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Ecart et tuilerie-briqueterie des Epinaux, actuellement maisons et ferme du Domaine

Dossier IA72001544 réalisé en 2012

Fiche

Destinationsferme et maisons
Parties constituantes non étudiéesferme, maison, tuilerie, briqueterie
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes Maine 301 - Bonnétable
AdresseCommune : Rouperroux-le-Coquet
Lieu-dit : le Domaine
Cadastre : Sain -Cosme-de-Vair 1829 D 813-820 ; Roup rroux 1835 C 101-115 ; PCI 010 C 69-71, 102-103, 106-108, 363-266, 368-373, 545-546
Précisionsœuvre située en partie sur la commune Saint-Cosme-en-Vairais

En 1808, mention de la tuilerie et en 1817 de la tuilerie des Epinaux. Vers 1830, l'écart du même nom est situé au carrefour d'un chemin rural et d'une avenue tracée sur la limite communale entre Saint-Cosme-de-Vair (aujourd'hui Saint-Cosme-en-Vairais) et Rouperroux, près de la ferme des Epinaux située sur cette dernière commune. Il est constitué, sur la commune de Saint-Cosme, de la tuilerie comprenant deux maisons, un fourneau, deux halles et des bâtiments ruraux, et sur la commune de Rouperroux d'une maison de maître construite à gauche du chemin, avec jardins d'agrément partiellement situés à Saint-Cosme, et d'une ferme et de trois maisons avec jardins d'utilité établies à droite du chemin. Tous ces édifices relèvent du domaine du château de Bonnétable. En 1836, l'écart compte 35 habitants dont 6 tuiliers au moins. En 1838, le logis de la ferme est converti en bâtiment rural, la maison de maître est modifiée (descente de classe d'imposition). En 1856, 4 maisons supplémentaires sont comptabilisées, sans doute après la division, mentionnée en 1891 seulement, de la maison de maître en deux maisons, et de deux des maisons à droite du chemin respectivement en deux et trois maisons. La troisième maison est augmentée vers 1901. A partir du milieu du XIXe siècle, la ferme prend le nom de Le Domaine. Le nombre de maisons reste globalement stable jusqu'en 1926 au moins (7 à 9 maisons selon les années et les sources), celles de la partie de l'écart relevant de Saint-Cosme-en-Vairais n'ont pas pu être dénombrées. Jusqu'à cette même date, l'écart est habité, à Rouperroux, par le régisseur ou directeur d'usine, les ouvriers et leurs familles, un garde-particulier et un à deux cultivateurs, soit 20 à 25 habitants en moyenne, et à Saint-Cosme par des tuiliers, également logés dans les fermes voisines appartenant au même propriétaire. Selon la tradition orale, les bâtiments de la tuilerie sont démolis dans les années 1950, peu après la fermeture de l'usine. Synthèse La création de la maison de maître avec ses jardins et de la ferme est peut-être à rattacher au domaine proche de Chaumont (commune de Saint-Cosme-en-Vairais), appartenant à la famille de Montmorency, mais rien de permet d'affirmer qu'il préexistent à la tuilerie, peut-être créée vers 1808-1810. Celle-ci a joué un rôle notable, à l'échelle de l'aire d'étude et au-delà, dans la fourniture de matériaux de construction en terre cuite (gros-oeuvre, couverture, pavage), en particulier dans l'introduction de la brique creuse dans la construction au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Son existense a transformé au cours du XIXe et de la première moitié du XXe siècle ce qui était peut-être une maison de plaisance avec ferme en un écart de maisons d'ouvriers. Il ne subiste aucun vestige des bâtiments de l'usine. La maison 1, ancienne maison de maître puis maison du directeur de la tuilerie, peut dater de la première moitié du XIXe siècle. La maison 2, devenue logis de la ferme après la fermeture de la tuilerie (?), et les parties agricoles sont des constructions datant d'avant 1835 (partie de la souche de cheminée à la croupe pour le logis de la ferme), agrandies et remaniées au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Les maisons 2 et 3 ont été reconstruites dans la seconde moitié du XXe siècle.

Période(s)Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

L'écart est situé le long d'un chemin rural. Il est constitué d'un édifice divisé en deux maisons à gauche du chemin (maison 1), de deux maisons récentes à droite du chemin, les trois cadastrées sous le nom Les Epinaux, et d'une ferme avec grange et étables à droite du chemin, cadastrée sous le nom Le Domaine. La tuilerie-briqueterie a entièrement disparu. Les bâtiments sont en rez-de-chaussée, avec comble à surcroît pour la maison 1 et l'étable. Le gros-oeuvre est en maçonnerie enduite (en briques enduite pour la grange-étable ?), avec corniche en pierre de taille pour la maison 1. Les chambranles des baies de la maison 1 sont en pierre de taille, les autres sont en ciment ou remaniés. La maison 1 et une partie du logis de la ferme sont couverts de croupes, les autres bâtiments sont couverts de longs pans.

Mursbrique creuse (?)
enduit
maçonnerie
Toittuile plate
Étagesrez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
croupe
État de conservationdétruit, remanié
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Données historiques complémentaires sur la tuilerie-briqueterie des Epinaux.

    Mention en 1808 de la tuilerie de M. Livet, et en 1817 de la tuilerie des Epinaux. En 1819, sont mentionnés deux halles, le four et le dongon, une grange, une écurie et une chambre neuve, ces bâtiments étaient alors partiellement essentés (pignons ganivelés) et couverts d'ardoises neuves ou récupérées des toitures du château de Bonnétable. Cette même année, deux suillier et un toit à porcs sont construits par Geslin, charpentier du domaine.

    Selon le plan de 1829, la tuilerie était établie sur la commune de Saint-Cosme-en-Vairais, sur un fond divisé en deux parcelles appartenant à, Julien Livet, notaire de Bonnétable et régisseur du domaine, puis à partir de 1838 à la duchesse de Montmorency (propriétaire effective en 1838). La première parcelle comprenait une maison de plan en T et des bâtiments ruraux, la seconde le four, de plan en T, encadré de deux bâtiments (halles) dont l'un avec maison en prolongement. La maison du directeur était à Rouperroux. En 1841, une maison supplémentaire est déclarée, la maison prolongeant la halle est détruite en 1866. En 1872, 4 halles sur piliers de bois entouraient les fours, une cinquième servait de magasin. En 1926, il est précisé que l'une des quatre halles, ou séchoirs, comportait un étage, la halle-magasin semble détruite, une chaufferie, l'atelier du broyeur et une écurie sont mentionnés. Trois vues de la première moitié du XXe siècle montrent un four (?) accotées de plusieurs remises, le séchoir à étage, une halle basse et longue et plusieurs hangars. Le séchoir était en pans-de-bois, les autres bâtiments sur poteaux, le four et les remises hourdés de maçonnerie enduite, les pignons essentés de planches. Les toits, à longs pans ou à croupes (four) étaient couverts de tuiles plates et de tuiles mécaniques.

    Un deuxième four est construit avant 1872. A cette date, l'outillage était principalement composé d'un malaxeur et d'un cylindre broyeur actionnés par la machine à vapeur, d'une machine à bras pour les tuyaux de drainage et d'une presse à bras. Les deux fours ont fonctionné jusqu'en 1926 au moins.

    L'énergie était fournie à partir de 1864 par une machine à vapeur remplaçant les marcheurs, installée dans une halle bordant le chemin. Le moteur à gaz mentionné en 1901, correspondant peut-être à la machine à vapeur déclarée en 1901, était toujours en activité en 1926.

    En 1827, une facture de la tuilerie mentionne des tuiles de différentes formes (tuiles géronne, faiteaux, nouette, lucarnes et des pavés (pavé de 8 pouces et pavé grenier). En 1872, la capacité de production de l'usine est estimée à un million de tuiles par an. Etaient alors produits des tuiles (à noter la production probable, vers 1860, de tuiles-canal employée sur les bâtiments de la ferme de la Rousselière), des briques de formats divers (à noter une importante production de briques creuses de différents modules, moulées mécaniquement, perçues localement comme une nouveauté dans les années 1860), des pavés (notamment des pavés octogonaux à cabochons noirs), des tuyaux de drainage et, avant 1872, de la chaux.

    Outre le directeur, l'usine emploie entre 10 et 15 ouvriers dans la seconde moitié du XIXe siècle, essentiellement des tuiliers (dont 2 tuilières en 1906). Un chauffournier est mentionné en 1856, un tuilier-cuiseur en 1901, un comptable en 1906.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 Mi 289/59. Listes nominatives de la commune de Rouperroux-le-Coquet. 1906 - 1936.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 Mi 289/134. Listes nominatives de la commune de Rouperroux-le-Coquet. An IV - 1901.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 261/6. DOSSIERS D'ADMINISTRATION COMMUNALE. Commune de Rouperoux-le-Coquet. Eglise : réparations. 1815-1875. Presbytère : travaux, location. 1815-1938.

    Mention 1817.
  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 261/8. DOSSIERS D'ADMINISTRATION COMMUNALE. Commune de Rouperoux-le-Coquet. Cimetière (avec plans de 1904). 1807-1938.

    Mention 1808.
  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/12. Eta de section (tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus). 1842.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/13. Matrice des propriétés foncières. 1843-1913.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/15. Matrice des propriétés bâties 1882-1911.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 263/16. Matrice des propriétés bâties 1911-1933.

  • AD Sarthe. 3 P 279/18. Etat des sections de la commune de Saint-Cosme-de-Vair. 1830.

  • AD Sarthe. 3 P 279/20. Matrice des propriétés foncières de la commune de Saint-Cosme-de-Vair. Vol. II. 1832-1913.

  • AD Sarthe. 3 P 279/24. Matrice des propriétés bâties de la commune de Saint-Cosme-de-Vair. 1882-1911.

  • AD Sarthe. 2 P 1585. Carnet des établissements industriels. 1873.

  • AD Sarthe. 3 P 279/25. Matrice des propriétés bâties de la commune de Saint-Cosme-de-Vair. 1911-1936.

  • AP Le Mortier, Saint-Georges-du-Rosay. Registre de Jacque Le Comte, garde particulier de la forêt de Bonnétable, pour l'année 1818.

  • AP Le Mortier, Saint-Georges-du-Rosay. Facture à l'ordre de M. Lecomte émise par la tuilerie des Epinaux. 11 mars 1829.

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Rouperroux. 1835. (Archives départementales de la Sarthe ; PC 263/2 à 10).

  • AD Sarthe. PC 279/14. Plan cadastral de la commune de Saint-Cosme-de-Vair. Section D4. 1829.

  • AD Sarthe. 3 P 263/11. Procès-verbal de délimitation du territoire de la commune, avec croquis 1832.

Bibliographie
  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie. Tome IV. Le Mans : Monnoyer ; Paris : Bachelier, 1836.

    p. 681 à 685
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