Logo ={0} - Retour à l'accueil

Ferme, actuellement maison ; le Pont aux chèvres, 4 rue du Petit Marais

Dossier IA85002319 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, jardin, clôture, grange, étable, hangar agricole, four
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Vix
Lieu-dit : Pont aux chèvres (le)
Adresse : 4 rue
du Petit Marais
Cadastre : 1836 I 102 à 105 ; 2019 AL 147, 222, 226 nord

Le plan cadastral de 1836 montre ici plusieurs bâtiments accolés : une maison s'élève alors à la place du jardin qui se trouve devant la maison actuelle (parcelle 105), une autre maison et une dépendance se situent à l'emplacement de celle-ci (parcelles 103 et 104), et une dernière dépendance apparaît en arrière (parcelle 102), parallèlement au chemin de halage du canal (ce sont sans doute ses vestiges que l'on peut voir aujourd'hui).

Il semble que c'est de ce côté-ci du pont aux chèvres que s'étendait le village de Plaisance, mentionné dans divers actes notariés au 18e siècle. Il semble aussi qu'à cette même époque, les bâtiments qui se trouvaient à l'actuel 4 rue du Petit Marais, au plus près du canal, appartenaient à Pierre Simonneau (1708-1786) et à son épouse Marie Juin (1693-1779), demeurant au village de Plaisance en 1760 (contrat de mariage de leur fille Marie-Anne avec André Bienvenu). Le 20 mars 1783 en effet, Pierre Simonneau rend déclaration à l'abbesse de Saintes pour "une maison consistant en deux chambres basses, deux greniers au-dessus, une grange et un fournil, quaireux et jardin (...), tenant du levant au marais du sieur Gerbault [soit le Petit Marais qui s'étend à l'est], du midi aux bâtiments des mineurs de Pierre Simonneau [époux Geffard ; soit le 2 rue du Petit Marais], du couchant (...) au canal du Pont aux chèvres, chemin entre deux".

On peut supposer qu'après la mort de Pierre Simonneau-Juin en 1786, les bâtiments ont été rachetés par Jeanne Hurtaud (1737-1803), veuve de François Maréchaud (1731-1775). En effet, les quatre constructions accolées le long du canal et qui figurent sur le plan cadastral de 1836 appartiennent à René Maréchaud (1796-1881) époux Bienvenu, à ses frères André Maréchaud époux de Madeleine Cibard et Jean Maréchaud (1789-1875) époux de Rose Mercier, et à leur cousin André Bouhier (1785-1855) époux Mercier. Tous sont les héritiers de François Maréchaud et Jeanne Hurtaud et de leurs enfants, Jean Maréchaud (1796-1838) époux Lièvre et Marie-Anne Maréchaud (1759-1819) épouse Bouhier, qui devaient habiter là.

Ces différents bâtiments sont de nouveau réunis dans la seconde moitié du 19e siècle dans les mains de Jean-André Maréchaud (1821-1899), époux de Véronique Mercier (et fils de Jean Maréchaud-Mercier vu plus haut), avant de passer en 1886 à sa fille, Alphonsine Maréchaud (1860-1930) et à son gendre, Jean Chapitreau (1859-1939). Ces bâtiments comprennent alors "deux chambres basses avec grenier au-dessus, un hangar entre deux, trois autres chambres basses derrière en appentis, four et fournil, un autre hangar".

Quant aux dépendances situées aujourd'hui au sud-ouest de la cour, elles comprenaient à l'origine une partie habitable, le tout appartenant, selon le cadastre en 1836 (parcelle 106), à Pierre Simonneau (1784-1863), époux de Marie Lorit (1791-1849) (descendant de Pierre Simonneau-Juin vu ci-dessus). En 1856, Pierre Simonneau-Lorit en fait donation à son fils François Simonneau époux de Marie Bonnaud. Ces bâtiments comprennent alors deux chambres basses avec grenier, une écurie, un four et fournil (dont il reste les vestiges aujourd'hui) et une grange. Après François Simonneau-Bonnaud, son fils Jean Simonneau époux de Marie Favreau en hérite en 1898 et y habite quelques années, avant de les revendre en 1903 à Gustave Simonnet et Léontine Bret. Jean Chapitreau et son épouse Alphonsine Maréchaud rachètent ces bâtiments quelques années après pour les réunir au reste de leur propriété.

Ils conservent ces anciens bâtiments à l'origine habitables et transformés en dépendances, de même que les dépendances (aujourd'hui en ruines) le long du chemin de halage du canal. En revanche, les autres constructions proches du canal disparaissent en 1913 lorsque Jean Chapitreau fait construire la maison actuelle à leur emplacement. Pour ce chantier qui dure jusqu'à la fin du printemps 1914, il fait appel à différents artisans de Vix : Loriou père et fils, entrepreneurs de maçonnerie, pour le gros oeuvre, Etienne Genauzeau, menuisier, pour la fourniture des planchers et des huisseries, et Raoul Cez-Mion pour la peinture de ces dernières. Il semble que cette nouvelle construction soit venue s'adosser à une partie de ces anciens bâtiments : on en observe encore des traces (anciennes ouvertures) dans le grenier de la maison actuelle. Après Jean Chapitreau-Maréchaud, la propriété passe à son fils, Ernest Chapitreau (1887-1967), époux Albert puis Guérin, puis à son fils, Jean Chapitreau époux de Micheline Belet.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1913, daté par source

Cette ancienne ferme comprend plusieurs bâtiments répartis sur les côtés nord-ouest et sud-ouest d'une grande cour. Au nord-ouest, le logis s'adosse à d'anciennes dépendances en ruines. Au sud-ouest sont alignés, du nord au sud, une grange-étable (ancien logement ouvrant au sud) et un hangar agricole en pierre dans lequel se trouvent les vestiges d'un four. Le toit de ce hangar est couvert en roseau, sous la tuile. Une remise (ancienne buanderie ?) prend place au centre de la cour.

Le logis, perpendiculaire à la voie, comprend un corps principal et un corps secondaire perpendiculaire au premier, en simple rez-de-chaussée. Le corps principal, à un étage, est couvert d'un toit à croupes, orné d'épis de faîtage et souligné par une corniche. La façade, marquée par un solin, présente trois travées d'ouvertures, réparties symétriquement autour de la porte centrale. Les baies ont un encadrement saillant et un linteau en arc segmentaire et en chapeau de gendarme.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couvrements
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
TypologiesFerme à bâtiments séparés ; 3
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/40. 1760, 13 février : contrat de mariage entre André Bienvenu et Marie-Anne Simonneau.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/115. 1860, 23 novembre : donation-partage de biens à Vix par Jean Maréchaud et Rose Mercier.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/166. 1886, 6 octobre : donation-partage de biens par Jean-André Maréchaud veuf de Véronique Mercier.

  • Archives départementales de la Vendée, 3 E 63/224. 1903, 8-9 décembre : vente d'une maison à Vix par Jean Simonneau et Marie Favreau à Gustave Simonnet et Léontine Bret.

  • Archives départementales de la Vendée ; 3 P 3392 à 3401, 3725 (complétés par les registres conservés en mairie). 1837-1971 : état de section et matrices des propriétés du cadastre de Vix.

  • Collection particulière. 1783, 20 mars : déclaration de biens à Vix rendus à l'abbesse de Saintes par Pierre Simonneau époux Juin.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Vix, 1836. (Archives départementales de la Vendée ; 3 P 303).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.