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Four banal (disparu), puis ferme, actuellement maison ; 4 rue de Millé

Dossier IA85002732 réalisé en 2020

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, jardin, grange, étable, puits
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Maillé
Lieu-dit : Bourg
Adresse : 4 rue
de Millé
Cadastre : 1835 B 1319 ; 2020 B 777

Le four banal seigneurial, propriété de l'évêque de Maillezais-La Rochelle, se trouvait ici jusqu'à la Révolution. Il est encore mentionné sur le plan cadastral de 1835, dans le prolongement nord des bâtiments actuels. Le plan montre aussi que le site était reliée, à l'ouest, à la Jeune Autise par une chaussée (actuelle rue de Millé) longée par un cours d'eau qui, élargi sans doute au XIXe siècle, a constitué jusqu'au milieu du XXe un port appelé le port du Four.

Dépendance de la seigneurie de Maillé, le four banal fait par exemple partie des dépendances seigneuriales affermées le 20 novembre 1784 par l'évêque de La Rochelle à Venant Gaudicheau, marchand à Fontenay-le-Comte, et son épouse Françoise Denfer. Saisi comme bien national à la Révolution, le four banal est vendu aux enchères le 16 avril 1792. Il touche alors, au sud, au port "de l'Egage", à l'est à Louis Babin, "un sentier entre deux", et, au nord, au pré du sieur Jean Quoy qui s'en porte acquéreur pour 800 livres.

Jean Quoy (1758-1817), chirurgien à Maillé, demeure probablement près de là (10 rue du Four), dans la maison qui a dû appartenir à ses parents, Dominique Quoy et Anne Guérin. Il est le père du chirurgien de marine et scientifique Jean René Constant Quoy. Le "ci-devant four banal" fait toutefois partie des biens mentionnés en 1820 dans le testament de la sœur de Jean Quoy, Jeanne Anne Quoy, veuve de Joseph Constantin, bourgeoise à Fontenay-le-Comte. Parmi ses biens (dont la maison paternelle ou encore la Pichonnière), elle lègue l'ancien four banal à sa fille Hélène Perside Constantin, épouse de Philippe Audigé, ancien notaire à Niort, demeurant désormais à Maillé.

Les 25 mars 1834 et 23 avril 1835, Hélène Perside Constantin et ses fils, Philippe Audigé fils, alors étudiant en médecine à Montpellier, et Jules, sans profession, demeurant à Maillé, font le partage de biens restés indivis entre eux depuis le testament de leur mère et grand-mère. L'ancien four banal est alors attribué à Philippe Audigé fils qui deviendra médecin à Ardin, près de Niort. Le bâtiment confronte alors, au sud, à la rue et au port du Four et, au nord, au pré des Egageries, également compris dans la succession Quoy-Constantin et qui, lui-même, touche, au nord, au marais communal de Saint-Nicolas. Le plan cadastral de 1835 montre l'ancien four banal, prolongeant au nord un bâtiment de ferme. Le tout appartient à Philippe Audigé. La ferme passe ensuite au fils de ce dernier, Marie Jacques Emilien Audigé, notaire, demeurant à Poitiers puis à Ardin, époux de Henriette Régnault, qui la fait reconstruite en 1879. Elle prend alors probablement l'essentiel de son aspect actuel, l'ancien four banal disparaissant définitivement. Toujours appelée, toutefois, "la propriété du four banal", elle est vendue en 1899 par les héritiers Audigé à Xavier Mounier, cultivateur, et son épouse Alexandrine Gousseau.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle

L'ancienne ferme s'étire le long d'une impasse qui relie le bourg, via la rue de Millé, aux jardins qui se trouvent au nord, au nord de la Jeune Autise. Elle comprend un logis, au sud, et des dépendances (dont une étable, avec des vestiges de mangeoires) en partie remaniées et reconstruites, au nord. Un puits avec pompe en métal prend place de l'autre côté de l'impasse, à l'est. Le logis présente en façade une travée d'ouvertures et deux baies au rez-de-chaussée. Les appuis des baies sont saillants.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étagesrez-de-chaussée, étage en surcroît
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme de plan allongé ; 1/2
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 37/747. 1899, 22 décembre : vente de la propriété du four banal, à Maillé, par Charles Delisle, avocat, époux de Marie Jeanne Alice Audigé, et Charles Duchaine, avocat, époux de Marie Thérèse Audigé, à Xavier Mounier et Alexandrine Gousseau.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 40/27-1. 1784, 20 novembre : bail à ferme de la seigneurie de Maillé par l'évêque de La Rochelle à Venant Gaudicheau et Françoise Denfer.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 P 1460 à 1465, 3578, 3579 (complétés par les registres conservés en mairie). 1836-1914 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Maillé.

  • Archives départementales de la Vendée ; 1 Q 562-6. 1792, 16 avril : vente comme bien national du four banal de Maillé.

  • Archives départementales de la Vendée ; 2 Q 3756. 1835, 16 juin : enregistrement et transcription d'un acte de partage sous seing privé de biens indivis entre Philippe et Jules Audigé.

  • Archives départementales de la Vendée ; 2 Q 6409. 1820, 21 octobre : enregistrement et transcription du testament de Jeanne Anne Quoy, veuve de Joseph Constantin.

  • Archives départementales de la Vendée ; 2 Q 6411. 1834, 27 mars : enregistrement et transcription d'un acte sous seing privé portant partage de biens indivis entre Hélène Perside Constantin épouse Audigé et ses fils Philippe et Jules Audigé.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Maillé, 1835. (Archives départementales de la Vendée ; 3 P 132 ; complété par l'exemplaire conservé en mairie).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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