Logo ={0} - Retour à l'accueil

Maison, 34 place des Diligences, Montsoreau

Dossier IA49009609 réalisé en 2010

Fiche

Cette maison, constituée de deux anciens corps unis en un seul édifice sans doute lors de transformations survenues au début du XVIIe siècle conserve des vestiges d'habitations médiévales et présente plusieurs éléments notables (cheminées, escaliers, ornements), dont certains ont été altérés par des restaurations trop interventionnistes (baies).

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Montsoreau
Adresse : 34 place des
Diligences
Cadastre : 1813 B1 220, 221 ; 2011 B 167

Cette maison occupe un emplacement bâti au moins depuis les derniers siècles du Moyen Âge et elle conserve des éléments notables du XVe siècle (voire du XIVe ?). Toutefois, son état actuel résulte très largement de transformations du début du XVIIe siècle auxquelles correspond une date portée dans la cage d'escalier : 1613. Une clef ornée porte, en façade, la date de 1610 : la date correspond bien à celle du remaniement de cet édifice, mais il s'agit ici d'un bloc en réemploi (peut-être rapporté d'une baie détruite ailleurs sur cette même façade).

Des remaniements plus ponctuels intervinrent au XIXe (transformation des parties basses), au XXe (restaurations au cours des années 1970) et encore au début du XXIe siècle (travaux en façade postérieure, dans la cour intérieure, aménagements intérieurs).

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : 1er quart 17e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Dates1610, porte la date
1613, porte la date

Cette maison en appentis est située au cœur et à mi-pente du bourg ancien de Montsoreau et donne sur la place des Diligences. La façade, en moyen appareil de tuffeau, a été très restaurée, mais les irrégularités des assises et l'angle concave qu'elle présente attestent que cette demeure unit depuis le XVIIe siècle les corps de deux maisons distinctes auxquelles elle succède.

Le bâtiment actuel se compose d'un rez-de-chaussée, un étage-carré et un comble à surcroît à toit d'ardoise. Le corps oriental, plus long en partie postérieure et double en profondeur, est adossé au coteau, alors que le corps occidental, simple en profondeur, en est séparé par une cour fermée au sud par le haut mur de soutènement qui conforte la paroi rocheuse et à l'ouest par un mur qui clôt cette parcelle. Des baies en partie postérieure des deux corps de la maison prennent le jour sur cette cour.

La façade principale a été remaniée en partie basse où toutes les baies actuelles procèdent de remaniements du XIXe siècle, tant la porte d'entrée que les grandes portes à deux vantaux qui résultent de l'affectation des pièces du rez-de-chaussée en espaces de stockage.

Les restaurations des années 1970 ont fait disparaître les encadrements d'origine des baies de l'étage pour leur substituer des corps de moulurations très voisins, supprimant toutefois les moulures en canal cantonnées de carrés des fenêtres du corps est de la maison. Il s'agissait sans doute pour les commanditaires ou les maîtres d’œuvre de ces travaux de mieux insérer les clefs ornées en remploi qui interrompaient ces dernières ce qui mettait en évidence leur ajout postérieur (voire photographies de 1969, ci-jointes). Ces clefs, dont on ignore l'origine et qui pourraient d'ailleurs provenir des baies du rez-de-chaussée, toutes reprises au XIXe siècle, sont d'une facture du début du XVIIe siècle. L'une porte la date de 1610 encadrant un cartouche à cuir découpé où figure un fruit (pomme ou prune ?), l'autre (très restaurée) est décorée d'une tête féminine portant un bandeau de pierreries et à coiffe textile, sommée de feuillages.

L'actuelle entrée, en travée est de la maison, conduit par un corridor à un escalier dans-œuvre situé en partie postérieure, contre le coteau. Cet escalier en vis est en maçonnerie de tuffeau, avec marches d'angle sur trompe ; la cage, en partie haute porte la date de 1613. Au rez-de-chaussée l'on discerne plusieurs éléments médiévaux, vestiges du bâti qui préexistait à cette maison : dans la salle du corps ouest, une cheminée sans doute de la seconde moitié du XVe siècle ; au sud, au niveau de l'ancienne cour (aujourd'hui couverte), une porte à couvrement légèrement brisé et encadrement chanfreiné (XIVe ou XVe siècle ?) ouvre sur une resserre troglodytique et à l'ouest l'on observe les vestiges d'un puits, autrefois commun avec la parcelle voisine et désormais divisé par le mur de séparation des deux propriétés. À l'étage-carré, la salle du corps ouest abrite une cheminée sans doute contemporaine des transformations du début du XVIIe siècle. Cette salle ouvre depuis peu de plain-pied sur la terrasse postérieure qui couvre l'ancienne cour : là, dans le mur de soutènement du coteau on note les vestiges d'un ancien escalier en vis (dont les marches ont été détruites et le haut de la cage obturé) qui donnait peut-être accès au chemin du Coteau. Depuis la nouvelle terrasse de la cour intérieure, un escalier en charpente métallique qui flanque le soutènement permet désormais d'y accéder.

Si une corniche règne sur les façades des deux corps et contribue à uniformiser l'ensemble des deux maisons autrefois distinctes, les toitures diffèrent et la pente du toit ouest est plus raide. Les combles prennent le jour par deux lucarnes modernes, de style XVIIIe siècle imitant celles de la maison voisine, à l'est.

Mursmoyen appareil
moellon
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 2 étages carrés, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
pignon découvert
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
Techniquessculpture
Précision représentations

Fruit.

Statut de la propriétépropriété privée
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine - Stalder Florian