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Cimetière Sainte-Marie-Madeleine, rue de la Madeleine

Dossier IA72058901 réalisé en 2019

Fiche

  • Une vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • mur de clôture
    • portail
    • monument aux morts
    • croix de cimetière
    • tombeau
VocablesSainte-Marie-Madeleine
Parties constituantes non étudiéesmur de clôture, portail, monument aux morts, croix de cimetière, tombeau
Dénominationscimetière
Aire d'étude et cantonPays du Perche sarthois - Saint-Calais
AdresseCommune : Conflans-sur-Anille
Adresse : rue de la
Madeleine
Cadastre : 1836 C4 635 ; 2019 AE 95

Les archives ainsi que des squelettes découverts fortuitement lors de travaux indiquent qu’un cimetière, circonscrit par un mur, occupait autrefois le pourtour de l’église Saint-Maurice. Celui-ci, trop étroit, devait avoir nécessité l’ouverture d’un second lieu d’inhumation, à une date indéterminée mais sans doute très ancienne. En effet, cet autre cimetière, flanqué d’une chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine, est déjà dit très ancien dans les documents du XIXe siècle où il est parfois avancé, de manière hasardeuse, qu’il pourrait remonter à 5 ou 600 ans. Bien que les archives paraissent parfois contradictoires, il semble, d’après un aveu de la seigneurie de la Barre de 1609 et mentionnant les deux cimetières, que ceux-ci furent utilisés simultanément. Celui entourant l’église aurait été supprimé au XVIIIe siècle, mais une portion des murs pourrait avoir subsisté jusqu’en 1833 lorsqu’elle fut l’objet d’un litige entre le maire et un habitant qui se l’était appropriée. Le premier avait avancé que ce mur était public à cause de son ancienne vocation, le second avait répondu que le vieux cimetière et sa clôture avaient été détruits depuis déjà longtemps. Aucun document ne livre le fin mot de l’histoire.

Il semble peu probable que la chapelle Sainte-Marie-Madeleine (dite de la Madeleine), qui occupait l’angle nord-est, ait eu le statut d’église paroissiale, comme l’avance Louis Chéron dans ses écrits. On ne trouve pas, dans les pouillés de la province ecclésiastique de Tours, de trace d’une seconde paroisse à Conflans. Les archives anciennes font systématiquement référence à une simple chapelle, réunie à l’église de Conflans en 1454, et dont on peut raisonnablement penser qu’elle fut dès l’origine celle du cimetière. Toutefois, il est avéré que l’office y a été célébré, bien qu’elle soit beaucoup trop petite pour l’ensemble de la population, lorsque l’église Saint-Maurice fut ruinée par un incendie en 1720, et ensuite pendant plus d'un demi-siècle. Très délabrée et menaçant ruine, elle fut démolie vers 1783 aussitôt la réfection de l’église paroissiale achevée, ne laissant aucune trace. En 1842, Charles-Achille de Vanssay, châtelain de la Barre, obtint de la municipalité que son emplacement soit concédé à perpétuité aux sépultures familiales : « il est de notoriété publique que la portion de terrain […] était anciennement occupée par une chapelle et qu’elle n’a jamais été consacrée aux inhumations publiques ».

Le cimetière est menacé d’aliénation à la Révolution, mais finalement conservé. En 1818, le sieur Hallery, riverain du cimetière, incommodé par sa proximité et souhaitant s’agrandir, propose à la commune de l’échanger contre un terrain vague en périphérie du bourg, avec l’appui du curé. Rejeté par la majorité des habitants, le projet échoue, de même qu’un autre en 1827 dont les comptes de fabrique ont conservé la trace. Selon les descriptions du début du XIXe siècle, le cimetière est alors clos au sud par les bâtiments du sieur Hallery, au nord et à l'ouest de haies vives et de fossés, et à l'est par un mur et un portail que Louis Chéron date de 1755, sans citer ses sources, et bien qu'il soit déjà question d'un mur au siècle précédent. Deux autres murs remplacent progressivement les haies dans les années 1830, 1840 et jusqu’en 1858. Par la suite, ils sont très régulièrement l’objet de réparations et de reconstructions. En 1895, la croix monumentale au centre du cimetière, vétuste, est remplacée par une simple croix en fonte posée sur un socle de briques. En 1921, le monument aux morts est élevé à proximité par M. Chevreau, marbrier au Mans.

Période(s)Principale : Moyen Age, Temps modernes, 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle , (?)
Secondaire : 2e moitié 19e siècle, 20e siècle
Dates1858, daté par source

De forme approximativement rectangulaire, le cimetière se trouve dans la partie nord du bourg. Il est clos sur trois côtés de murs en moellons, et au sud par les bâtiments d’une ancienne ferme. On y accède par un portail principal donnant sur la rue de la Madeleine, à l’est. Les piédroits en grès roussard, chanfreinés, sont surmontés d’amortissements en briques couverts de petits toits à l’impériale en zinc, simulant deux piliers. Deux autres accès ont été aménagés dans le mur nord : la grille du portillon présente la signature de la fonderie Guillot-Pelletier d’Orléans, peu lisible sous plusieurs couches de peinture.

L’intérieur s’organise autour du monument aux morts, de facture très simple, et de la croix de cimetière en fonte sur un socle en brique. Au pied de celle-ci repose le curé François Touzard, mort en 1877. Parmi les tombes remarquables, se trouvent celles de soldats morts pendant la Première guerre mondiale, les sépultures de la famille de Vanssay groupées dans l’angle autrefois occupé par la chapelle Sainte Marie-Madeleine, la tombe d’Alphonse Poitevin « inventeur de la photographie inaltérable » (1819-1882), celle de l’abbé et naturaliste Elie Cottereau (1867-1952), celle de la famille de l’Estoile de taille imposante et celle plus modeste d’une des supérieures de l’école libre de Conflans, sœur Claire Rouget (décédée en 1896).

Murscalcaire moellon enduit partiel
grès moellon enduit partiel
État de conservationbon état, remanié
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protections

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Sarthe ; 6 F 34. Collection Esnault, notes concernant Conflans-sur-Anille.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 18 J 593. Collection Paul Cordonnier, commune de Conflans-sur-Anille.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 87/7. 1813-1932 : église, presbytère et cimetière de Conflans-sur-Anille.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 87/8. 1921 : monument aux morts de Conflans-sur-Anille.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 87/10. 1818-1929 : cimetière de Conflans-sur-Anille.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 1 Q 135. 1796, juillet : estimation et vente de l’église de Conflans-sur-Anille, estimation du cimetière.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 5 V 126. 1816-1906 : comptes de fabrique de Conflans-sur-Anille.

  • Archives départementales de la Sarthe. 1792-1917 : registres des délibérations du conseil municipal de Conflans-sur-Anille.

  • Archives diocésaines du Mans ; boîte 754. Papiers concernant la paroisse de Conflans-sur-Anille.

  • Archives municipales de Conflans-sur-Anille. 1917 à nos jours : registres des délibérations du conseil municipal.

Documents figurés
  • Plans du cimetière de Conflans-sur-Anille, 1818, 1859. (Archives départementales de la Sarthe ; 2 O 87/10).

Bibliographie
  • CHERON, Louis. "Conflans-sur-Anille" (Monographie éditée à partir des articles parus dans la revue Province du Maine de 1973 à 1975), 1976.

    p. 51-54
  • Le patrimoine des communes de la Sarthe. Paris : Flohic éditions, 2000. 2 vol.

    p. 1377
  • PAYS DU PERCHE SARTHOIS. Monument du Mois, Conflans-sur-Anille, 2003.

    p. 6
  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, t. 1, 1829. Réédition Paris : Lorisse, 1999.

    t. 2, p. 66
(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Pays du Perche sarthois - Barreau Pierrick
Barreau Pierrick

Chercheur auprès du Pays du Perche sarthois jusqu'en octobre 2020. Depuis novembre 2020, chercheur auprès du Conseil départemental de la Mayenne.


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