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Maison, 25 rue du Port, île au Than, Montsoreau

Dossier IA49010737 réalisé en 2010

Fiche

Cette maison, d'une sobre élégance, est caractéristique, par ses proportions et sa structure, de l'architecture rurale néoclassique que l'on trouve localement dans les vallées de la Loire et de l'Authion. Entourée d'un jardin d'agrément, elle dispose d'une très belle vue sur la confluence de la Vienne et de la Loire, magnifiée en arrière-plan par le coteau calcaire et les villages de Candes-Saint-Martin et de Montsoreau.

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Montsoreau
Lieu-dit : l' Île au Than
Adresse : 25 rue du
Port
Cadastre : 2011 A 279, 228

Sur une parcelle non bâtie, René Moussard, propriétaire de terres et pâtures sur l'Île au Than, fait élever cette maison sans doute vers 1837 (date estimée au regard d'une première imposition fiscale en 1840). Délaissée vers 1900 pour servir de bâtiment agricole, cette maison n'est probablement réhabilitée qu'au cours de la seconde moitié du XXe siècle et augmentée de flanquements en partie postérieurs.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Située au milieu d'une vaste parcelle, cette maison fut édifiée sur un massif de fondation qui coiffe une butte naturelle, ce qui lui permet d'être hors d'eau en cas de crue ordinaire de la Loire. Sur le petit degré d'accès à la terrasse qui la précède figure un repère de crue daté de 1872 : cette indication semble indiquer la limite maximale des eaux lors de cette inondation, mais il se peut également que le bloc formant la marche soit en remploi.

La maison ouvre au sud, face à la Loire, et sa façade principale est ajourée de nombreuses baies. En façade postérieure, des flanquements couverts en appentis ne rendent plus perceptibles les percements initiaux.

La maison présente une structure jumelée, constituée de deux parties symétrique, chacune de trois travées dont la travée axiale est soulignée par un léger ressaut qui encadre la porte d'entrée et est surmontée d'une lucarne à fronton-pignon qui éclaire le comble. Les deux habitations, aujourd'hui réunies, disposaient chacune sans doute de deux pièces, dont une à une cheminée (sur le pignon), et étaient séparées par une mince cloison de tuffeau.

Le bâtiment est construit en tuffeau, avec un moyen appareil limité à la façade principale, le reste du gros-œuvre étant en moellons. Le toit, à pignons découverts, est à longs pans et couvert d'ardoises.

La maison est en rez-de-chaussée avec un étage de comble. Celui-ci, éclairé par les lucarnes, était probablement à usage de stockage dans un premier temps et l'on devait y accéder sans doute au moyen d'une échelle mobile, en façade postérieure, par une porte haute pendante couverte d'un petit appentis en retour d'équerre prolongeant le pignon.

Le décor néoclassique qui anime la façade principale est très sobre et se limite à des chaînes d'angle traitées en pilastres toscans qui supportent un entablement constitué d'une frise nue et d'une corniche à modillons. La corniche du fronton des lucarnes est soulignée de fins denticules. Des agrafes ornent les baies, à l'exception des deux fenêtres centrales, ce qui pourrait indiquer un éventuel remaniement de ces dernières, probablement lors des réaffectations du bâtiment (remaniement temporaire en porte charretière ?).

A l'intérieur, la maison conserve de larges cheminées, mais la distribution ancienne a été modifiée.

Mursmoellon
moyen appareil
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
pignon découvert
Statut de la propriétépropriété privée
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine - Stalder Florian