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Ferme de Maulaville

Dossier IA72001362 réalisé en 2010

Fiche

Parties constituantes non étudiéesétable, porcherie, remise, cellier, hangar agricole, étable à chevaux, écurie
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Nogent-le-Bernard
Lieu-dit : Maulaville
Cadastre : 1835 F 44-45 ; 2010 ZA 15 ; 2010 F 189 ; 2010 F 1405

Données historiques

La terre et seigneurie de Maulaville, plusieurs fois mentionnée dans le dernier quart du XVIe siècle et appartenant vers 1660 encore à la famille fertoise Houeau ou Hoyau, n'était plus qualifiée que de métairie en 1692.

En 1835, la ferme, située aux confins nord-ouest de la commune, sur un chemin franchissant le ruisseau de l'Etang, comprenait cinq bâtiments, dont probablement une grange et un pressoir de part et d'autre du chemin d'accès. Cinq domestiques y étaient alors employés. Après cette date, la grange et le pressoir ont été détruit, deux bâtiments réunis et deux autres construits au nord et à l'est.

Synthèse

La partie droite du logis est une construction homogène comptant deux travées de pans-de-bois à décharges courtes appuyées sur le mur-pignon en maçonnerie de moellons portant la cheminée à consoles pyramidales, couverte d'une charpente à pannes sur embrèvement et distribuée en une seule pièce à feu. Elle fut édifiée peu après 1516 (date d'abattage des bois de construction automne-hiver 1515-1516). Les mortaises percés dans les poteaux de part et d'autre de la porte du mur gouttereau postérieur permettent de supposer l'existence d'un petit corps de bâtiment en pan-de-bois, peut-être une laiterie. Le désaxement de la trémie de la cheminée est vraisemblablement du à une reprise ultérieure du solivage du plafond.

Ce logis se poursuivait peut-être vers la gauche, comme le montre le débord de la panne faîtière au-delà de l'ancien pignon extérieur, selon des dispositions qui restent inconnues : pièce supplémentaire ou simple auvent auvent abritant un escalier d'accès au comble placé contre le pignon, qui aurait alors fonctionné avec la porte percée à droite du poinçon de la ferme de rive du pignon ? L'absence de trémie dans le plafond de la pièce à feu renforce cette hypothèse. Qui qu'il en soit, cette construction fut remplacée, sans doute au XVIIe ou XVIIIe siècles par une extension du logis réalisée en pan-de-bois à décharges longues, réalisée avec des bois de réemploi provenant d'arbres abattus en trois campagnes différentes au milieu du XVe siècle. L'actuel escalier d'accès au comble, donnant sur une porte créée à gauche du poinçon de l'ancienne ferme de rive, date de cette campagne de travaux.

Les étables en pan-de-bois, non datées, furent remaniées côté cour en maçonnerie de moellons, avec portes jumelées à chambranles en pierre de taille, au XVIIIe ou dans le premier quart du XIXe siècle (avant 1835).

La ferme fut augmentée en plusieurs campagnes successives dans le milieu et la seconde moitié du 19e siècle. D'une part, la construction d'une étable supplémentaire en maçonnerie de moellons a réuni sous un même faîte les étables et le logis. Ce dernier fut complété d'une grande laiterie (partie gauche ancienne), ainsi que d'un fournil à cheminée à consoles à talons sous l'appentis abritant l'ancien four à pain. D'autre part, de nouvelles parties agricoles ont été construites dans la cour : étables-cellier à l'emplacement du pressoir, et porcheries-remise en réutilisant peut-être une partie agricole antérieure à 1835 (porte à chambranles en pierre de taille à droite). Dans la première moitié du XXe siècle (?), la partie gauche des étables a été remaniée en écurie (porte à chambranles en briques). Au milieu du XXe siècle (après 1949) la grange fut détruite et la remise isolée construite.

Période(s)Principale : 1er quart 16e siècle , datation par dendrochronologie
Principale : Temps modernes
Secondaire : 18e siècle , (?)
Principale : milieu 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : milieu 20e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle , (?)
Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Dates1516, datation par dendrochronologie

La ferme, isolée à la limite nord-ouest de la commune, est composée de quatre bâtiments autour d'une cour : à l'ouest, un long bâtiment composé de plusieurs corps à usage de logis (avec laiterie en appentis contre l'élévation postérieure et fournil en appentis contre le mur-pignon droit puis écuries au centre et étables à gauche, au sud les étables et cellier sous même faîte, à l'est les porcheries et remise, également sous même faite et au nord une remise.

Les bâtiments sont en rez-de-chaussée, sauf le cellier, en rez-de-chaussée surélevé.

Le gros oeuvre est en pans-de-bois hourdé de torchis (logis, élévations postérieures des étables et écuries), en moellons de calcaire sans chaînes en pierre de taille et partiellement enduits (étables-cellier, porcherie, élévations antérieures des étables et écuries et élévation postérieure de ces dernières) ou sur poteaux de bois (remises) pour partie essentés de tôles. Les pignons sont essentés de planches ou de tôles.

Les chambranles des baies sont en bois (logis), en briques (écuries, porcheries, couvrement de la porte des étables) ou en pierre de taille calcaire (étables, porcheries, cellier), les étables au droit du logis ont des portes jumelées, le cellier est desservi par une porte haute à hauteur de remorque.

Les toits sont à longs-pans, sauf la laiterie et le fournil, couverts d'un appentis, et couvrent les pignons. Les porcheries-remise sont couverts d'un matériau synthétique, la remise isolée de métal, les autres bâtiments de tuiles plates.

La pièce droite du logis est chauffée par une cheminée à hotte droite sur consoles en pyramide inversée, un couloir contenant l'échelle d'accès au comble sépare cette pièce d'une seconde pièce à feu. De la pièce droite on accède à la laiterie dont l'évier était encore en place en 2008. Le fournil, avec cheminée à consoles en talon, est accessible depuis l'extérieur.

Murscalcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit partiel
bois pan de bois enduit partiel
essentage de tôle
essentage de planches
Toittuile plate, tôle ondulée, matériau synthétique en couverture
Étagesen rez-de-chaussée, en rez-de-chaussée surélevé
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier intérieur : échelle en charpente
État de conservationbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 223/38. Etat des sections de la commune de Nogent-le-Bernard. 1836.

  • AD Sarthe. G 862. Paroisses de Nogent-le-Bernard et de Nogent-sur-Loir. Cure et fabrique de Nogent-le-Bernard. 1466-1783.

  • AD Sarthe. 2 Mi 289/125. Listes nominatives de recensement de population. Commune de Nogent-le-Bernard. An IV, an IX, 1807, 1831, 1841-1901.

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Nogent-le-Bernard. 1835. (Archives départementales de la Sarthe ; PC 223).

    section F feuille 1
Bibliographie
  • Inventaire des minutes anciennes des notaires du Mans (XVIIe et XVIIIe siècles), dressé par l'abbé Gustave-René Esnault, ... publié et annoté par l'abbé Em.-Louis Chambois. Le Mans : Leguicheux, 1895-1898. 7 vol.

    T.I, pp. 23, 125-128, 151, 162.
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Pays du Perche sarthois - Hardy Julien