Dossier d’œuvre architecture IA44004538 | Réalisé par
Lelièvre Françoise
Lelièvre Françoise

Chercheur, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.

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  • inventaire topographique
Église paroissiale Saint-Louis à Paimbœuf, place de l'Eglise
Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Paimbœuf (commune)
  • Hydrographies la Loire
  • Commune Paimbœuf
  • Adresse place de l' Eglise
  • Cadastre 1810 87, 88  ; 1999 A 1ère feuille 70

Une première chapelle dépendant de la paroisse de Sainte-Opportune a été élevée sur le site en 1704. Chapelle tréviale en 1730, elle devient église paroissiale en 1761 sous le vocable de Saint-Louis. Elle est reconstruite sur des plans et élévations approuvés en 1876, signés par deux frères, Lucien et Ludovic Douillard (architectes) ; ce dernier venait d'être ordonné prêtre à Nantes (1870). Le parti affiché d'une église néobyzantine s'inscrit dans la continuité de leurs deux propositions présentées en 1874 au concours organisé pour la construction du Sacré-Cœur de Paris pour lesquelles les frères Douillard avaient obtenu la quatrième place. Le projet porté, selon l'abbé Narbonne (1895), par Ludovic Douillard a été approuvé par le comité des édifices diocésains le 15 mai 1876 au dépens de celui signé par l'architecte paimblotin Louis Charpentier. Ce dernier présentait en 1869 un projet inspiré du maître-autel [1775] destiné à l'origine à l'abbaye de Buzay et placé depuis 1792 dans l'église de Paimbœuf. Les travaux ont fait l'objet de trois campagnes induisant une démolition progressive de l'ancienne église : la première lancée en 1876 confiée à l'entrepreneur Ganachaud (pose de la première pierre le 24 avril 1877) concernait le chœur, les sacristies et le transept, une cloison de briques isolant le chantier d'une partie de la nef et du clocher conservée ; la seconde, initiée en 1894, Ludovic Douillard s'étant alors désisté au profit de Liberge, visait la démolition et la reconstruction de la nef. En 1895 restait la construction des voûtes ; pour contrebuter leurs poussées deux tours vont être élevées jusqu'à la hauteur de la corniche tout en prolongeant la couverture de la nef jusqu'à la rencontre du clocher de l'ancienne église (étapes visibles sur les cartes postales). La troisième campagne concernait la démolition du clocher et l'achèvement des tours, travaux adjugés en 1905 aux entrepreneurs Ganuchaud et Le Guillou, la sculpture des chapiteaux en façade à J. Vallet. En 1912, la seconde tour est en voie d'achèvement et l'église inaugurée en 1913. Le plan en croix grecque souhaité à l'origine, disparaît avec l'ajout des deux bas-côtés sous tribune et la construction du massif antérieur (les deux tours et le porche). Le décor a pu être peint à partir de 1882. La peinture de l'abside (étudiée) est due à Alexis Douillard ; celle du tambour représentant les apôtres lui est attribuée. En 1939, une intervention d'Henri Leray au sud du bras occidental du transept et de Laure Martin au sud du bras oriental complète l'ensemble des peintures murales.

L'église non orientée est construite suivant un plan en croix latine. La nef est voûtée d'arêtes et surmontée d'une coupole à la croisée du transept ; les deux voûtes de la coupole construites en brique de ciment sont séparées par une couche d'air et armées en fer, chaque armature portant, l'une, la couverture en plomb, la seconde la voûte intérieure ; les voûtes du sanctuaire et du transept sont en brique enduites de plâtre peint (système Heurteau). L'ensemble est couvert de toits à deux pans et les clochers d'un toit en bâtière. A l'exception du dôme, l'ensemble est couvert de tuiles émaillées. Les murs sont construits en pierre de taille et moellon de granite (carrières de Nantes en structure et de Saint-Viaud pour les parements). La base des piliers portant la coupole est en béton. La tribune est accessible par un escalier tournant en charpente contenu dans la tour située à l'est. L'intérieur de l'édifice est peint, la coupole attribuée à Alexis Douillard. Les quatre pendentifs présentent les quatre évangélistes dans leurs attributs et trois des arcs doubleaux portent en médaillon les instruments de la passion, le quatrième au nord le chiffre de la Vierge. Les douze apôtres ornent le tambour, de part et d'autre de l'autel mystique.

  • Murs
    • granite pierre de taille
    • granite moellon
    • tuffeau
  • Toits
    tuile en écaille, tuile plate plombifère, plomb en couverture
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • coupole en pendentifs
    • cul-de-four
    • voûte d'arêtes
  • Couvertures
    • dôme circulaire
    • toit à deux pans
    • toit en bâtière
  • Escaliers
    • escalier dans-œuvre : escalier en vis en charpente
  • Techniques
    • peinture
  • Représentations
    • Apôtre
  • Précision représentations

    A l'intérieur du tambour, sous la coupole : les douze apôtres ; peinture attribuée à Alexis Douillard.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    inscrit MH, 2006/09/01