Dossier d’œuvre architecture IA72001687 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Ferme de landormière
Auteur
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Maine 301 - Bonnétable
  • Commune Nogent-le-Bernard
  • Lieu-dit Landormière
  • Cadastre 1835 B 290  ; 2014 B 100-102
  • Dénominations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    étable, remise, cellier, grange

Mention en 1669 de la grande rue tendant des halles dudit Nogent à L'Andormière, et en 1698 de l'estang de Landormière. En 1835, la ferme appartenait à Jean-Baptiste Hodebourg, propriétaire au Mans, et comptait trois bâtiments, dont un en L, autour d'une cour rectangulaire. Celle-ci était flanquée au sud d'une grande mare dénommée l'étang, au nord d'un jardin et d'un ancien verger et à l'est d'anciennes vignes alors en friches ou labourées. En 1841, une famille de dix personnes et trois domestiques y logeaient et travaillaient. Sept domestiques étaient encore recensés en 1906, plus aucun en 1936.

Synthèse

Landormière est l'une des rares fermes à cour régulière de l'aire d'étude. La grange-étable en moellons à chaines en grès, remarquable par sa hauteur et son toit à forte pente, date sans doute de l'Epoque Moderne, mais ses remaniements successifs vers 1811 (portes à chambranles en pierre de taille calcaire), au milieu du XIXe siècle (fenêtres à chambranles de briques et au XXe siècle (charpentes moisées et boulonnées) rendent sa datation difficile.

Le cellier en sous-sol, voûté, unique exemple repéré dans la commune voire dans l'aire d'étude, date d'avant 1835, ainsi que le logement qui le surmonte et les étables en retour d'équerre. Ce cellier était peut-être un chai, ainsi que le laisse supposer la présence de vignes sur le terroir de la ferme avant 1835.

Le logis, composé de deux logis simples, a été reconstruit à la limite des XIXe et XXe siècles : le logis de droite, à baies à chambranles en pierre de taille, était peut-être destiné au propriétaire tandis que celui de gauche, à chambranles de briques, pouvait abriter le fermier.

  • Période(s)
    • Principale : Temps modernes , (incertitude)
    • Principale : limite 19e siècle 20e siècle
    • Secondaire : milieu 19e siècle
  • Dates
    • 1811, porte la date

La ferme est composée de trois bâtiments autour d'une cour rectangulaire : au nord le logis, de type long (deux anciens logis courts réunis), à l'est un bâtiment en deux corps sur le même alignement, le premier à usage de grange (?)-étable-fenil, le second d'étables-fenil, au sud un bâtiment de plan en L dont le corps principal est un logement (?) avec cellier en sous-sol et le corps en retour sert d'étables.

Le cellier mis à part, tous les bâtiments sont en rez-de-chaussée, avec combles à surcroît pour cellier-logement et étage en surcroît pour la grange-étable et les étables en prolongement.

Le cellier, le logement, les étables au droit de la grange-étable et le logis sont en maçonnerie enduite, avec fausses chaînes d'angle pour le logis. La grange-étable est en maçonnerie mixte de moellons de silex, grès et calcaire enduits, avec chaînes d'angle en grès. Les étables du bâtiment en L sont en moellons sans chaînes en pierre de taille (élévation postérieure et en parpaings (élévation antérieure).

Les chambranles des baies de la partie droite du logis sont en pierre de taille calcaire, ceux de gauche en briques. La grange-étable était accessible par deux portes à chambranles en pierre de taille couvertes d'une plate-bande dont l'une porte la date 1811, une autre porte semblable donne accès au cellier en sous-sol. Les fenêtres du rez-de-chaussée et les portes hautes du fenil de la grange-étable et des étables la prolongeant sont en briques, les fenêtres sont couvertes en plein-cintre.

Tous les toits sont à longs-pans, celui de la grange-étable est remarquable par sa forte pente, et sont couverts de tuiles plates, sauf les étables au droit de la grange-étable, couvertes de ciment amianté.

Le cellier est couvert d'une voûte en berceau plein cintre en blocage. Il est accessible depuis la cour par un escalier droit et un escalier extérieur en ciment donne accès au comble. Un escalier similaire à ce dernier donne accès au comble du logement.

  • Murs
    • maçonnerie enduit
    • moellon enduit
    • ciment parpaing de béton
  • Toits
    tuile plate, ciment amiante en couverture
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée, comble à surcroît, étage en surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
  • État de conservation
    mauvais état
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date d'enquête 2010 ; Date(s) de rédaction 2014
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général
(c) Pays du Perche sarthois