Logo ={0} - Retour à l'accueil

Maison, 13 rue d'Arbrissel, Fontevraud-l'Abbaye

Dossier IA49010728 inclus dans Fontevraud-l'Abbaye : présentation de la commune réalisé en 2010

Fiche

Cette maison témoigne de l'évolution esthétique de la seconde moitié du XIXe siècle qui abandonne le sobre néoclassicisme en vogue depuis la fin du XVIIIe siècle pour se tourner vers une ornementation plus riche et plus éclectique.

Cette demeure est typique d'une maison d'entrepreneur en ce qu'elle dispose à la fois d'une entrée sur rue, accès à la maison, et d'un passage couvert latéral, carrossable, pour desservir les anciens ateliers sur cour intérieure.

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Fontevraud-l'Abbaye
Adresse : 13 rue
Robert-d'Arbrissel
Cadastre : 1813 E 47 ; 2011 F 29

La parcelle sur laquelle fut élevée cette maison faisait, depuis le XIIe siècle sans doute, partie du vaste cimetière paroissial de Fontevraud.

En 1741, les procureurs de la fabrique paroissiale de Saint-Michel décident cependant d'arrenter un lot de terres prises sur ce cimetière dans le prolongement occidental des halles pour qu'y soient construites des habitations ; il semblerait que ce secteur n'ait en effet pas connu d'inhumations depuis déjà un certain temps.

Une parcelle de 40 par 62 pieds (soit près de 13 mètres de largeur sur rue par 20 mètres de longueur) est ainsi baillée le 18 juillet 1741 à Joseph Pelletier, vicaire de la paroisse, pour le compte de Étienne Druet du Mousset, marchand, à condition d'y élever une maison. Les sols sur lesquels est fondée la bâtisse doivent au préalable être vidés des sépultures qui s'y trouvent et reversés au cimetière selon une procédure exigée par les procureurs de fabrique.

La construction de la maison est antérieure au plan Trudaine de 1747 ; elle est donc vraisemblablement élevée entre 1741 et 1747 et dispose alors d'une aile à usage d'écuries en retour d'équerre le long du côté est de la cour intérieure ; l'accès à cette cour se fait par un passage latéral, à l'ouest.

La demeure passe au milieu des années 1870 au menuisier Jules Malbois.

Vers 1876 (date d'achèvement de la construction pour l'administration fiscale), celui-ci la transforme et intègre à l'habitation, sous la forme d'un passage couvert, la voie latérale qui permettait de desservir l'arrière-cour. Le bâtiment, largement augmenté, présente donc désormais une travée supplémentaire, à l'ouest.

Sur rue, la nouvelle façade porte un programme ornemental qui traduit le goût qui se manifeste dans la seconde moitié du XIXe siècle pour une modénature plus riche et assez éclectique.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1876, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu attribution par source
Personnalité : Druet du Mousset Etienne commanditaire attribution par source
Personnalité : Malbois Jules commanditaire attribution par source

Cette maison est construite en moyen appareil de tuffeau sur solin de calcaire dur de Champigny. Le toits, à longs pans, est couvert d'ardoises.

La maison est constituée d'un rez-de-chaussée surélevé sur cave, d'un étage-carré et d'un comble à surcroît. Elle dispose d'une longue aile en appentis en retour d'équerre le long du côté est de la cour intérieure à laquelle on accède par un passage couvert. Celui-ci est fermé, sur rue, par une porte à deux vantaux particulièrement travaillés et ornés de grilles en fonte.

Au rez-de-chaussée, l'appareil est à joints refendus et forme des bossages continus en table et les baies sont encadrées de canaux formant crossettes ; là, seule la porte de la maison se distingue par un encadrement à ressaut et corps de moulures que couronne une corniche sur modillons.

Couvertes d'une corniche sur modillons à volutes, les baies de l'étage-carré sont séparées par des trumeaux, formant panneaux en renfoncement et animés de tables affleurées à angles échancrés.

Une corniche à modillons à volutes règne sur l'élévation.

Les deux travées qui encadrent la porte d'entrée, en façade principale, sont couronnées de lucarCette maison est construite en moyen appareil de tuffeau sur solin de calcaire dur de Champigny. Le toits, à longs pans, est couvert d'ardoises.

La maison est constituée d'un rez-de-chaussée surélevé sur cave, d'un étage-carré et d'un comble à surcroît. Elle dispose d'une longue aile en appentis en retour d'équerre le long du côté est de la cour intérieure à laquelle on accède par un passage couvert. Celui-ci est fermé, sur rue, par une porte à deux vantaux particulièrement travaillés et ornés de grilles en fonte.

Au rez-de-chaussée, l'appareil est à joints refendus et forme des bossages continus en table et les baies sont encadrées de canaux formant crossettes ; là, seule la porte de la maison se distingue par un encadrement à ressaut et corps de moulures que couronne une corniche sur modillons.

Couvertes d'une corniche sur modillons à volutes, les baies de l'étage-carré sont séparées par des trumeaux, formant panneaux en renfoncement et animés de tables affleurées à angles échancrés.

Une corniche à modillons à volutes règne sur l'élévation.

Les deux travées qui encadrent la porte d'entrée, en façade principale, sont couronnées de lucarnes à ailerons à volutes, coiffées d'un fronton cintré à base interrompue et dont l’œil-de-bœuf est surmonté d'une rosette.es à ailerons à volutes, coiffées d'un fronton cintré à base interrompue et dont l'oeil-de-boeuf est surmonté d'une rosette.

Murscalcaire
moyen appareil
Toitardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
appentis
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Document 1

    AD Maine-et-Loire. 122 G 2. Clergé séculier. Église paroissiale Saint-Michel de Fontevraud : registre des titres et rentes dus à la fabrique (1750, continué jusqu'en 1836).

    Titre originel de la rente (page 539 et suivantes) :

    Rente de cinq livres au terme de Saint Jean Baptiste Sac 98, pièce 1ère. bail à rente du 1er aoust 1741, par les sieurs procureurs de fabrique de Saint-Michel de Fontevraud du consentement des habitans et publications préalablement faites ; au sieur Joseph Pelletier, prestre vicaire de ladite paroisse comme plus offrant et dernier enchérisseur, d'une portion de terrain de quarente pieds à prendre dans le cimetière de cette paroisse le long de la grande rüe du Carrefour de ce lieu aux Ormeaux, joignant l'espace arrenté audit sieur Pelletier ou quoy que ce soit au sieur Jacques Boyer le 18 de ce mois et sur la mesme longueur que celle dudit sieur Boyer de soixante deux pieds ; aux charges d'y faire bastir, de le faire renfermer de murs et dans le mur du costé du cimetière y poura faire une porte de trois pieds de large pour aller à la messe, de payer tous les droits qui pouront estre deus à raison de ladite alénation sans réserve sans que ladite fabrique en puisse estre inquiettée n'y recherchée, au fief de la châtellenie de ce lieu à franc devoir, pour en payer servir et continuer chacun an à l'avenir au terme de Saint Jean Baptiste à la recepte de la fabrique de ladite églize la somme de cinq livres de rente foncière annuelle et perpétuelle à commancer au terme prochain, et outre pour la somme de 295 lt. payée comptant, passé par F. Despiedz, notaire de la châtellenie dudit Fontevraud.

    Et déclaration du mesme jour par ledit sieur Pelletier que ledit arrentement est pour et au profit du sieur Estienne Druet du Mousset, marchand à Fontevraud, et la somme y portée payée de ses deniers ; passée par ledit Despiedz.

    Document 2

    AD Maine-et-Loire. 4 Q 13507. Domaines, enregistrement, hypothèques. Registre de conservation des hypothèques, article n°34, vente du 9 janvier 1825 (enregistrée le 23 février1825).

    Description de la maison :

    [...] une maison sise à Fontevrault grande rue, dans laquelle ledit sieur Moreau fait sa demeure, confrontant vers nord au pavé de ladite grande rue, vers sud à la cour qui en dépend, vers orient à [laissé en blanc], & vers occident au sieur Marilac. Consiste savoir au rez de chaussée une grande chambre à cheminée avec croisée & porte sur la rue & une autre porte pour communiquer à la cour, sous cette chambre une cave voûtée en tuffeau ayant son entrée sur la rue avec escalier pavé en blocage et renfermé par un mur à hauteur d'appui, à côté de la grande chambre, une autre chambre avec cheminée garnie en marbre, placard avec fermeture, alcôve & porte pour communiquer au premier étage, à la cuisine et à la cour, cuisine avec évier & fourneau, deux croisées donnant sur la cour.

    Ecurie avec crêche en face, un bûcher avec ouverture sur le jardin, à côté du bûcher latrines à deux sièges séparée par un parpaing, ayant deux portes d'entrée garnies de leurs ferrures.

    Cour de moyenne grandeur, jardin à la suite planté d'arbres en espalier & de ceps de vignes contenant environ huit ares vingt-cinq centiares (une boisselée & demie) enfermée de murs & ayant une porte de sortie sur la promenade.

    Au premier, un escalier en tuffeau près l'entrée de la cuisine conduisant sur un pallier, à droite une petite chambre sans cheminée avec croisée sur la rue, à gauche une chambre à cheminée avec croisée sur la rue & sur la cour, encore à droit un grenier régnant sur la cuisine, la petite chambre & l'écurie, la partie du grenier régnant sur la cuisine est carrelée et à trois ouvertures avec fermetures. Dans ce grenier, un escalier en bois à deux volets conduit à un autre grenier régnant sur les deux pièces du principal corps de bâtiment, ce grenier est éclairé par trois lucarnes.

    Cette maison a pour exploitation un passage à découvert de la largeur d'un mètre quatre vingt centimètres avec porte à deux battants et leurs ferrures en bon état.

    Laquelle maison & dépendance ont été estimées par le rapport des experts à la somme de cinq mille francs [...].

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Maine-et-Loire. 122 G 2. Clergé séculier. Église paroissiale Saint-Michel de Fontevraud : registre des titres et rentes dus à la fabrique (1750, continué jusqu'en 1836).

    Voir f° 539
  • AD Maine-et-Loire. 4 Q 13507. Domaines, enregistrement, hypothèques. Registre de conservation des hypothèques, article n°34, vente du 9 janvier 1825 (enregistrée le 23 février1825).

  • AD Maine-et-Loire. 3 P 5 / 146 / 2. Cadastre. Matrice cadastrale.

    p. 621 et 839
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine - Stalder Florian