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Bourg de Maillé

Dossier IA85002733 réalisé en 2020

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominationsbourg
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Maillé
Lieu-dit : Bourg
Adresse : rue , Saint-Nicolas, rue, Saint-Pient, rue, du Four, rue, de la Mairie, Grand rue, rue
des Loges
Cadastre : 1835 B ; 2020 B

Le bourg de Maillé s'est développé à partir du Moyen Âge, vers l'an Mil, autour d'une part du prieuré Saint-Nicolas et du quartier du même nom, dépendance de l'abbaye de Maillezais, d'autre part de l'église paroissiale, et en fin de l'axe formé par celle-ci et le port, à l'ouest. Des maisons à Maillé et sur le port de Maillé sont mentionnées en 1240 et 1250. La carte de la région par Claude Masse en 1720 montre le bourg regroupé de part et d'autre de l'axe entre l'église et le port, à l'extrémité ouest de la presqu'île. Du côté des terres, le bourg était relié à Maillezais par l'actuelle rue Saint-Pient, tandis qu'un autre chemin, passant par Saint-Nicolas et Bougraine, rejoignait la Grande levée de Vix à la Fontaine rouillée, la digue servant alors de voie de communication privilégiée à travers les marais, vers Vix et Maillezais. Cette configuration n'évolue guère au XVIIIe siècle, et on la retrouve sur le plan cadastral de 1835. Le quartier de Saint-Nicolas s'est alors étoffé, en bordure immédiate de la Jeune Autise.

Jusqu'à l'aménagement du port dans la seconde moitié du XIXe siècle, le bourg, bien que construit sur les terres hautes, semble particulièrement vulnérable aux inondations, l'altitude de l'ancienne presqu'île étant ici peu élevée. Comme en témoigne le curé Joseph Herbert à la fin de son registre paroissial de cette année-là, les crues de janvier-février 1769 sont particulièrement marquantes, l'eau arrivant jusqu'aux murs du cimetière qui entoure alors l'église ! Le 4 août 1822, le conseil municipal décide de faire empierrer les rues du bourg en ayant recours aux habitants, par le système de corvée, car "de plus en plus elles deviennent intransitables [sic] l'hiver quand les crues d'eau les couvrent, des bateaux de vingt pieds naviguent d'un bout à l'autre du bourg, et il est impossible de pouvoir passer sans bateaux". Toujours pour mieux se prémunir des inondations, le conseil municipal du 13 mai 1824 ordonne cette fois le curage de la route d'eau qui borde le bourg au sud. Les terres excavées serviront à surélever les terrains ou mottes alentour.

L'aménagement du port à partir des années 1850 et le creusement de canaux comme la rigole de Bourneau, en facilitant l'évacuation de l'eau, améliore la protection des parties les plus basses du bourg. La modernisation du port renforce aussi son attractivité, tandis qu'à la même époque, la création de la route départementale de Vix à Lesson, via le Pont de la Route, Saint-Nicolas et la rue Saint-Pient, déporte une partie de l'activité du bourg vers le nord-est. Le conseil municipal a d'ailleurs exigé en 1851 que la nouvelle route puisse passer par le grand port, en vain. Dès lors, c'est le long de la nouvelle voie que sont implantés dans la seconde moitié du XIXe siècle la mairie-école, l'école privée et le cimetière, transféré en 1863 depuis la place de l'église. C'est aussi le long de la rue Saint-Pient que se multiplient les maisons et les fermes à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, de même que, près de là, dans la partie est de la rue des Loges, désormais urbanisée au-delà de la rue et du port de la Mare. Le même secteur oriental du bourg est de nouveau privilégié lors de l'urbanisation de la fin du XXe siècle et du début du XXIe, avec la construction de pavillons et la création de lotissements.

Période(s)Principale : Moyen Age, 19e siècle, 20e siècle

Le bourg de Maillé prend place exclusivement sur les terres hautes, à l'extrémité ouest d'une ancienne presqu'île qui prend naissance à la Croix de Maillé. Ces terres hautes culminent à 8 mètres d'altitude à Saint-Nicolas, 6 mètres à l'Ehpad du Cèdre. Au nord s'étendent les marais de la Bourse de Chay, de l'Aqueduc et de la Jeune Autise ; au sud, ceux de Bourneau. Le bourg est ainsi bordé au nord-ouest et à l'ouest par la Jeune Autise, avec un bras de rivière reliant le port et la Vieille Sèvre ; et au sud par les marais à travers lesquels s'écoule le canal de Bourneau qui se jette dans le port. La route D25 traverse le bourg dans sa partie est (rue Saint-Pient) et nord (rue Saint-Nicolas), en formant un coude au centre du bourg, près de l'église. Les maisons et anciennes fermes s'alignent de manière espacée le long de la rue Saint-Pient, à l'est, de façon plus resserrée le long de la rue Saint-Nicolas, au nord. Le quartier Saint-Nicolas et de la Bougraine surplombe la Jeune Autise et ses marais, de même que celui de la Mare et de la Loge, au sud-est, glisse en pente douce vers les marais de Bourneau.

L'église et sa place sont le point de départ d'un axe est-ouest qui rejoint le port à l'ouest. Cet axe est principalement déterminé par la Grand rue le long de laquelle s'alignent les maisons, en fronts bâtis de part et d'autre. La rue de la Mairie et la rue du Four forment des axes secondaires qui observent la même orientation. Elles sont reliées à la Grand rue par des ruelles ou venelles qui se prolongent vers le sud, au-delà de la Grand rue, perçant son front bâti sud. Là, elles rejoignent les petits ports qui s'égrainaient en bordure du bourg et de la route d'eau qui circule sur son flanc sud, le reliant aux marais par bateau. A l'extrémité ouest de cet ensemble, le port ouvre la voie sur les marais et sur la Vieille Sèvre, après que se soit jetée dans son chenal la Jeune Autise. Celle-ci, que longeaient aussi une multitude de petits ports au pied des habitations, est franchie par deux ponts : l'un au droit de la rue de Millé, donnant accès aux marais du Dognon ; l'autre à Saint-Nicolas, permettant le franchissement par la route D25.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Médiathèque François-Mitterrand de Poitiers ; Ms 544. Mémoires ou Recueil de diplômes, chartes, notices et autres actes authentiques pour servir à l'histoire du Poitou et des provinces voisines, accompagnés de notes critiques, historiques, chronologiques, topographiques, généalogiques, etc., par D. Fonteneau, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, tome XXXVIII, 36. 1240 : arrentement d'une maison à Maillé par Rainaud, abbé de Maillezais, et les religieux de l'abbaye à des particuliers.

  • Médiathèque François-Mitterrand de Poitiers ; Ms 544. Mémoires ou Recueil de diplômes, chartes, notices et autres actes authentiques pour servir à l'histoire du Poitou et des provinces voisines, accompagnés de notes critiques, historiques, chronologiques, topographiques, généalogiques, etc., par D. Fonteneau, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, tome XXXVIII, 46. 1250, mai : vente par Aimeri Blanchard, prieur de Saint-Georges-de-Rex, et ses religieux à Rainaud, abbé de Maillezais, de quelques rentes sur une maison située au port de Maillé.

  • Archives municipales de Maillé ; 1 D 1 à 15. Registres des délibérations du conseil municipal depuis 1821.

Documents figurés
  • 1720, 29 octobre : Carte du 46e quarré de la generalle des costes du Bas Poitou, païs d'Aunis, Saintonge et partie de la Basse Guienne..., par Claude Masse. (Service Historique de la Défense, Vincennes ; J10C 1293, pièce 17).

  • Plan cadastral de Maillé, 1835. (Archives départementales de la Vendée ; 3 P 132 ; complété par l'exemplaire conservé en mairie).

(c) Région Pays de la Loire - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Vendée - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.


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