Dossier IA85002645 | Réalisé par
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Ferme dite la cabane de Millé
Auteur
Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
  • (c) Conseil départemental de la Vendée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
  • Commune Maillé
  • Lieu-dit Millié
  • Adresse route de Millié
  • Cadastre 1835 B 404, 405  ; 2020 OB 88
  • Dénominations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, puits, grange, étable, hangar agricole, fournil

L'île de Millé "avec la maison et jardin, terre labourable, bois et prairie", fait partie des biens cédés par Agrippa d'Aubigné à Benjamin de Rohan le 25 mai 1619. L'île et ferme de Millé ou "Millay" est ensuite mentionnée par Claude Masse sur sa carte de la région en 1720. On y voit, comme aujourd'hui, les bâtiments regroupés sur l'îlot, au milieu des marais mouillés, "presque toujours inondés, dont le fond est ferme, où passent quelques fois les charrois". Peut-être s'agit-il d'une des anciennes petites fermes qui existaient dans les marais avant les dessèchements du milieu du XVIIe siècle. Parmi les bâtiments actuels, certains, notamment parmi les grandes dépendances, pourraient remonter au XVIIIe siècle. Le plan cadastral de 1835 montre en effet l'existence de constructions à l'emplacement de celles actuelles.

Au début du XIXe siècle, la cabane de Millé fait partie des domaines de Louis-Gabriel Godet de la Riboullerie (1760-1821), lieutenant général de police à Fontenay-le-Comte avant la Révolution, puis magistrat, fait baron d'Empire en 1813. Millé apparaît le 1er février 1827 dans le partage de succession de ses biens entre ses enfants et héritiers. Au second lot, la 2e division de la cabane de Millé, dite la grange, comprenant la moitié de la grange et de l'écurie à prendre au midi, une portion du parc à la suite, l'aire et les quereux, ainsi que des marais, échoit à François Gabriel Benjamin Godet, ancien magistrat demeurant à Migné-Auxances, près de Poitiers. Le 3e lot, qui comprend la maison de Millé et ses dépendances, est attribué à Marie-Jeanne Breffort, veuve du baron Godet.

Cette répartition a dû être modifiée par la suite puisqu'au cadastre de 1835, la ferme est partagée entre Adrien Godet et M. Tharreau, demeurant tous deux à Nantes. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la cabane de Millé appartient à Charles-Macaire-Ernest Robert du Botneau (1833-1915), demeurant à Fontenay-le-Comte, qui en afferme les terres à dix cultivateurs différents. Il la possède par son épouse, Louise-Agathe-Florimonde Chabot de Pechebrun, elle-même héritière de Joseph-Michel Chabot de Pechebrun (1797-1872), procureur à Fontenay-le-Comte, et de Louise-Désirée-Agathe Perreau. La cabane de Millé fait partie de la succession de Charles-Macaire-Ernest Robert du Botneau, réglée en 1918. Elle passe en 1929 à sa nièce, Monique de L'Estoile (fille de Marguerite Chabot de Pechebrun), demeurant au château de la Saucelière, à Payré-sur-Vendée (Foussais-Payré), épouse de Henri de La Rochebrochard.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle, 19e siècle

La ferme de Millié (pompeusement appelée cabane, un terme qui se réfère généralement aux fermes des marais desséchés) est située sur un îlot au milieu des marais mouillés. Près de ses bâtiments s'écoule un petit canal qui les relie à la Sèvre Niortaise. Une mare prend place aussi à l'est. Parmi ces bâtiments, on observe le logis, au sud-est, et de vastes dépendances au nord-ouest. Une buanderie (on y observe une cheminée) est adossée au logis, en appentis au nord. Le logis comprend un étage en surcroît, accessible par un escalier extérieur en pierre, accolé entre le fournil et le logis. La façade sud du logis ouvre par deux baies. Au nord-ouest, la vaste grange-étable ouvre par une grande porte percée sur le mur pignon sud-ouest. Une autre étable avec piliers en pierre lui est accolée en appentis, sur le côté nord-ouest. On y observe les vestiges de mangeoires.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    rez-de-chaussée, étage en surcroît
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier isolé
  • Typologies
    Ferme à bâtiments séparés ; Grange-étable à façade en pignon ; 0/2
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Vendée ; 1 Num 24. 1806-1839 : Registre contenant le tableau de mes domaines et des rentes qui me sont dues, par Godet père.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 P 1460 à 1465, 3578, 3579 (complétés par les registres conservés en mairie). 1836-1914 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Maillé.

  • Archives départementales de la Vendée ; 2 Q 3306. 1827, 5 février : enregistrement et transcription de l'acte de partage des biens de Louis-Gabriel Godet.

Bibliographie

  • POIRIER, A.-D. "Echos et glanes. Maillezais et Agrippa d'Aubigné", Archives du diocèse de Luçon, 3e série, Mélanges, tome 1, 1925-1933, p. 253-275.

    p. 271
  • SUIRE, Yannis. L'histoire de l'environnement dans le Marais poitevin, seconde moitié du XVIe siècle - début du XXe siècle. Thèse d'Ecole nationale des Chartes, 2002.

    p. 1018

Documents figurés

  • Plan cadastral de Maillé, 1835. (Archives départementales de la Vendée ; 3 P 132 ; complété par l'exemplaire conservé en mairie).

Date d'enquête 2020 ; Dernière mise à jour en 2021
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Conseil départemental de la Vendée
Suire Yannis
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