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Maison, 25 place des Diligences, Montsoreau

Dossier IA49009676 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale.
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  • Parties constituantes

    • jardin d'agrément

Outre les éléments du XVIe siècle qu'il présente, le logis principal de cet ensemble témoigne de l'organisation ancienne de la place des Diligences, dont il formait la limite orientale.

Parties constituantes non étudiéesjardin d'agrément
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Montsoreau
Adresse : 25 place des
Diligences
Cadastre : 1813 B1 68 bis, 69 ; 2011 B 65

Le corps de logis principal de cette maison date vraisemblablement de la fin du XVIe siècle. C'est sans doute au XVIIe ou au début du XVIIIe siècle qu'un bâtiment vint le flanquer à l'est. Entre la seconde moitié du XIXe et le début du XXe siècle, plusieurs campagnes de travaux contribuent à l'érection d'une aile postérieure en retour d'équerre au nord, entre le vieux logis et le mur de contrescarpe des douves du château, et à un rehaussement du corps oriental (et peut-être aussi de l'aile nord), avec harmonisation des deux bâtiments sur rue au moyen d'une corniche de même type. Ces travaux s'accompagnèrent d'une réfection de la tourelle d'escalier et d'une modification de la distribution de l'ensemble. L'ensemble a connu quelques restaurations ponctuelles et aménagements intérieurs depuis le milieu du XXe siècle.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle , (?)
Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Cet édifice se compose de plusieurs corps, dont le logement principal correspond au bâtiment sud-ouest. Au cœur du bourg ancien, ce logis est initialement une maison d'angle dont le pignon occidental était au centre de l'axe longitudinal de la place des Diligences (dans la largeur originelle de cette place) et qui présente son gouttereau sud sur la rue qui menait autrefois de celle-ci à la porte orientale du bourg fortifié de Montsoreau. Cette maison était donc particulièrement en vue, dans le fond de la place qui accueillait la halle et le marché.

Les façades de ce premier logis qui donnaient sur ces espaces publics, au sud et à l'ouest (et peut-être aussi le pignon oriental, au vu de ce que l'on en perçoit encore aujourd'hui), sont en moyen appareil de tuffeau, alors que la façade nord est en moellon. Le toit d'ardoises, à longs pans, est à pignon ouest découvert (mais couvert à l'est, du fait d'une reprise). Ce logis compte un rez-de-chaussée, un étage-carré et un comble, chacun composé à l'origine d'une seule salle. Le rez-de-chaussée présente une imposante cheminée du milieu ou de la seconde moitié du XVIe siècle, qui paraît contemporaine du logis, mais dont un ancien propriétaire rapportait (en 1969), qu'il s'agit d'un réemploi issu d'un bâtiment du secteur, voisin, du Véron (Indre-et-Loire). Dans l'angle nord-est de la salle du rez-de-chaussée, se trouvait également un puits intérieur (aujourd'hui obturé). D'un type vernaculaire courant au XVIe siècle, la charpente est à fermes et à pannes, avec panne portée par une encoche dans le faux-entrait, l'arbalétrier étant dans le même plan que les chevrons ; le contreventement se résume à des aisseliers liant poinçons et faîtière. Les baies ont été très remaniées (notamment les grandes fenêtres du gouttereau sud, dont une croisée très restaurée récemment au rez-de-chaussée), mais demeurent de l'état initial deux petites baies quadrangulaires chanfreinées (l'une ajourant le comble dans le pignon ouest, l'autre le gouttereau de l'étage-carré) et une fenêtre (pignon ouest, à l'étage-carré) dont les moulurations de l'appui saillant (tore et bandeau) et de l'encadrement (en talon et cavet), relèvent de typologies connues dans la seconde moitié du XVIe siècle. En partie postérieure, à l'est du gouttereau nord, cette maison disposait d'une tourelle, très vraisemblablement d'escalier, qui fut détruite lors des remaniements survenus au cours de la seconde moitié du XIXe ou du début du XXe siècle pour être remplacée par une autre, légèrement décalée vers l'est.

Le flanquement oriental (XVIIe ou début XVIIIe siècle ?) était à l'origine en moellons de tuffeau et composé d'un rez-de-chaussée et d'un comble à surcroît, mais fut rehaussé sur rue et intégralement repris pour les autres façades en moyen appareil de tuffeau pour disposer d'un étage-carré supplémentaire. Le comble à haut surcroît prend le jour par une lucarne à fenêtre pendante couverte d'un linteau en arc segmentaire à corniche curviligne.

À l'issue d'une première phase de travaux, ces deux corps sur rue sont harmonisés entre eux par une identique corniche à modillons.

L'aile nord en retour d'équerre fut vraisemblablement érigée pour accueillir des communs et des dépendances (écurie et fenil ?) donnant à l'est sur l'arrière-cour. Cette aile est construite en moellons (autrefois enduits) et en moyen appareil de tuffeau. Elle s'adosse à une habitation en appentis, aux mains d'un autre propriétaire depuis au moins le début du XIXe siècle, mais qui antérieurement devait dépendre du vieux logis et accueillait une écurie. Elle présente une corniche à pans similaire à celle de la façade nord du corps oriental caractéristique des constructions de la fin du XIXe ou du début du XIXe siècle.

La distribution verticale des trois corps est assurée par une tourelle polygonale couverte dans l'angle nord-est, construite lors des remaniements réalisés entre la seconde moitié du XIXe et le début du XXe siècle. Celle-ci abrite un escalier en vis en charpente qui ouvre par une porte sur cour au rez-de-chaussée et donne à chaque étage sur des couloirs permettant de desservir individuellement toutes les pièces.

Mursmoellon
moyen appareil
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
pignon couvert
pignon découvert
Escaliersescalier demi-hors-œuvre : escalier en vis en charpente
Statut de la propriétépropriété privée
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