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Ferme dite la cabane du Petit Thairé, actuellement maison, route D938 ter

Dossier IA85002340 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Pont aux chèvres (le)
Adresse : rue du
Pont-aux-chèvres
Cadastre : 1836 G 765 ; 2019 OG 319

La cabane de Badiole ou du Petit Thairé fait partie de ces grandes exploitations de marais desséchés créées lors du dessèchement de ces marais au milieu du 17e siècle. En l'occurrence, la cabane constitue, avec la Millenchère, le carreau 75 porté au plan et à l'acte de partage des marais desséchés de la Société de Vix-Maillezais en 1663, carreau attribué à l'un des principaux membres de cette Société, Gabriel de Beaumont-Pally, demeurant à Chantonnay.

Les 124 arpents de la cabane du Petit Thairé appartiennent dans la première moitié du 18e siècle à Pierre Thomas de la Sicaudière, procureur à Fontenay-le-Comte, époux de Simone Pichard. Ils passent ensuite au neveu de son épouse, Louis-René Desprez, écuyer, seigneur de la Grollière (fils de René Desprez et Madeleine Pichard, et époux de Gertrude de Morienne), puis aux enfants de celui-ci, Jean-Philippe Desprez, seigneur de la Grollière, époux de Jeanne d'Auzy, et Louis Desprez, seigneur de la Vallée.

En 1775, ces derniers (qui mourront pendant la Guerre de Vendée) vendent la cabane du Petit Thairé à deux soeurs, Marie-Jeanne-Claire et Rose-Aubierge Macaud (1737-1801), propriétaires à Fontenay-le-Comte. Sans enfants, elles lèguent l'exploitation par moitiés à leurs neveux, Léon Vinet, officier, époux de Suzanne David, et Joseph Brunetière (1751-1822), sieur des Rochettes, époux de Marie-Charlotte Raison, médecin à Fontenay-le-Comte. Tous deux en sont propriétaires en 1820. Au cadastre de 1836, le Petit Thairé appartient à leurs filles et héritières, Henriette Vinet d'une part, Emilie Brunetière d'autre part. Comme le montre le plan cadastral, la cabane comprend de vastes carrés de marais desséchés et une petite habitation au milieu d'eux, au sud-ouest des bâtiments actuels.

La part des Brunetière (soit uniquement des terres) est vendue par Charles Brunetière, frère d'Emilie, inspecteur en chef de la Marine, à plusieurs propriétaires des environs en 1875 et 1877. Le reste, dont les bâtiments d'exploitation, passent en 1880 à Marie-Adèle-Léonie Vinet, propriétaire à Fontenay-le-Comte, puis à Louis Mignonneau, cultivateur, époux de Julie Berland, de L'Île-d'Elle. En 1902, selon le cadastre, et comme le confirme la tradition orale, celui-ci fait déplacer l'habitation de la cabane vers son emplacement actuel. Son fils Louis, âgé de 27 ans, y décède en 1903. Les bâtiments actuels remontent à cette époque. Vendue en 1912 à Jules Gautronneau, cultivateur à Marans, la cabane est habitée et exploitée dans l'entre deux guerres par Auguste Bobineau (1876-1963), cultivateur, et Augustine Renard (1878-1954), son épouse.

Période(s)Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates1902, daté par source

Les bâtiments de cette ancienne ferme ou cabane de marais desséchés se concentrent à l'extrémité nord-est des terres qui en dépendaient, au bord à la fois du canal de la Grange et de la route départementale. Ils comprennent un logis et des dépendances (grange, étable, hangar agricole) placés perpendiculairement à l'arrière de celui-ci. Le logis est une haute bâtisse couverte d'un toit en ardoise et à croupes. Il comprend un étage et, de manière plus originale, un rez-de-chaussée surélevé et un soubassement. La façade est marquée par une corniche, un bandeau à l'étage et un autre au soubassement, lesquels se poursuivent sur les côtés du bâtiment. La façade présente trois travées d'ouvertures, réparties symétriquement autour de la porte centrale. Celle-ci est accessible par un escalier droit et elle est surmontée d'une corniche soutenue par des consoles. L'appellation de la ferme, "le Petit Thairé", est inscrite sur son linteau. Les vantaux de la porte sont ornés de motifs sculptés, en particulier un fronton triangulaire brisé encadrant un pot à feu. Les autres ouvertures possèdent chacune un encadrement saillant, un linteau en arc segmentaire et à clé saillante.

Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Couvrements
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
TypologiesFerme à bâtiments jointifs, Dépendances perpendiculaires à l'arrière, Maison de maître, 3
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée, B 1234. 1775, 6 avril : vente par Jean-Philippe-César Desprez de la Grollière à Marie-Jeanne-Claire et Rose-Aubierge Macaud de la moitié de la cabane du Petit Thairé, à Vix et L'Île-d'Elle.

  • Archives départementales de la Vendée, C 137. 1775, 4 mai : vente par Louis-René Desprez de la Vallée à Marie-Jeanne-Claire et Rose-Aubierge Macaud de la moitié de la cabane du Petit Thairé, à Vix et L'Île-d'Elle.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 37/641. 1873 : vente de la cabane du Petit Thairé par Charles-Marie-Ferdinand Brunetière.

  • Archives départementales de la Vendée. 62 J, archives de la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais, liasse 1, pièce 5. Partage des marais de Maillezay et Vix, avec les procurations, eschanges et procez-verbaux, [19 octobre 1663-1er septembre 1664], Fontenay-le-Comte, chez Petit-Jean, 1664.

  • Archives départementales de la Vendée. 62 J, archives de la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais, liasse 15, pièce 3. Vers 1780 : Etat des cabanes des marais de Vix, Maillé, Maillezais et Doix.

  • Archives départementales de la Vendée. 62 J, archives de la Société des marais desséchés de Vix-Maillezais, liasse 84, pièce 7. [Vers 1748, copie de 1890 :] Table générale de tous les quarreaux du marais de Vix et Maillezais, à qui chaque carreau est échu après les échanges et contre échanges faites, de combien chaque carreau est d'arpent, la page où il se trouve dans le procès-verbal de partage, et par qui chaque quarreau est actuellement possédé.

  • Archives départementales de la Vendée. 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée, 3 P 303).

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