Dossier d’œuvre architecture IA72001697 | Réalisé par
  • inventaire topographique
La Miloudière, manoir (?) puis ferme, actuellement maison.
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Maine 301 - Bonnétable
  • Commune Saint-Georges-du-Rosay
  • Lieu-dit Miloudière (La)
  • Cadastre 1835 A 186-189  ; 2014 A 43
  • Dénominations
    ferme, manoir
  • Destinations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, logement, porcherie, étable, remise

Données historiques.

En 1724, Jacques de Cassini, seigneur de Thury, rendit aveu à la châtellenie de Saint-Georges-du-Rosay pour une partie du lieu de La Miloudière, consistant en aistrise, maisons, grange, pressouer, etable et fuye à pigeons, puits et mare, closeau, jardins, vergers, prés et terres. L'ensemble était qualifié de fief en 1753.

Plusieurs fois décrit entre 1774 et 1789, le lieu et métairie comptait alors cinq bâtiments, l'un distribué en logis, cellier et fournil, avec grenier sur le tout et laiterie avec fuye ou colombier au-dessus, et les quatre autres en grange contenant la batterie, bergerie, remise (dit aussi logereau ou hangard), étables (une petite, une à vaches, une à bœufs jouxtant la remise), écurie sous le même toit que l'une d'entre-elles, et toit à porcs. La cour comprenait la mare et la fosse à engrais, les jardins étaient clos de palissades et de haies. Sauf une partie du logis, construit en murs, le gros-oeuvre était en pan-de-bois hourdé de terrasse, et les pignons essentés d'arcelets. La remise était soutenue par des poteaux (six en 1776, trois en 1782). Les toits à porcs et la fuie portée par des soliveaux au-dessus du grenier de la laiterie, en laquelle sont les pots à pigeons, étaient clos de carreaux de bois. Les couvertures en bardeaux furent partiellement reprises en tuiles avant 1784.

Le logis était distribué en deux pièces dont l'une chauffée, éclairées chacune par une fenêtre côté cour et une autre côté jardin. Les sols étaient pavés de petits carreaux de terre cuite (chambre à cheminée, grenier au-dessus du logis) parfois mêlés de briques (laiterie) ou simplement en terre battue (chambre froide, cellier, fournil). Les pièces étaient équipées de placard muraux, dont l'un dans le fournil garni d'une pierre plate et de trois carreaux servant de planches le tout tenant à mortier (1782). Les greniers étaient desservis depuis la chambre froide par un escalier en charpente et depuis le cellier par une échelle de meunier.

Avant 1824, trois toits à porcs en carreaux et en murs furent adossés au logis, et la chambre froide partiellement divisée par un plancher afin de créer un petit grenier. A cette date, il est précisé que la porte charretière de la grange était précédée d'un balet sur deux poteaux et murs et que la remise était close de mauvaise haie formée de branchages, si ce n'est … un bout torchisé. La fuie n'est alors plus mentionnée.

En 1835, la ferme ne comptait plus que quatre bâtiments. Deux ont été détruits vers 2005, les deux autres, en mauvais état, sont en cours de restauration.

Synthèse

Ancien fief relevant de la châtellenie de Saint-Georges-du-Rosay, La Miloudière n'était déjà plus qu'une ferme en 1724. Elle fut la propriété avant cette date et jusqu'en 1774 de Jacques de Cassini (Cassini II) puis de Dominique-Jean de Cassini (Cassini IV).

La datation du logis en moellons de grès est incertaine. Il peut s'agir d'une construction ancienne remaniée entre 1532 et 1542, époque de la mise en œuvre de la charpente à pannes sous chevrons porteurs et du plancher, ou bien d'une construction homogène édifiée à cette période, le fruit contrebutant le pignon à cheminée particulièrement haut et aigu. La pièce unique à cheminée fut divisée avant 1774 en trois pièces dont deux froides, celle de gauche renfermant l'escalier donnant accès au comble et le petit grenier mentionné en 1824. Ces aménagements ont disparu, de même que le refend divisant la pièce à cheminée au 2/3 de sa profondeur. La cheminée a également été remaniée (absence de trémie). Les boulins ménagés dans le pignon droit sont les vestiges du pigeonnier mentionné en 1724. Il s'agissait probablement d'une construction légère édifiée au-dessus du comble de l'ancienne laiterie adossée au pignon. Cette dernière fut remplacée vers le milieu du XIXe siècle par la porcherie, une nouvelle laiterie fut adossée au mur gouttereau postérieur, la porcherie adossée au mur pignon et les fenêtres du logis élargies. Le fournil et cellier en pan-de-bois, peut-être ancien logement de fermier déclassé, semble postérieur au logis (charpente à pannes reposant sur des cales) et peut dater du XVIIe siècle. A l'intérieur, le placard à chambranles de briques avec évier correspond à celui décrit en 1782. L'escalier donnant accès au comble est sans doute un réemploi du XIXe siècle de celui qui existait dans la pièce froide du logis. La grange en pan-de-bois fut probablement édifiée vers 1601-1614, en réemployant plusieurs pièces de charpente provenant d'un bâtiment édifié vers 1436-1461. Du couvert ou porche protégeant la porte charretière ne subsistent que les mortaises pratiquées dans les poteaux d'huisserie. L'étable (bergerie?) sous même faîte à droite semble ajoutée dans un second temps et la charpente plusieurs fois remaniée. La remise en pan-de-bois et son bas-côté droit, disparus, étaient probablement la remise et l'étable aux bœufs mentionnées en 1776. Le bas-côté gauche ne datait que du XIXe siècle (maçonnerie de briques). Les étables qui existaient avant 2005 en retour d'équerre de la grange n'ont été vu qu'en ruines et n'ont pas pu être datées.

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 16e siècle , datation par dendrochronologie
    • Principale : 1er quart 17e siècle , datation par dendrochronologie
    • Principale : Temps modernes
    • Secondaire : Temps modernes
    • Principale : milieu 19e siècle
  • Dates
    • 1642, datation par dendrochronologie
    • 1614, datation par dendrochronologie
  • Auteur(s)

La ferme comprend deux bâtiments en vis-à-vis. Le premier est composé d'un corps principal à usage de logis, flanqué à gauche du fournil, à droite de la porcherie et à l'arrière de la laiterie, les deux derniers en appentis. Le second regroupe grange et étable sous même faîte.

Le logis, la porcherie et la laiterie sont construits en moellons de grès avec chaines d'angle en grès et partie en briques (laiterie), le fournil est en en pan-de-bois, la grange-étable en pan-de-bois (élévation antérieure) et en moellons enduis (élévation postérieure, partie gauche refaite en 2014). Les chambranles des baies sont en calcaire ou en briques et bois (porcherie).

Le logis est couvert d'une charpente à pannes sous chevrons porteurs. Il est distribué en deux pièces dont celle de droite avec cheminée engagée. L'accès aux greniers situés dans le comble se fait par une échelle de meunier située dans le fournil.

  • Murs
    • grès moellon enduit partiel
    • bois pan de bois enduit partiel
    • brique enduit
  • Toits
    tuile plate
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
  • Escaliers
    • escalier intérieur : échelle en charpente
  • État de conservation
    mauvais état
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • armoiries
  • Précision représentations

    L'armoirie est sculptée sur le linteau de la porte du logis. Difficilement lisible, elle porte deux fermaux (?) au chef et une rose (?) en pointe. Elle n'a pas été identifiée.

  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 285/13. Etat de section du plan cadastral de Saint-Georges-du-Rosay. 1836.

  • Archives privées de La Miloudière à Saint-Georges-du-Rosay. (Collection particulière).

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Saint-Georges-du-Rosay. 1835. (Archives départementales de la Sarthe ; PC 285).

    section A1
Date d'enquête 2013 ; Date(s) de rédaction 2014
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général