Logo ={0} - Retour à l'accueil

Ferme, métairie de la Roulière

Dossier IA85001820 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénominationmétairie
AppellationsLa Roulière
Parties constituantes non étudiéesétable, grange, hangar agricole, pigeonnier
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonLuçon (commune) - Luçon
AdresseCommune : Luçon
Lieu-dit : la Roulière
Cadastre : 1816 B 348-360 ; 1845 D 366-373 ; 2005 0D 381-387, 399, 402, 454, 498

La métairie de la Roulière comprenait autrefois la Grande Roulière et, plus au sud, la Petite Roulière. Lors de la levée des cadastres de 1816 et 1845, la Grande et la Petite Roulière appartenaient à la famille Chevallereau, domiciliée à Sainte-Hermine. Les bâtiments actuels semblent dater des XIXe et XXe siècles, mais il est possible que les deux granges-étables comportent des éléments du XVIIIe. Entre 1874 et 1877, des modifications sont entreprises par la famille Gendronneau : la Petite Roulière est détruite par Pierre Gendronneau en 1874 et François Gendronneau agrandit la Grande Roulière en 1877 ; tout particulièrement, il replace l'ancienne étable de la Petite Roulière (qui avait seulement été démontée) au sud des bâtiments de la Grande Roulière, en l'augmentant de surface et en la rehaussant. Vers la fin du deuxième quart du XXe siècle - selon le témoignage de plusieurs Luçonnais - le propriétaire, l'architecte Alexandre Piard, construisit un pigeonnier et un hangar en béton, de facture intéressante. C'est également lui qui édifia une maison moderne au sud de l'ancienne ; il y a notamment replacé le linteau d'une cheminée en pierre du XVIIIe siècle, provenant de sa maison 10-12, rue du Petit-Pavé, à Luçon. Sous l'Ancien Régime, l'existence d'un prieuré de Sainte-Catherine de la Roulière et d'un fief ou seigneurie de la Grande Roulière mérite quelques précisions. Le prieuré (dans le sens de bénéfice ecclésiastique) de Sainte-Catherine de la Roulière était desservi dans l'église Saint-Mathurin de Luçon ; il consistait essentiellement en la métairie de la Petite Roulière, le prieur étant un ecclésiastique qui louait la métairie. Quant au fief de la Grande Roulière, son siège n'était pas la métairie de la Grande Roulière, mais une maison de Luçon, précisément située rue de la Roulière. Ce fief était très important ; de nombreuses propriétés bâties ou non, répertoriées dans 212 articles, en ressortissaient, notamment des terres du prieuré Sainte-Catherine de la Roulière. Son dernier seigneur, à la Révolution, était le chanoine Abraham Laurent Chevallereau. Curieusement, nous ignorons si la métairie de la Grande Roulière ressortissait ou non de ce fief.

Remploi provenant deCommune : Luçon Adresse : 10-12 rue du Petit-Pavé
Période(s)Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1877, daté par source, daté par tradition orale
Auteur(s)Auteur : Piard Alexandre architecte attribution par tradition orale

L'ancienne maison est construite en moellons de calcaire enduits et couverte d'un toit à longs pans en tuiles creuses. Elle possède un étage de comble desservi par un escalier extérieur en pierre, à une volée droite. Les deux granges-étables sont construites en moellons de calcaire et couvertes de toits à longs pans, autrefois en tuiles creuses et actuellement en tôle. L'ensemble formé par le pigeonnier et le hangar est édifié en parpaings de béton et couvert en tuiles plates, d'un toit en pavillon pour le pigeonnier, d'un toit à longs pans à une croupe pour le hangar. Le pigeonnier comporte un logement agricole surmonté d'un réservoir à eau, lui-même surmonté du pigeonnier proprement dit.

Murscalcaire
béton
enduit partiel
moellon
parpaing de béton
Toittuile creuse, tuile plate
Étagesétage de comble
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Escaliersescalier hors-œuvre : escalier en équerre en maçonnerie

L'ensemble formé par le pigeonnier et le hangar est remarquable par son originalité, resitué dans le contexte de l'architecture luçonnaise, et par la manière dont il marque le paysage.

Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablespigeonnier

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 2 G 93 (archives du chapître de la cathédrale de Luçon) :

    - Le 23 mai 1693 : bail emphythéotique accordé par le bénéficiaire du prieuré, le chanoine parisien Jean Cramoisy, au notaire luçonnais Simon Bourdeau. Le prieuré - consistant essentiellement en la métairie de la Petite Roulière - dépend alors de l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm. Le bail est accordé à Simon Bourdeau à la condition qu'il remette les bâtiments en bon état ; les terres sont constamment inondées et les bâtiments délabrés au point que les revenus de la ferme ne peuvent plus financer les messes devant être dites à l'église paroissiale Saint-Mathurin de Luçon. - Le 21 juillet 1788 : procès-verbal d'expertise des bâtiments, à la demande du bénéficiaire, le chanoine Villoing, suite au décès du prieur précédent, Pierre Noël du Peyrat ; l'acte est passé "à la maison priorale dudit prieuré de Sainte-Catherine de la Roulière, sise au lieu appelé la Petite Roulière, paroisse Saint-Mathurin de Luçon". Les experts sont l'architecte Jacques Durand et Antoine Geay. Les bâtiments de la métairie, en mauvais état, sont énumérés ainsi : grange, fournil, chambres, cellier, toits à brebis, greniers, toits à cochons et puits.

  • Archives départementales de la Vendée ; 1 E 271, 1 E 1015, 1 E 1024-1026. Aveux du fief de la Grande Roulière aux XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 P 1413. Matrices du cadastre de 1845, en particulier le Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans la contenance et les revenus portés sur les matrices cadastrales. - En 1874 pour la parcelle D 373 : mention de démolition pour Pierre Gendronneau, faite en 1874 ; il s'agit de la Petite Roulière. - En 1880 pour la parcelle D 369 : mention d'augmentation de construction pour François Gendronneau, achevée en 1877 ; il s'agit de la Grande Roulière.

Documents figurés
  • Plan cadastral de 1816. (Archives départementales de la Vendée ; E dépôt 128, 1 G 3).

  • Plan cadastral de 1845. Dessin aquarellé. (Archives départementales de la Vendée ; E dépôt 128, 1 G 8).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général - Réau Marie-Thérèse