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Maison, 2 rue du Vivier

Dossier IA85002156 inclus dans Demeure dite la Seigneurie, puis gendarmerie, presbytère, actuellement maison réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Bourg
Adresse : 2 rue du
Vivier
Cadastre : 1836 C 664 ; 2019 AI 298

Cette maison était englobée avant la Révolution dans l'enceinte de la maison seigneuriale voisine. Appelée la borderie de la seigneurie, un procès-verbal de visite de la seigneurie en 1757 la décrit et précise même qu'il s'agit d'une des parties les plus anciennes du lieu : le document la désigne en effet comme "l'ancien logement de la seigneurie", antérieur donc au logis probablement construit dans la première moitié du XVIIIe siècle. En 1757, ce logement comprend un couloir d’où l’on accède "à main droite" à une première chambre, avec vue sur la cour de la seigneurie, puis une seconde chambre dont la fenêtre donne cette fois sur la rue du côté de l’église. Des greniers surmontent les deux pièces. Le logement dispose d’une petite cour ou "courouer" du côté de l'église. La tradition orale place dans son sous-sol le départ d'un souterrain (?). Jusque dans les années 1970, la maison abritait un escalier à vis en pierre (Moyen Age ou XVIe siècle ?), situé à l'arrière de l'aile est (on en voit encore l'élévation en quart de cercle à l'arrière de la maison, dans l'ancien chai seigneurial devenu chaufferie de l'église).

A la Révolution, la borderie fait partie des biens de la seigneurie saisis et vendus comme biens nationaux. En 1794, comme l'ensemble de la maison seigneuriale, elle est achetée aux enchères par Luc-René Denfer du Clouzy, puis vendue comme elle en 1810 à André Piet-Roquépine et aussitôt à PIerre Richard, percepteur. L'acte de vente du 28 juin 1810 mentionne "la borderie occupée par Chaigneau, consistant en chambres basses et deux hautes, avec une petite écurie ou grange y joignant". Le 29 août 1811, Pierre Richard revend à Pierre Légeron l'ancienne borderie seigneuriale, ainsi définitivement séparée de la maison seigneuriale.

La maison figure sur le plan cadastral de 1836, avec la même emprise au sol qu'aujourd'hui (plan en L). Elle est alors détenue par Louis Célérier (1788-1864), maçon originaire de la Creuse. La maison est reconstruite en 1873, selon le cadastre, pour le compte de son fils, Pierre Célérier (1828-1904), cultivateur, époux de Rose Durand. Cette reconstruction a sans doute concerné plus particulièrement l'aile nord, le corps de bâtiment à l'est, dans le prolongement des dépendances de la maison seigneuriale, paraissant plus ancien. Au milieu du XXe siècle, la maison appartient à René Baudon, menuisier.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1873, daté par source

Située en retrait par rapport à la voie, derrière une petite cour, la maison comprend deux corps de bâtiment perpendiculaires, chacun couvert d'un toit avec une croupe. Une corniche orne l'aile nord. La façade formée par les deux ailes présente au total trois travées d'ouvertures, avec appuis saillants.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
TypologiesMaison attenante ; 3
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 3 E 26/463. 1757, 14 avril : procès-verbal de visite de la seigneurie de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/72. 1810, 23 juin : vente par François-Alexis Bernard et Marie-Stéphanie Denfer à André Piet-Roquépine de l'ancienne maison seigneuriale de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/72. 1810, 28 juin : vente de l'ancienne maison seigneuriale par André Piet-Roquépine à Pierre Richard.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

  • Archives départementales de la Vendée, 1 Q 613. 1794, 5 mars (15 ventôse an 2) : procès-verbal de vente comme bien national de la maison seigneuriale de Vix.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 303).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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