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Maison, 77 rue du Général-De-Gaulle, Paimbœuf

Dossier IA44004613 réalisé en 2004

Fiche

Á rapprocher de

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : 77 rue du
Général-De-Gaulle
Cadastre : 1810 184 ; 1999 A 2ème feuille 333, 334, 2077

La maison achevée en 1765 renvoie à la deuxième génération des maisons élevées dans la rue. Elle a été commandée par un marchand-boulanger Gabriel Brelet qui avait fait l'acquisition en 1746 de la maison précédente composée d'une boutique, d'une arrière-boutique, d'une chambre à l'étage et dans la cour d'une boulangerie et d'un cellier. Il la tenait d'un autre marchand, Jean Potier, petit-fils d'un des deux premiers arrenteurs du terrain, le 29 mai 1684, Gildas Leduc et Estienne Guilbaud. En 1768, une expertise des cheminées de la maison voisine à l'ouest (n° 79) met en évidence un non respect des règles appliquées au traitement du mur mitoyen par les constructeurs de la maison ici considérée (voir texte en annexe). Les experts nantais concluaient, à l'obligation de reconstruire le mur - de fond en comble - avec un mortier de chaux et de sable comme celui utilisé dans la partie supérieure de la maison n° 77. Cette précision autorise à penser que le mur mitoyen élevé à l'origine en moellons liés avec de la terre avait été conservé en 1765 et qu'il s'agissait peut-être davantage d'une surélévation de la première maison que d'une reconstruction totale, un escalier et un corps secondaire en appentis y ayant ensuite été ajoutés. Le registre de la contribution foncière de 1791 fait état d'une maison composée de 3 chambres basses, 7 chambres hautes, un grenier, un cellier et un grand magasin. La maison dont le corps secondaire ne comprend qu'une pièce par niveau a été récemment rénovée et divisée en logements.

Période(s)Principale : 3e quart 18e siècle
Dates1765, porte la date

La maison de deux étages carrés et deux travées centrées en façade reprend le plan type en L des deux corps de bâtiment, l'un sur la rue, le second couvert en appentis perpendiculaire au corps principal, articulés par un corps d'escalier en charpente accessible à l'ouest de la cour.

Mursgneiss
granite
tuffeau
moellon
Toitardoise
Plansplan régulier en L
Étages2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • A.D. Loire-Atlantique. 4 E 91/4 : Etude de Me Aubinais. 28 avril 1768.

    L'expertise des cheminées prises dans le mur mitoyen situé entre la maison de Gabriel Brelet et celle de François Pousse, propriétaire de la maison à l´ouest par deux architectes nantais Jean Pipeaud et Pierre Lefort (fils) (copie manuscrite).

    En conséquence du compromis ci-dessus et d´autre part nous susdits experts nous nous serions transportés aux maisons et dépendances des dits sieurs François Pousse et Gabriel Brelet audit Paimboeuf pour cause des encastrements de cheminées pratiqués dans une partie du mur mutuel qui sépare leurs maisons ou y étant nous aurions comme suit opéré.

    1. Passé du côté de la maison du sieur Pousse examiné que les anciennes cheminées étaient seulement balancées l´une sur l´autre ce que nous avons vu quoyque démolie par les intersignes des sommier et saillie des linçoirs subsistants dont les testes reunies ensembles et d´aplomb excedent d´environ quinze pieds le toit de la maison

    2. que le corps des dites cheminées étaient à distance de neuf pieds deux pouces de l´angle intérieur du mur de face

    3. qu´elles affleuraient et sans renfoncement dans le mur mutuel le parement du mur de mr pousse a la réserve de leurs liaisons de bricages et pieres de taille qui étaient liés dans le dit mur

    4. que les soliveaux du plancher ret de chaussée a ses portés dans le dit mur d´environ neuf pouces dans toute l´étendue dudit mur de la salle costé de la rue de même que ceux du premier étage et les filières du grenier audessus

    5. que la hauteur d´étage du retz de chaussée a 9 pieds 5 pouces sous solivaux et le plancher y compris le carlage audessus a un pied ; que le premier étage a 8 pieds 10 pouces aussy du carrelage sous soliveaux et le grenier jusqu´au faitage environ dix pieds que tous les soliveaux et filièrs y ont leur portée au moins de 8 pouces

    6. Passant également du côté de la maison de Mr Brelet nous avons mesuré et avons vu que la cheminée du retz de chaussée de son arrière boutique pratiquée dans le mur mutuel est à distance de 7 pieds 8 pouces 6 lignes de largeur intérieur du mur de face de la boutique y compris l´épaisseur de son jambage et quelle a quatre pieds dans œuvre se devoyant à hauteur du premier plancher à distance du mur de refend environ quatre pieds trois pouces ou ladite cheminée forme coin

    7. que celle au-dessus est à l´aplomb de celle du retz de chaussée ayant pour suporter ses ambasses deux blochets qui ont leurs portées dans le dit mur mutuel recevant égallement l´atre de la dite cheminée ; les dits blochets distant à droit et à gauche du mur de face et de refend renfermant ladite boutique et arrière-boutique de 7 pieds 8 pouces 6 (lignes) d´un costé et d´autre de 7 pieds 5 pouces. Consequemment l´un ayant sa portée dans le contrefeu de la cheminée du Sr Pousse et l´autre dans le plain du mur avons vu que le corps de la dite cheminée en brique se dévoye du costé de la face

    8. que la 3e au second étage a également son atre, ambasses et blochets a l´aplomb et les même portées dans le dit mur que celle du dessus dont le corps de la dite cheminée en brique monte d´aplomb

    9. que les hauteur d´étage de ladite maison dudit Brelet ont au retz de chaussée 9 pieds ayant a son plancher supérieur comme il est dit 2 blochets seulement qui ont leur portée dans le dit mur mutuel et environ un pied d´épaisseur de plancher y compris le carrelage que le premier étage du carrelage sous soliveaux a 8 pieds 9 pouces n´ayant que deux blochets qui ont leur portée dans ledit mur et que le deuxième étage a 8 pieds 10 pouces aussy du carrelage sous soliveaux avec même portée de blochets et que dans le grenier sont des filieres et faitages y portant égallement

    10. Nous avons vu que le mur à l´endroit d´un sommier brûlé dans sa portée n´a que vingt et un pouce d´épaisseur et que 4 pieds 3 pouces de l´angle du mur de refend au fond de l´arrière boutique du sieur Brelet, ledit mur se reduit environ 17 pouces que toute cette partie de mur mutuelle dans la hauteur de la maison du sieur Pousse est bâtie à terre et l´excedant bâtie à chaux aux frais dudit sr Brelet

    11. Pris la profondeur des encastrements et renfoncements des cheminées du sieur Brelet faite dans chaque étage ils ont trouvé avoir un pieds de renfoncement tant pour l´aisance des fumoirs que pour les bricages : en sorte qu´il ne reste plus que neuf pouces pour le surplus d´épaisseur du dit mur

    De tout quoy nous susdits experts en conséquence des appurements cy dessus describés nous donnons pour appuré qu´il y a impossibilité audit sieur Pousse de pouvoir encastrer dans le dit mur mutuel les cheminées qu´il prétend y faire ny même les devoyer non seulement de prendre les enfoncements nécessaires raport aux portées de soliveaux des planchers de la maison ny au portée des blochets des cheminées de la maison du sieur Brelet mais plutôt raport au peu d´épaisseur distant dudit mur : pourquoy nos avis sont premièrement que ledit mur sera demoly de fond en comble pour y mettre a son lieu et place un autre mur bâty a chaud et sable de deux pieds d´épaisseur ou de deux pieds 8 pouces si les dits propriétaires sont d´accord à ce sujet pour laisser huit pouces d´épaisseur de mur entre les tuyaux des cheminées de chaque propriétaires faisant attention lors de la démolition de prendre chacun les repaires necessaires pour constater de la position dudit mur ancien et prendre le surplus d´épaisseur par proportion egalle sur chacun de leur terrein : ou si mieux n´aiment encore les dits propriétaires ne prendre le mur que dans la largeur des cheminées dudit sieur Brelet pour que l´un et l´autre puissent neanmoins y placer leur cheminée en observant comme il est dit de laisser 8 pouces de contrefeu entre les cheminées adossées les unes contre les autres egallement qu´à l´encontre des portées de soliveaux : 2 que comme le dit sieur brelet n´a point suivy les reglements de luzement de Nantes pour l´encastrement desdites cheminées en prenant trop de renfoncement il sera tenu seul à la démolition du dit mur et aux étayements nécessaires qu´il conviendra faire pour suporter les planchers et charpente de la couverture de son voisin : 3- qu´il sera tenu de changer à ses frais le sommier brûlé dans sa portée et les réparations que ledit changement occasionnera.

    Tels sont nos avis pour valoir et servir aux parties ce que de raison à Paimboeuf, ce 28 avril 1768. Signé par les experts : Pipaud et Lefort fils

Références documentaires

Documents d'archives
  • Rolle rentier de Mesdemoiselles Grou pour les rentes qui leur sont dues sur les maisons de Painbeuf. Arrentement le 29 mai 1684 par la duchesse de Lesdiguières à deux marchands, Gildas Leduc et Estienne Guilbaud de sept sillons de terre labourable. [1772].

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 1 E 757
  • Etude de Me Baullin. Vente d'une maison et d'une boulangerie dans la cour par jean Potier, marchand, à Gabriel Brelet, marchand boulanger et Anne Raingeard, 4000 livres. 7 mai 1746.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 2/108
  • Etude de Me Aubinais. Expertise des cheminées construites dans le mur mitoyen situé entre Gabriel Brelet et le traiteur François Pousse, propriétaire de la maison voisine. 28 avril 1768.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 91/4
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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