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Ferme, métairie de Bénévole

Dossier IA85001806 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénominationmétairie
AppellationsBénévole
Parties constituantes non étudiéesétable à vaches, étable à chevaux, grange, pigeonnier, communs, bûcher, poulailler
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonLuçon (commune) - Luçon
AdresseCommune : Luçon
Lieu-dit : Bénévole
Cadastre : 1816 B 148 ; 1845 D 133 ; 2005 0D 84, 391, 418, 420, 421, 482-487

Au XVIIIe siècle, la métairie de Bénévole appartenait à la famille de Loynes de la Coudraye. A la Révolution, elle est mise en vente comme bien national provenant du chevalier de la Coudraye, émigré ; en 1794, elle est acquise le marchand Louis Durand. Il est intéressant d'observer les constructions actuelles à la lumière du plan cadastral de 1816 et de la description faite en 1794. De gauche à droite sur le plan de 1816, les trois bâtiments décrits en 1794 sont, tout d'abord la vaste grange servant à mettre les boeufs, les vaches, les veaux et le foin, puis un bâtiment abritant moutons et chevaux, enfin la maison. Cette dernière, très simple, comporte deux pièces surmontées d'un grenier ; y sont accolés une boulangerie, une laiterie et des toits à cochons. La grange existe toujours et, en grande partie, semble dater du XVIIIe siècle ; la maison a été reconstruite vers 1826, comme nous le verrons bientôt ; quant au bâtiment abritant autrefois moutons et chevaux, il a été récemment détruit. L'absence de mention du pigeonnier dans la description de 1794 étonne ; en effet, son plan caractéristique figure sur le cadastre de 1816 et, par son style, on serait tenté de le dater du XVIIIe siècle. Une importante campagne de travaux est entreprise par Louis Durand vers 1826 ; il s'agit essentiellement de la reconstruction de la maison. Ces travaux sont attestés par la date 1826 portée sur la façade est et par un registre cadastral notant l'augmentation de l'impôt foncier en 1832, en raison précisément de cette reconstruction ; la date d'achèvement des travaux n'est pas donnée mais, en général, elle se situe trois ans avant la modification de l'impôt. La datation des façades correspond bien au style de ces années. En revanche, sans le document cadastral et la description d'une maison sans étage en 1794, on aurait pu supposer que l'escalier était plus ancien et que seule sa rampe avait été remplacée. Les deux petits bâtiments figurés à l'est de la demeure sur le plan cadastral de 1845 datent vraisemblablement de cette campagne. Ils n'existent plus et, de ce côté du chemin, une autre ferme a été édifiée. Une autre campagne de travaux est attestée au cours du dernier quart du XIXe siècle. L'étable à chevaux (accolée à l'étable à vaches plus ancienne) porte la date 1879, correspondant à sa construction ; en effet, sur le plan cadastral de 1845, son emplacement est vierge. C'est sans doute lors de cette campagne que furent édifiés le pavillon de jardin situé au nord de l'enclos, ainsi que le bâtiment de communs et celui qui abrite le poulailler et le bûcher ; sous réserve, il y a peut-être un lien entre la construction de ces annexes et la disparition des deux petits bâtiments à l'est du chemin et la construction d'une autre ferme.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1826, porte la date
1879, daté par source

Tous les bâtiments sont construits en moellons de calcaire ; actuellement, seuls les murs de la maison, du pigeonnier et du bâtiment de communs sont enduits. Le pigeonnier et le pavillon de jardin sont couverts de toits en pavillon d'ardoises ; les autres bâtiments sont couverts de tuiles creuses, d'un toit à longs pans à croupes pour la partie nord de la maison, de toits à longs pans pour les autres bâtiments. Les références cadastrales notées correspondent aux seules parcelles où se trouvent les bâtiments.

Murscalcaire
enduit partiel
moellon
Toittuile creuse, ardoise
Étagessous-sol, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Escaliersescalier dans-œuvre : escalier droit en maçonnerie
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée ; 1 E 681. Archives de la famille de Loynes de la Coudraye :

    - Acte du 15 avril 1728 : location pour neuf ans de la terre et seigneurie de la Coudraye, à Luçon, par la veuve de Jean-Baptiste de Loynes, chevalier de la Coudraye, à Charlotte Coutanceau, veuve de maître Simon Bourdeau, notaire à Luçon. La seigneurie comprend notamment la métairie de Bénévole, le papier censaire du dit Bénévole etc.

  • Archives départementales de la Vendée ; 1 Q 200. Procès-verbal d'estimation de la métairie de Binevolle, le 22 prairial an II (10 juin 1794), en vue de sa vente comme bien national provenant de l'émigré de Loynes, chevalier de la Coudraye.

  • Archives départementales de la Vendée ; Sous-série 1 Q (table des ventes révolutionnaires). Mention de la vente de la métairie de Binevolle à Durand, le 29 vendémiaire an III (20 octobre 1794).

  • Archives départementales de la Vendée ; E dépôt 128. 1 G 5. Registre des augmentations et diminutions de l'impôt foncier, établi à partir du cadastre de 1816, pour les années 1827-1845 : pour la parcelle B 148, à l'année 1832, est notée la reconstruction de la maison pour Louis Durand. La date d'achèvement des travaux n'est pas précisée, mais selon l'usage c'est trois ans avant la nouvelle imposition.

Documents figurés
  • Archives départementales de la Vendée ; 3 E 49/38 (étude Ranfray). Location pour sept ans de la métairie de Bénévole par le marquis Jean-Baptiste de Loynes de la Coudraye, gouverneur de Fontenay et demeurant à Luçon, à Françoise Gouraud, veuve de Jean Gachot, le 8 novembrel 1745.

  • Plan cadastral de 1816. (Archives départementales de la Vendée ; E dépôt 128, 1 G 3).

  • Plan cadastral de 1845. Dessin aquarellé. (Archives départementales de la Vendée ; E dépôt 128, 1 G 8).

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