Logo ={0} - Retour à l'accueil

Ferme dite la Guérinière, actuellement maisons

Dossier IA85002092 réalisé en 2018

Fiche

Parties constituantes non étudiéescour, jardin, grange, étable
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : L'Île-d'Elle
Lieu-dit : Guérinière (la)
Adresse : 2 route
de la Guérinière
Cadastre : 1834 E 492 ; 2017 AM 188 et 189

Vers 1350, "l'hébergement appelé la Garinière" appartient à Messire Guillaume de Chaunay, chevalier, et dame Perrette Rouaude son épouse, puis en 1377 à PIerre Mainguy, écuyer, auquel Tristan et Péronnelle, vicomte et vicomtesse de Thouars, accordent alors une remise de cens en récompense de services rendus. Ecuyer de Bertrand du Guesclin, Pierre Mainguy est mentionné dès 1372 lorsque son maître lui donne tous les biens que les Anglais avaient possédés à Fontenay-le-Comte, cité dont il est capitaine et châtelain jusqu'à cette année 1377. Il apparaît dans le testament de Du Guesclin en 1380, et se met ensuite au service du duc de Bretagne.

Il semble qu'aux 15e et 16e siècles, la Guérinière appartient à la famille de Sansiquet, propriétaire des fiefs de Denan et de Bernay, à Marans. En 1536, une transaction est passée entre le seigneur de Sansiquet et les habitants de L'Île-d'Elle qui "sont garantis de four, de moulin et autres droits" moyennant une redevance annuelle par feu d'une livre de cire ou de cinq sols, payable le jour de l'Ozanne (Rameaux). La Guérinière est détenue en 1606 par Jacob Genay, sieur de la Guérinière, demeurant à Fontenay-le-Comte, et est alors exploitée par Mery Vinçonneau. En 1678, Messire Jacob Pinyot, chevalier, seigneur de Puychemin, du Vivier (à Marans) et de la Guérinière, demeurant à Feniou en Poitou, afferme la Guérinière à PIerre Babin époux de Marguerite Micou et à son beau-frère, Pierre Boury époux de Marguerite Babin. En 1755, la Guérinière appartient à Messire Jean de Lastic, chevalier de Saint-Jal, et à ses soeurs. Elle passe ensuite à Jean-Baptiste-Alexis Pichard de la Blanchère, médecin à Fontenay-le-Comte, qui en est propriétaire en 1779 (il possède aussi la cabane de Soulice). A la Révolution, la métairie est saisie comme bien national contre le sieur Jaille (peut-être François-Thomas Biaille de Germont, député aux Etats généraux de 1789 et gendre de Pichard de la Blanchère). En 1794, l'Etat la met en ferme au profit de Jacques André Mallet, de La Châtaigneraie.

La métairie de la Guérinière figure sur la carte de la région par Claude Masse en 1701, puis sur le plan cadastral de 1834. A cette date, elle appartient à Victoire Sourisseau. Le plan montre le logis, une cour au sud occupée par un espace ovale (pièce d'eau ?) et fermée au sud par des dépendances. A l'arrière du logis, au nord, entre lui et la route, le plan situe un quadrilatère formé par des fossés en eau (anciennes douves ?). Tous ces éléments ont depuis disparu et, selon le cadastre, le logis a été reconstruit en 1872 pour le compte de Louis Guérin, époux d'Augustine Bonnaud. Il a alors probablement pris son aspect actuel.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle

Cette ancienne ferme, située à la limite entre les terres hautes et les marais, comprend un logis, un logement dans son prolongement ouest, et des dépendances accolées à l'arrière, au nord. Le logis, couvert d'un toit à croupes que souligne une corniche, présente en façade deux travées d'ouvertures, avec appuis saillants.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme à bâtiments jointifs, 2
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Charente-Maritime. 2 C 2136. 1779, 18 décembre : enregistrement d'une lettre missive écrite par le sieur Pichard, médecin du roi à Fontenay-le-Comte, à M. Toutant, procureur fiscal de Marans, par laquelle il donne pouvoir de passer bail en son nom de la métairie de la Guérinière au profit du nommé GIrard.

  • Archives départementales de la Charente-Maritime. E 562. 1678, 12 mars : bail à ferme de la Guérinière, à L'Île-d'Elle, par Messire Jacob Pinyot, chevalier, seigneur de Puychemin, du Vivier et de la Guérinière, à Pierre Babin et Pierre Boury, laboureurs à L'Île-d'Elle.

  • Archives départementales de la Vendée. 3E 37/272. 1606, 2 novembre : accord entre Jacob Genay, sieur de la Guerinière, demeurant à Fontenay-le-Comte, et Jacques Mesnier, laboureur demeurant au village de Chevrette à Nalliers, curateur d'Antoine, Charles et Marie Vinconneaux, enfants de feu Mery Vinconneau, pour la ferme de la métairie de la Guerinière en l'île d'Elle, qu'exploitait ledit feu Vinconneau.

  • Archives départementales de la Vendée. 1 J 3016. 1377, 16 août : quittance délivrée par Tristan de Thouars et Perronnelle sa femme, comte et comtesse de Dreux, sieur et dame de Marans, à Pierre Mainguy, écuyer, pour le paiement de 14 rases d'avoine de cens ou rente due pour son hébergement de la Garinière [Guérinière], à l'Île-d'Elle, qui jadis fut à Guillaume de Chaunay, chevalier, et à Perrette Roaude sa femme.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 1222 à 1228, 3559. État de section et matrices des propriétés du cadastre de L'Ile-d'Ellle, 1835-1958.

  • Archives départementales de la Vendée. 1 Q 641. 1794, 24 juin (6 messidor an 2) : ferme par l'Etat des fermes du Grousseau et de la Guérinière, à L'Île-d'Elle, saisies comme biens nationaux.

  • Collection particulière, René Durand (Marans). 1852 : Mémoire de l'abbé Debillot, curé de L'Île-d'Elle.

  • Informations, documentation et notes de dépouillements d'archives fournies par M. René Durand (1924-2018), Marans.

Documents figurés
  • Plan cadastral de L'Île-d'Elle, 1834. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 111).

Bibliographie
  • TIZON, Henri. Petite histoire de L'Île-d'Elle, ses légendes et son patois, poésies et vieilles chansons, O. et P. Lussaud, Fontenay-le-Comte, 1961, 297 p.

    p. 112
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis