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Ferme, actuellement maison - la Richardière, Saint-Léger

Dossier IA53003130 réalisé en 2005

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesétable, porcherie
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes d'Erve-et-Charnie - Sainte-Suzanne
AdresseCommune : Saint-Léger
Lieu-dit : la Richardière
Cadastre : 1842 D 277 ; 1982 D 343, 349, 350

La Richardière appartenait en 1548 à René de Bouillé. Elle a été donné en 1708 par le curé Béassé au bureau de charité de la commune auquel elle appartenait encore en 1842. Elle est décrite précisément dans le procès-verbal de visite établi en 1783. Elle était constituée alors d'un bâtiment principal où se trouvaient la "maison manable" ou pièce d'habitation principale à cheminée, la chambre, l'étable et la grange. Les quatre pièces communiquaient entre elles par une porte (sans vantail entre l'étable et la grange) mais seule la pièce à feu et l'étable disposaient d'une porte ouverte sur la cour. Leur sol était en terre. La pièce à feu était dotée d'une cheminée à four, de murs "enduits et blanchy", d'une fenêtre "garnie de trois grilles de fer, d'un chassis à verre a plon le tout garny de deux ferrure". La chambre avait une fenêtre "garnie de deux grille de fer et d'un vantal sans aucune ferrure ny vitre". Elle communiquait avec le grenier situé au dessus de l'habitation par "une vieille échelle de sept baros". "L'aire des greniers sont de taire". Dans l'étable se trouvaient "deux crèches de peut de valleur dont une est de quatorze pié de longueur, l'autre de douze pié de vieille charpente qui tienne en pieux et ars sans attache et sy trouvé deux petits rateliers dessus de la même longueur". Le "sinal nes compozé que de douze morsos de bois fendu et bois rons avec un soliveau de charpente et des ramos pour soutenir les fourages" : il s'agit du plancher du grenier à fourage situé au-dessus de l'étable. Les murs intérieurs de la grange n'étaient pas enduits. Son pignon était percé d'"une ouverture pour engrenger les fourages sans aucun vantal". Sont également décrits deux toits porcs, "sans sinal ny augé" et, dans "les estrages", une loge que le fermier avait "énové a ces frays", "construite à pieux et ars et gaulette entouré et couverte de genets, pour fermer l'antre est un clan à baros plat". Le bâtiment principal est conservé. Au vu des pentes de toitures, la partie habitation semble remonter au XVIe ou au XVIIe siècle et la partie étable-grange au XVIIe ou au XVIIIe siècle. Leurs baies ont été remaniées dans le troisième quart du XXe siècle. L'étable indépendante a été construite entre 1783 et 1842 et remaniée dans la seconde moitié du XIXe siècle. La petite porcherie ne figure pas sur le plan de 1842 : elle date sans doute de la deuxième moitié du XIXe siècle.

Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle

L'ancienne ferme de la Richardière est composée d'un bâtiment principal, qui servait de logis et d'étable et de deux secondaires. Ils sont construits en moellons de grès. Le logis-étable, en simple rez-de-chaussée, est situé au nord. Il est désormais couvert d'ardoise en fibrociment. Il est percé sur sa façade principale au sud de baies en moellons et en ciment. L'étable indépendante (dont la partie ouest a été convertie en remise) a une toiture en tôle rainurée. Elle comporte un comble à surcroît. Ses ouvertures sont en moellon et à linteau de bois. La petite porcherie, en rez-de-chaussée, est couverte d'ardoise. La Richardière appartient au type I des fermes.

Mursgrès moellon sans chaîne en pierre de taille
Toitmatériau synthétique en couverture, tôle nervurée, ardoise
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
TypologiesLa typologie des fermes est établie en fonction de l'importance des remaniements entrepris après l'établissement du cadastre en 1842. Type I : simple remaniement de l'existant. Type II : reconstruction partielle ; IIA : remaniement du logis ; IIB : remaniement complet ou reconstruction sur place du logis ; IIC : reconstruction du logis avec remaniement des dépendances principales. Type III : reconstruction complète. Type IV : construction ex nihilo.
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Mayenne : B 1485. Procès-verbal de visite du lieu de la Richardière en Saint-Léger. 4 juin 1783.

Bibliographie
  • ANGOT, Alphonse-Victor (abbé), GAUGAIN, Ferdinand (abbé). Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne. Laval : A. Goupil, 4 vol., 1900-1910.

    t. 3, p. 409
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Mayenne - Foisneau Nicolas
Foisneau Nicolas

Chercheur à l'Inventaire général, au service puis direction du Patrimoine du Conseil départemental de la Mayenne, de 2001 à 2020.


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- Davy Christian
Davy Christian

Chercheur au service Patrimoine de la Région Pays de la Loire


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