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Ecart dit le Rubis

Dossier IA44005631 réalisé en 2015

Préambule : En Pays du Vignoble nantais, les « villages à communs » sont des hameaux ou écarts dont les habitants possèdent en commun et de manière indivise un ou plusieurs biens fonciers, souvent sous forme d’une aire non bâtie en cœur de hameau. L’essentiel du patrimoine bâti qui constitue ces écarts relève de caractéristiques architecturales qui font l’objet de cette présentation.

Le Rubis est un village à communs dont la structure est de type 3, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une métairie planifiée à la fin du XIXe siècle, pour laquelle une parcelle a été définie comme commune aux habitants probablement après le partage du domaine en plusieurs propriétaires privés, l'exploitation devenant ainsi un hameau.

Paysage général

Selon l’hypothèse communément admise, l’écart du Rubis doit son toponyme à l’appellation locale de la pierre qui compose le sol des coteaux de la Sanguèze : le gabbro. Le gabbro est une roche magmatique aux couleurs sombres (généralement noirâtre) très dure. C'est une roche réputée presque impossible à tailler, mais il est possible de le tailler grossièrement.

La Gabbro est toujours extrait au sein de la carrière située à la Margerie sur la commune de Gorges.

La ferme du Rubis s’implante sur un site qui a connu peu de transformations entre le XIXe et le XXIe siècle. Au XIXe siècle, le parcellaire environnant est composé de larges parcelles de terres labourables et de prés en bordure directe de la Sangèze. Au nord, quelques vignes, appartenant au domaine de Boischeaudau sont cultivées. Ce paysage est encore aujourd’hui lisible : au nord, les vignes se sont étendues. Au sud, les prairies remplacent les terres labourables.

Architecture de l’écart

La ferme du Rubis s’inspire des traités sur l’architecture rurale du XIXe siècle et applique certains concepts préconisés par les agronomes et vétérinaires pour bâtir les fermes modèles : bâtiments ordonnés autour d’une cour avec maison d’habitation dans l’axe, et bâtiments agricoles écartés pour séparer les espèces animales.

Des matériaux traditionnels sont employés : des moellons de grabbro pour les élévations (aujourd’hui recouverts d’un enduit en ciment), des pierres granitiques pour la partie basse des encadrements de portes, des briques minces décoratives rythment l’ensemble des façades.

Les toits à longs pans couverts de tuiles mécaniques annoncent les constructions du XXe siècle.

L’ordonnance générale des masses et des ouvertures de chacun des bâtiments respecte une symétrie rigoureuse.

La division de la ferme en plusieurs propriétaires se lit très nettement dans les remaniements architecturaux qui viennent perturber la symétrie originelle des bâtiments, avec notamment des reprises différentes d’enduit sur les façades et le percement de portes à l’emplacement des fenêtres pour créer de multiples accès au sein des bâtiments.

Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonPays du vignoble nantais
AdresseCommune : Mouzillon
Lieu-dit : le Rubis

La trame de l'écart

L’existence du Rubis est attestée par la rénovation du cadastre en 1968 mais la ferme est plus ancienne. Aucune date de construction n’est indiquée dans les matrices des propriétés bâties et foncières dressées entre 1822 et 1914 mais il est probable qu’elle ait été construite dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Une maison moderne est construite au nord, entre 1976 et 1979.

Les communs

Les registres de la matrice du cadastre rénové de 1968 recensent deux communs aux « habitants du Rubis et copropriétaires ». Il s’agit de deux chemins : l’un est référencé dans l'écart dit le Rubis (AD 27) et le second est identifié dans 6le hameau Malinger (CN 101).

Ces deux chemins sont correspondent aux communs actuels appartenant toujours aux habitants de l’écart.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle, 20e siècle, Epoque contemporaine

Localisation générale

Le Rubis est un hameau situé dans le nord-ouest de la commune de Mouzillon. Il est implanté en bordure de la Sanguèze, affluent de la Sèvre (200 mètres de distance), à 18 mètres d’altitude. Il s’implante sur un site en pente douce vers les rives de la Sanguèze.

La structure de l'écart et ses communs

Il existe actuellement deux chemins communs aux habitants du Rubis (AD 27 et CN 101). Le premier chemin (AD 27) correspond à une partie de l’ancienne cour autour de laquelle le bâti s’organise. Ce chemin reprend le tracé des clôtures séparant les parcelles de terres installées au XVIIIe siècle sur le site, bien avant l’implantation de la ferme. Le chemin traverse les terres situées au sud-ouest du Rubis, jusqu’aux rives de la Sanguèze. Le second chemin (CN 101), bien plus court, correspond à un petit pont qui permet la traversée du cours d’eau pour atteindre la rive ouest.

Ces deux parcelles consécutives permettent de relier le Rubis à l’écart dit Malinger, lieu-dit implanté sur la rive ouest de la Sanguèze.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire-Atlantique ; 3 P 112 4-5 : Cadastre de Mouzillon : états des sections, 1817.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 3 P 112 4-5
  • AD Loire-Atlantique ; 3 P 112 6-9 : Cadastre de Mouzillon : matrice des propriétés foncières, 1822-1914.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 3 P 112 6-9
  • Archives départementales de Loire-Atlantique ; 3 P 112 10-11 : Cadastre de Mouzillon : matrice des propriétés bâties, 1882-1967.

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 3 P 112 10-11
  • Archives départementales de Loire-Atlantique ; 3 P 112 12-16 : Cadastre de Mouzillon : matrice des propriétés non bâties, 1914-1967

    Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes : 3 P 112 12-16
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Syndicat Mixte du SCoT et du Pays du Vignoble Nantais - Orillard Marion
Orillard Marion

Chargée de mission Inventaire - Syndicat mixte du SCoT et du Pays du Vignoble Nantais


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