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Le presbytère de Saint-Georges-du-Rosay

Dossier IA72001869 réalisé en 2013
Destinationsmaison
Dénominationspresbytère
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Saint-Georges-du-Rosay
Adresse : rue
de la Butte
Cadastre : 1835 C 38-42 ; 2015 AB 72

Mentionnées en 1459, les maisons du presbytère de Saint-Georges étaient alors en grand ruine du fait des guerres qui ont esté longuement en ce royaulme. Il aurait été reconstruit entre 1546 et 1552 pour Olivier de Chahannay, curé de Saint-Georges-du-Rosay.

En 1656, le presbytère était composé d'une grande maison, remaniée depuis peu pour le curé Philippe Muserotte (mention de la construction de l'escalier et de croisées), de communs et de parties agricoles (grange, petite grange, écurie, carrie à porcs), ainsi que d'une cour, de deux jardins, d'un verger et d'une vigne. L'édifice, clos de murs à refaire ou achever, était accessible par un portail à porte charretière couverte d'un arc en pierre de taille et porte piétonne.

En 1751, au décès de Gabriel René de Vimeur de Rochambeau, curé et seigneur de la paroisse de Saint-Georges-du-Rosay, le logis, les communs et les parties agricoles (grange deux pressoirs, deux écuries, étable), étaient répartis entre une cour et une basse-cour. Le rez-de-chaussée du logis était distribué en salle, vestibule, chambre, bibliothèque donnant sur le jardin, cuisine avec office, accessible depuis la salle par un corridor, trois chambres de domestiques, boulangerie et fruiterie. L'étage comptait trois chambres principales et une secondaire distribuées par un corridor. Les éléments de décor les plus remarquables étaient dans le vestibule (tapisserie en treillis peint représentant les quatre saisons) et dans la salle (garniture de cheminée en porceline en seize pièces, six pièces en porceline au dessus de la porte de la salle et cinq tableaux encadrés représentant la famille de Rochambeau). Les trumeaux des cheminées de l'étage étaient garnis de miroirs ou de tableaux.

En 1827, la grange et une partie de la basse-cour furent soustrait du fonds, propriété communale, pour être converties en école de filles. D'après diverses descriptions du milieu du XIXe siècle et une photographie de la limite des XIXe et XXe siècles, le presbytère, établi sur un fonds de trois parcelles (cour, jardins d'agrément et potager), consistait alors en un grand bâtiment composé de quatre corps :

Le principal corps, dénommé Grand Presbytère, long de 17 m et large de 7, 30 m, était construit en murs couronnés d'entablements en pierre de taille. Il comptait un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et trois travées de baies à chambranles en briques et en pierres. La porte d'entrée sur la cour était couronnée d'un fronton curviligne. Le toit à longs pans, à pignons découverts à rampants en pierre de taille assisés, était couvert de tuiles. Ce corps de bâtiment était accessible par un perron en grès à deux volées droites et était flanqué de deux corps de communs. Le Petit Presbytère, autre corps de logis ou pavillon sur le même alignement que les précédents, était supposé construit avant le commencement de la Première Révolution. Il était distribué en salon, chambre au-dessus et cabinet (ou en simple rez-de-chaussée selon une autre description), avec cuisine au bout bâtie après coup.

Entre 1853 et 1856, les communs et parties agricoles dans la cour furent détruits et le Grand Presbytère, inhabitable, fut réparé et remanié par Auguste Beldent, entrepreneur à Bonnétable, sur les plans de l'architecte manceau Lechesne (reprise des maçonnerie et notamment des chambranles de baies et briques et en pierre de taille, remaniement de la distribution, création de nouvelles cheminées en marbres à foyer Rumford, nouvel escalier tournant en chêne). En 1882, trois fenêtres nouvelles furent percées.

En 1949, l'acte de vente par la commune du presbytère, alors désaffecté, mentionnait encore les deux corps de logis, partiellement démolis peu après. La partie subsistante fut remaniée dans le dernier quart du XXe siècle.

Synthèse

Le presbytère de Saint-Georges-du-Rosay, probablement construit au milieu du XVIe siècle (Grand Presbytère à pignons découverts à rampants assisés), fut remanié dans le 2e quart du XVIIe siècle (escalier), dans la première moitié du XVIIIe siècle (fronton de la porte d'entrée, construction du Petit Presbytère) et à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle. Détruit pour l'essentiel au milieu du XXe siècle, il n'en subsiste que la partie gauche,correspondant à la travée gauche du Grand Presbytère, très remaniée (fenêtre de l'étage bouchée, destruction du rampant de pignon en pierre de taille) et au corps de communs accoté surélevé d'un étage carré (?) ou bien au petit presbytère. Les parcelles de l'ancien jardin ont été lotis dans le dernier quart du XXe siècle.

Des menuiseries du XVIIIe siècle (portes intérieures) ont été réemployées dans le dernier quart du XXe siècle dans le logis de la ferme de Bienyvienne.

Période(s)Principale : 2e moitié 15e siècle , daté par source , (?)
Principale : 2e quart 17e siècle , daté par source
Principale : 18e siècle , daté par tradition orale
Secondaire : milieu 19e siècle , daté par source
Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source
Dates

Le bâtiment à étage carré est en maçonnerie enduite et couvert d'un toit à longs pans avec une croupe à gauche. Il est flanqué à gauche d'une remise en appentis. La grange aux dîmes, aujourd'hui sur un fonds séparé, a été étudiée.

Mursmaçonnerie enduit
Toittuile plate
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans croupe
appentis
État de conservationvestiges
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Sarthe : 157 AC 41. Archives communales déposées de Saint-Georges-du-Rosay. Église et presbytère : consolidation et réparation, devis rapports, PV d'adjudication et de réception, plan. 1837-1873.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 157 AC 41
  • B. 689. Apposition de scellés et inventaire au presbytère de Saint-Georges-du-Rosay après le décès du curé Gabriel-René de Vimeur de Rochambeau. 1751.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : B 689
  • Archives départementales de la Sarthe ; 7 F 27. Tuffé : archéologie, histoire paroissiale. Généalogie des seigneurs de Chéronne à Tuffé par Samuel Menjot d'Elbenne.

  • AD Sarthe : 13 F 2357. Saint-Georges-du Rosay. Fabrique, délibérations. 1811, 17 février-1817, 7 octobre

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 13 F 2357
  • Archives départementales de la Sarthe. 13 F 2358. Saint-Georges-du-Rosay. Fabrique, délibérations. 1829-1859.

  • AD Sarthe : 13 F 2368. Saint-Georges-du-Rosay. Fabriques. Biens et revenus. 1324 (copie) - 1851.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 13 F 2368
  • AD Sarthe : 13 F 2368. Saint-Georges-du-Rosay. Fabriques. Biens, revenus, charges, inventaires. 1825-1906.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 13 F 2369
  • AD Sarthe : 2 O 287/6. SAINT-GEORGES-DU-ROSAY. Bâtiments communaux. Eglises : travaux, restauration (1837-1933). Presbytère :réparations, aliénation, location avec plan de 1853 (1813-1938).

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 2 O 287/6
  • AD Sarthe : 5 V 232. Comptes puis comptes de gestion de la fabrique de Saint-Georges-du-Rosay. 1813-1906.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 5 V 232
  • Archives départementales de la Sarthe. 3 P 285/13. Etat de section du plan cadastral de Saint-Georges-du-Rosay. 1836.

  • AD Sarthe : 2 Z 359. SOUS-PRECTURE DE MAMERS. Contrôle de l'administration et des travaux communaux de Saint-Georges-du-Rosay. An XII - 1940.

    Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : 2 Z 359
  • Presbytère, école de jeunes filles, bureau de poste. XIXe et XXe siècles.

    Archives communales, Saint-Georges-du-Rosay
Documents figurés
  • AD Sarthe : PC/285. Plan cadastral de la commune de Saint-Georges-du-Rosay, 1835.

    section C1 Archives départementales de la Sarthe, Le Mans : PC/285
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