre le XVe siècle et la première moitié du XIXe. Les descriptions à la Révolution ne donnent aucun renseignement d'ordre stylistique, si ce n'est la présence de rampes en fer (réservées de la vente), laissant supposer un escalier à rampe en fer forgé, forcément postérieur à la construction de la maison. Quant aux sous-sols, de toute évidence ils sont anciens. Sur les plans cadastral et d'alignement de 1816 et 1822 - dates auxquelles la maison appartient à un seul propriétaire - on note la présence d'un bâtiment sur rue, dont la nature laisse d'ailleurs perplexe. Ce bâtiment n'existe plus en 1845 et la maison est alors divisée en deux propriétés, après l'achat de la demeure par le serrurier Levieux et le platrier Cottot en 1843. C'est suite à cette partition que des travaux ont été entrepris pour aménager les deux habitations, avec notamment de nouveaux escaliers, la reprise du bâtiment sud très allongé et de nouvelles façades, en continuité et de même style mais avec de légères variantes pour les encadrements de baies. Outre l'intérêt de la maison proprement dite, deux points méritent d'être soulignés. Le premier est la découverte fortuite d'une glacière, en 1995, lors de travaux dans la cour antérieure. Selon notre hypothèse, cette oeuvre remarquable ne serait pas une dépendance exclusive de la maison, mais la glacière du chapître ; son étude a donné lieu à l'ouverture d'un dossier particulier. Le second est la présence de remplois : un cadran solaire de provenance inconnue (peut-être de la maison précédente) placé sur une cheminée extérieure au XIXe siècle et, plus récemment, une cheminée du XVIIIe siècle provenant de l'hôtel de la Bruère. Notons enfin que jusqu'au XIXe siècle, la maison possédait une écurie située de l'autre côté de la rue des Chanoines (parcelle L 467 en 1816).

Remploi provenant deCommune : Luçon Adresse : 21-23 rue du Docteur Paboeuf
Période(s)Principale : 15e siècle , (détruit)
Principale : milieu 19e siècle
Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse
Étagessous-sol, 1 étage carré
Couvrementsvoûte en berceau
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-œuvre
État de conservationremanié
Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablesfenêtre

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 49/37 (étude Royer). Location de la maison pendant sept ans, par le chanoine Gandillon au chanoine du Roux, le 1er mars 1782. Il est précisé que la maison était occupée précédemment par le chanoine de Salignac, décédé.

  • Archives départementales de la Vendée ; 1 Q 200. Procès-verbal d'estimation de la maison du déporté Gandillon en vue de sa vente comme bien national, le 11 messidor an II (29 juin 1794).

  • Archives départementales de la Vendée ; 1 Q 584, n° 88. Acte d'adjudication de la maison, vendue comme bien national, le 27 brumaire an III (17 novembre 1794), à René François Rigolage. Les meubles ne sont pas compris dans la vente et seront vendus à part ; les rampes de fer et dalles en plomb sont réservés par la République.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 48/15 (étude Charrier). Acte de vente du mobilier de l'ex-chanoine Gandillon, déporté, dans sa maison rue des Capucins (actuelle rue de l'hôtel-de-ville), le 4 nivôse an II (24 décembre 1794). On peut supposer que les meubles de la maison rue des Chanoines ont été vendus à cette occasion.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 47/18 (étude Biré). Acte de vente de la maison par les époux de Buor-Barbarin au plâtrier Jacques Cottot et au serrurier Jean-Baptiste Levieux, par indivision, le 15 janvier 1843.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 47/18 (étude Biré). Partage de la maison entre le plâtrier Jacques Cottot et le serrurier Jean-Baptiste Levieux, le 21 janvier 1843. La moitié nord est attribuée à Cottot, la partie sud à Levieux.

Documents figurés
  • Plan cadastral de 1816. (Archives départementales de la Vendée ; E dépôt 128, 1 G 3).

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