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Hôtel de voyageurs du Bœuf-Couronné, puis du Lion-d'Or, actuellement maison, 1 place du Mail, Montsoreau

Dossier IA49010699 inclus dans Montsoreau : présentation de la commune réalisé en 2010

Fiche

En tant qu'ancien hôtel de voyageur, cet édifice est notable, dans la mesure où il traduit, dès le dernier tiers du XIXe siècle le transfert de centralité que connaît Montsoreau au profit de l'actuelle place du Mail, carrefour de la nouvelle route de Loire et de la route filant au sud vers Fontevraud-l'Abbaye et le Poitou. Par ailleurs, il perpétue une ancienne activité hôtelière du bourg de Montsoreau, au moment de son renouvellement. En effet, la commune fut un traditionnel point de franchissement de Loire et de rupture de charge entre commerce fluvial et commerce terrestre où marchands et voyageurs affluaient. Mais, avec le repli économique et le déclin de la navigation de Loire, l'orientation se fit progressivement, dès la fin du XIXe siècle, vers une clientèle liée à la villégiature et au tourisme culturel.

Malgré sa réaffectation, l'édifice conserve des éléments (allure générale et amortissement de lucarne à l'effigie du félin) qui attestent de son passé d'hôtel de voyageurs.

Appellationsdu Bœuf-Couronné, du Lion-d'Or
Destinationsmaison, magasin de commerce, restaurant
Dénominationshôtel de voyageurs
Aire d'étude et cantonFontevraud-l'Abbaye - Montsoreau - Saumur-Sud
AdresseCommune : Montsoreau
Adresse : 1 place du
Mail
Cadastre : 2009 E 68

Cet édifice a été élevé sur un secteur de Montsoreau qui ne fut constructible qu'à la suite de la réalisation de la route de Loire, dont les travaux furent menés entre 1829 et 1833. Le tracé de cette voie, en effet, s'accompagna du rattachement définitif de l'Île de Rest aux berges de la rive gauche du fleuve et du comblement de la boire qui l'en séparait.

Peu après l'établissement de la route, c'est en ce lieu que bordait autrefois la boire, qu'Étienne Revesche, marinier, acquiert des parcelles, alors pâtures et saulaies de ce qui était auparavant la tête de l'île. C'est là, désormais au carrefour de la route de Loire et de la route de Montsoreau à Fontevraud et à faible distance d'un port de Loire, qu'entre 1838 et 1840 il édifie une bâtisse vraisemblablement à l'origine simple maison. Elle passe dès 1843 à François Vincent, aubergiste, qui est sans doute à l'origine de l'affectation du bâtiment à une activité d'hôtellerie. Parmi les propriétaires suivants, on compte également de 1854 à 1859 Auguste-Pierre Guyard, maître-d'hôtel, qui semble posséder un bâtiment déjà agrandi une première fois. En 1864, René Jacquelin, présenté comme sabotier, aubergiste, marchand de bois et négociant, fait l'acquisition du bâtiment, alors désigné comme auberge à l'enseigne du Bœuf couronné. Le nouveau propriétaire remanie le bâtiment à plusieurs reprises et ce n'est que vers 1898-1900 que l'édifice, devenu hôtel du Lion d'Or, prend son allure actuelle, proposant une façade homogénéisée de part et d'autre de l'angle à pan coupé (lui-même déjà présent depuis l'origine, sans doute) qui marque le carrefour des deux voies.

Demeuré hôtel une grande partie du XXe siècle, le bâtiment fut progressivement transformé : il est aujourd'hui divisé entre des espaces réservés à l'habitation et d'autres liés à des activités commerciales (bar-tabac-presse et restaurant).

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu attribution par source
Personnalité : Revesche Etienne commanditaire attribution par source
Personnalité : Jacquelin René commanditaire attribution par source

L'hôtel du Lion d'Or est un bâtiment d'angle, doté d'un étage-carré et d'un comble à surcroît. Il est construit en moyen appareil de tuffeau et couvert d'ardoises.

Le rez-de-chaussée à été remanié, ainsi que la distribution intérieure, mais le traitement général des façades reste perceptible.

L'élévation est sobrement animée de baies à chambranle saillant, d'un bandeau de niveau et d'un encadrement en léger ressaut.

Le pan coupé, qui accueille l'entrée, est particulièrement mis en valeur, avec à l'étage-carré un encadrement de baie à fasces et un dessus de fenêtre orné d'un relief de rinceaux sculptés surmonté d'une corniche sur modillons à volutes et triglyphes ; à l'étage de comble à surcroît, une lucarne, aux amples ailerons à volutes, est couverte d'un linteau gravé des mots AU LION D'OR et amortie d'une ronde-bosse à l'effigie d'un lion allongé.

La façade sur Loire, au nord, compte trois travées dont l'axiale comporte un balcon à l'étage-carré.

Une corniche à denticules règne sur les trois façades.

Le rez-de-chaussée accueillait les espaces utilitaires et de réception, les chambres de l'hôtel étaient situées à l'étage-carré. En façade postérieure se trouvaient des dépendances (écuries, remise), accessibles par un passage latéral.

Mursenduit
moyen appareil
Toitardoise
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier intérieur
Techniquessculpture
Précision représentations

Lion en ronde-bosse en amortissement de lucarne.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Mainet-et-Loire. 4 Q 13929. Domaines, enregistrement, hypothèques. Transcription n°6, acquisition d'une maison servant d'auberge par René Jacquelin (1864).

  • AC Montsoreau. Non coté. Voirie, alignement. Arrêtés d'alignements sur une construction appartenant à M. Jacquelin (1871, 1898).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de Maine-et-Loire - Conservation départementale du patrimoine - Stalder Florian