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Îlot 4, rue Docteur-Colomb ; rue Pitre-Chevalier ; rue Eugène-Durand ; rue Florent-Gariou, Paimbœuf

Dossier IA44004568 réalisé en 2004

Fiche

Dénominationsîlot
Aire d'étude et cantonPaimbœuf (commune)
AdresseCommune : Paimbœuf
Adresse : rue, Docteur-Colomb , rue, Pitre-Chevalier , rue, Eugène-Durand , rue
Florent-Gariou
Cadastre : 1810 215 à 232 ; 1999 A 2ème feuille 237 à 245 ; 249 251; 257 ; 259 ; 263, 264 ; 950 ; 980 ; 1026 ; 1039 1040 ; 1143 ; 1258 1259 ; 1304 à 1307 ; 1426 ; 1515 ; 1614 à 1621 ; 176 , 1761 ; 1769 à 1774 ; 1807 1808 ; 1817 ; 2057 ; 2074 2075

L'îlot 4 limité par les rues Docteur-Colomb, Pitre-Chevalier, Eugène-Durand, et Florent-Gariou est, au début du XVIIIe siècle, constitué de deux prés entourés de haies et de fossés situés en face de la rade des Quatre Amarres : le grand pré haut en aval et le petit pré haut en amont. La contraction des deux donnera le Preau, nom sous lequel l'ensemble est désigné sur les plans. Le grand pré haut dont la façade sur la rue au sud correspondait approximativement à la séquence située entre la rue Eugène-Durand et le n° 29 rue Pitre-Chevalier est utilisé à partir de 1704, et ce, pour une trentaine d'années, pour le dépôt de matériaux (essentiellement des pierres) destinés à lester les navires ; il remplaçait le dépôt autorisé en rive, depuis 1659 par le duc de Retz, en amont de l'actuel quai Libert. La ville de Nantes avait obtenu du duc, Pierre de Gondi, la concession du terrain à usage exclusif du lestage ou délestage des navires contre une rente ; l'hôpital général de Nantes, dit le Sanitat, en avait la charge. A partir de 1734, le dépôt du lest sous l'impulsion de (de) Lafite qui en assurait la régie pour le Sanitat, va peu à peu quitter le Preau et regagner le site originel situé en amont. Le terrain, alors sans affectation, encombré de pierres, est convoité en 1749 par l'armateur nantais Guillaume Grou, alors sous-maire de Nantes, qui souhaite l'acquérir du duc de Villeroy pour y construire des magasins. La demande n'a pas eu de suite et le projet remplacé par un projet de halles dont la construction est attestée au cours du troisième quart du XVIIIe siècle. Un cimetière dit des Hollandais est mentionné sans précision à l'est. Le petit pré haut, actuellement limité à l'est par la rue Docteur-Colomb, est divisé et arrenté par le duc de Villeroy au mois de janvier et avril 1723, d'amont vers l'aval, à Pierre Le roy et à François Charpentier ; ce dernier est également locataire de la vasière en rive. Une voie en impasse, entrée de l'actuelle rue Docteur-Colomb interrompait la régularité de l'alignement sur la voie parallèle au fleuve. Sur cette dernière ont été construites neuf petites maisons ou magasins signalés sur le plan dressé par l'architecte Jacques-André Portail en 1730 et sur le plan figuré de Paimbœuf en 1749 ; maisons de rapport, elles sont vendues en un seul lot en 1740 par le négociant nantais d'origine irlandaise, Etienne O'Riordan, au constructeur de navires Norbert Bronais. Une seule maison située à l'angle des rues du Docteur-Colomb et Pitre-Chevalier (n° 9) demeure et témoigne aujourd'hui de leurs gabarits. Elle comprenait, à l'origine, une boutique sous arcade au rez-de-chaussée visible sur les cartes postales de la 1ère moitié du XXe siècle (voir illustration)La rue Pitre-Chevalier au début du XXe siècle, de l'aval vers l'amont.La rue Pitre-Chevalier au début du XXe siècle, de l'aval vers l'amont.. Il est précisé dans un acte de vente de 1782 qu'à l'ouest de la maison (n° 9) un grand portail donnait accès à la cour ; ce dernier est représenté sur le plan figuré de Paimbœuf en 1749 ; il a été depuis remplacé par la maison n° 13. Le dernier quart du XVIIIe siècle voit la reconstruction, au nord-est de l'îlot, de maisons sur trois niveaux du n° 13 au n° 17 rue Pitre-Chevalier et la disparition progressive des premières construites. En 1817, la parcelle 222 (premier cadastre) est encore, de l'ouest vers l'est, entre les mains des propriétaires imposés dans la dernière décennie du XVIIIe siècle : les héritiers Rochet, capitaine de navire (six maisons datant de la première campagne de construction), Colomb, menuisier (n° 17), la veuve Bourgeois, constructeur de navire (n° 15), Affilé, cordier (au fond de l'allée située entre les n° 15 et n° 17) et Eline, boulanger (9, 13 rue Pitre-Chevalier, plus une douzaine de petites maisons de rapport en retour sur l'actuelle rue Docteur Colomb dite alors rue de l'Union). Au sud-ouest de la rue du Docteur-Colomb, les maisons basses d'une seule pièce à feu datent des années 1780 (n° 16 à 28), les maisons situées au nord-ouest (n° 2 à 14) ont été surélevées ou reconstruites dans la 2e moitié du XIXe et au XXe siècle. Dans le quatrième quart du XIXe siècle, la partie occidentale du terrain du Preau comprise entre l'allée des Genêts et les rues Durand et Gariou, occupée successivement par le dépôt du lest, les halles et une minoterie, va voir l'implantation de hangars ferroviaires, pour le compte de la société Hailaust et Gutzeit au-dessus des voies desservant le port (voir illustration)Vue d'ensemble vers la Loire autour de 1950.Vue d'ensemble vers la Loire autour de 1950.. La destruction du réseau a permis dans la deuxième moitié du XXe siècle, le dessin d'un lotissement entre l'allée des Genêts et les rues Gariou et Durand et, au centre, l'élévation d'un ensemble d'immeubles à logements, la cité des Ajoncs, dont le programme conduit par l'architecte Devorsine en 1974, comportait deux opérations : l'une de huit immeubles associés par deux ou trois, couverts en tuile ; la seconde de deux ensembles distincts de trois étages (ensemble dirigé par l'OPAC).

Période(s)Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Notes et mémoires concernant la propriété du terrain dit le Preau ayant accueilli les dépôts du lest dans la première moitié du 18e siècle. 1659-1784.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 1 E 758
  • Etude de Me Trastour. Minutes d'aveu rendu à Marie-François de Bruc par Mathieu Denis constructeur de navires, tuteur de la fille de Norbert Bronais, sur neuf pièces basses donnant sur la grande rue, un grand portail à l'est, un autre à l'ouest, plusieurs pièces hautes et une grande cour au sud ; borné à l'est par la maison, cour et jardin appartenant à Gilbert, Plaud et Mathieu Denis. 24 décembre 1778.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 4 E 91/9
  • AC Paimbœuf. Registre de la contribution foncière. Section du haut Paimbœuf. Art. 50 à 55. 1791.

    Archives communales, Paimbœuf
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Lelièvre Françoise
Françoise Lelièvre

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.


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