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Briosne-lès-Sables, présentation de la commune

Dossier IA72001510 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'étudesCommunauté de communes Maine 301
AdresseCommune : Briosne-lès-Sables

Le territoire de la commune de Briosne-lès-Sables correspond globalement à celui des anciennes paroisses puis communes de Briosne et de Sables, fusionnées en 1964. La voie antique le Mans Evreux, qui franchit le Tripoulin à Eclopas, est l'axe de peuplement ancien : elle longeait le village, où quelques vestiges archéologiques sont connus. La route royale de Nantes à Paris (actuelle RD 303) suit un tracé parallèle à l'écart du village. Un chemin transversal reliant la vallée de l'Huisne au Saosnois, connu en 1499 à Sables et au XVIIe siècle à Jauzé comme le grand chemin de Montfort à Peray, traversait les deux paroisses. Il est déclassé avant 1835. Les voies nouvelles du XIXe siècle, RD 14 de Sillé-le-Guillaume à Authon-du-Perche ouverte vers 1840 (déclassée en 1884 en CGC n° 48, actuelle RD 5) et ligne de chemin de fer de Mamers à Saint-Calais active de 1871 à 1977, évitent les deux villages. Seule la ligne des tramways de la Sarthe Le Mans Mamers a desservi de 1897 à 1947 le village de Briosne. Le peuplement de Briosne remonterait à l'Antiquité. L'église paroissiale est mentionnée en 1330, et la seigneurie de paroisse rattachée à la seigneurie de La Grande Mousse avant 1470. La création de la paroisse de Sables est probablement liée à l'établissement, avant les années 1200, d'une seigneurie châtelaine dont le siège était un château situé près de l'église paroissiale. De la fin du XVIIe siècle au premier quart du XIXe siècle, Briosne comptait environ 450 habitants. La population de Sables reste inconnue à cette époque, pour être comptée avec celle de Courcemont (canton de Ballon). Chacune atteint son maximum dans le premier tiers du XIXe siècle (211 habitants à Sables en 1806, 537 habitants à Briosne en 1831), puis décroit jusque dans le 3e quart du XXe siècle, malgré l'apport de la population de Sables à Briosne lors de la fusion de 1964. La tendance s'est inversée dans la dernière décennie du XXe siècle, essentiellement au profit de Briosne : Briosne-lès-Sables comptait 257 habitants en 1982, et 505 en 2009. Vers 1830, les deux communes comptaient 106 édifices. Hors les bourgs, peu développés, l'habitat largement dispersé était constitué par près de 90 bordages et une dizaine de métairies. Sables concentrait la majorité des grosses fermes et les plus petites exploitations, nommées maisonnies et réunies en hameaux. Compte tenu des destructions et constructions ex-nihilo, le nombre d'édifices est resté relativement stable jusque dans la première moitié du XXe siècle, même si Sables a vu disparaître près de la moitié de ses écarts. La construction de zones pavillonnaires, commencée dans le 4e quart du XXe siècle autour du village de Briosne, se poursuit aujourd'hui, notamment le long de la RD 83 entre Briosne et Bonnétable : l'INSEE recensait 208 logements en 2009, près du double par rapport à 1969. Vers 1830, les sols sont considérés comme peu fertiles. Les 2/3 de la commune de Briosne (825 ha) et la moitié de celle de Sables (160 ha) étaient des terres labourables ensemencées en froment, orge, seigle, avoine et en maïs à Sables. Parmi les légumes, la pomme de terre est signalée. Le chanvre était filé et tissé pour la consommation locale. La vigne, attestée dès le XIIIe siècle à Sables, était encore cultivée à Briosne (35 ha), produisant un vin de peu de qualité. Les arbres à fruits, nombreux, sont essentiellement des pommiers à cidre. Des châtaigneraies sont également attestées dans la 2e moitié du XVIIIe siècle à Sables. Briosne comptait en outre environ 30 ha de bois taillis. Les prairies les plus nombreuses et les meilleures étaient à Sables. Leur extension était en cours, avec l'assèchement avant 1829 des quatre étangs de Briosne et l'introduction de la culture du trèfle. Elles ne permettaient d'élever que de jeunes bestiaux (poulains, veaux). On élevait en plus porcs, chèvres et moutons. Les animaux étaient vendus sur le marché de Bonnétable. En 1988, L'INSEE recensait 33 exploitations, un chiffre divisé par deux avant 2000, date à laquelle la moitié des 14 exploitations subsistantes pratiquaient l'élevage bovin, et près des 3/4 l'élevage de volailles. Les deux moulins, à blé et à tan, mentionnés vers 1830 le long du Tripoulin sont désaffectés depuis le premier quart du XXe siècle. Dates portées : 1613 (Le Bordage) ; 1646, 1719 (La Musardière, logis) ; 1790 (La Hardinois) ; 1819 (Maison 8, Centre Bourg, réemploi ?) ; 1845 (Bel Ebat, écurie) ; 1854 (Mereau, porcherie) ; 1881 (La Grande maison, grange) ; 1883 (La Moinerie, grange-étable) ; 1911 (Launay, fournil) ; 1911-1912 (mairie-école de Briosne) ; 1922 (La Petite Brosse, grange) ; 1929 (Maison 4, Centre Bourg). Architectes repérés : Carel Lacroix, commissaire-voyer de l´arrondissement de Mamers (restauration de l'église Saint-Denis de Sables, 1817-1819) ; Ernest Rodier, architecte diocésain (restauration de l'église Saint-Denis de Sables, 1871-1872) ; Ernest Pieau, architecte d'arrondissement (construction de la mairie-école de Sables, 1881) ; Laurent, sous-ingénieur des Ponts et Chaussées (avant-projet de station de tramways, 1885) ; Harel de la Noé, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées (ligne de tramways, 1896) ; E. Lelennier, architecte au Mans (construction de la mairie-école de Briosne, 1911-1912) ; Albert Despreaux, agent-voyer cantonal (construction du monument aux morts de Briosne, 1922).

La commune est située à l'est de la Communauté de communes Maine 301. Sa superficie est de 985 ha. Le ruisseau du Tripoulin forme au nord-est la limite communale avec Bonnétable et Terrehault. Les sols sont généralement sablonneux (Sables) ou argilo-sablonneux, sur un socle géologique remontant essentiellement au Secondaire : sables du Perche du Cénomanien, ponctuées de terrasses alluvionnaires récentes laissées par le cours ancien du Tripoulin pour l'ancienne commune de Briosne, marnes et glauconies pour Sables. La butte-témoin dite de Sables ou de Monthéan, dont le sommet est située sur la commune de Courcemont, est formée d'argiles à silex datant du Tertiaire. Elle atteint 142 m de hauteur, l'altitude moyenne de la commune avoisinant les 100 m pour redescendre à moins de 80 m au nord, au pied de la butte de Sables. Le repérage sur le terrain a porté sur 88 édifices, 18 autres ont été écartés de l'étude car trop remaniés, inaccessibles ou détruits. Les zones pavillonnaires n'ont pas été étudiées. Les 88 édifices ont été identifiés comme suit : 49 fermes, 31 maisons, 4 écarts, 1 ensemble d'édifices à cour commune, 1 manoir, 2 moulins à eau, 2 églises paroissiales, 2 mairies-écoles, 2 cafés (6 édifices portent une double dénomination).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales ; R5 117. Papiers des princes. Apanage de Provence. Aveux rendus pour la châtellenie de Sables. 1499 et 1568.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 49/1-17. Archives du cadastre de la commune de Briosne. 1835-1934.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 3 P 267/4-8. Archives du cadastre de la commune de Sables. 1835-1932.

  • Archives départementales de la Sarthe ; 2 S 539. Route départementale 14 de Sillé-le-Guillaume à Authon-du-Perche. Briosne. Alignements et permissions de voirie ; acquisitions et cessions de terrains. 1836-1878.

Documents figurés
  • Plan d'une partie de la route de Paris au Mans et Angers... Levé par Oudry. 1747-48. (Archives départementales de la Sarthe ; C additif 142).

  • Plan cadastral de la commune de Briosne. 1835. (Archives départementales de la Sarthe ; PC\049).

  • Plan cadastral de la commune de Sables. 1835. (Archives départementales de la Sarthe ; PC\267).

  • Cadastre révisé pour Briosne 1935, Sables 1933, 2ème édition à jour pour 1965. Anciennes communes de Briosne et de Sables réunies pour 1964. (Archives départementales de la Sarthe ; PC\049\011).

  • Chemin de fer à voie étroite ou tramways. Avant-projet de la station de Briosne. Par Florent, sous-ingénieur des Ponts et Chaussées. 2 avril 1885. (Non réalisé). (Archives départementales de la Sarthe ; 5 S 790).

  • Chemin de fer d'intérêt local à voie étroite. Section de Briosne à La Ferté-Bernard. Plan parcellaire au 1:10000e. Dressé par M. Harel de la Noé, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. 8 mai 1896. (Archives départementales de la Sarthe ; 5 S 790).

Bibliographie
  • BOUTON, André. Les voies antiques, les grands chemins médiévaux et les routes royales du Haut-Maine. Le Mans, 1947. 226 p.

    p. 64 à 77
  • BUREAU DE RECHERCHES GEOLOGIQUES ET MINIERES. Carte géologique de la France à 1/50000. La Ferté-Bernard. Notice explicative. Red. P. Juignet et A. Lebert. Orléans : éditions du BRGM, 1987.

  • INSEE. Statistiques locales. Commune de Briosne-lès-Sables. Dossier thématique. Accès internet : http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/DL/DEP/72/COM/DL_COM72048.pdf (consulté le 28 juin 2012).

  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie. 6 tomes. Le Mans : Monnoyer ; Paris : Bachelier, 1829-1842.

    Article Briosne, tome I, p. 228 à 231.
  • PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie. 6 tomes. Le Mans : Monnoyer ; Paris : Bachelier, 1829-1842.

    Article Sables, tome IV, p. 806 à 810.
  • PLESSIX, René. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Sarthe. Sous la direction de J.-P. Baret. Paris, éditions du CNRS, 1983.

    p. 119-120
  • SERVICE REGIONAL DE L'ARCHEOLOGIE DES PAYS DE LA LOIRE. Liste des entités archéologiques de la commune de : BRIOSNE-LES-SABLES. Consulté le 16 juin 2011

  • VALLEE, Eugène. Dictionnaire topographique du département de la Sarthe, comprenant les noms de lieux anciens et modernes, revu et publié par R. Laotuche. Paris, Imprimerie nationale, 1952

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