Dossier IA44007176 | Réalisé par
Huon Julien (Contributeur)
Huon Julien

Chercheur, Service patrimoine, Région Pays de la Loire.

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Bourg de Basse-Indre, Indre
Auteur
Fourny Pierre-Bernard
Fourny Pierre-Bernard

Photographe, Service Patrimoine, Région Pays de la Loire.

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Copyright
  • (c) Région Pays de la Loire - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Rives de Loire
  • Hydrographies Loire (la)
  • Commune Indre
  • Lieu-dit Bourg
  • Adresse rue Jules-Guesde , rue Aristide-Briant , rue Marcel-Sembat , quai Jean-Bart , quai Langlois , quai Besnard , quai Boquien , quai Henri-Brunais

Il ne reste aucun vestige en élévation d’une abbaye qui aurait été fondée au VIIe siècle par saint Hermeland, puis détruite par les Normands en 843.

A tournant des XVIIIe et XIXe siècles, les problèmes d’accessibilité du port de Couëron, plus en aval, entraînent une hausse du trafic autour du port de Basse-Indre. L’augmentation des activités portuaires favorisent alors un premier véritable développement du bourg. La famille Crucy y relance, à partir de 1793, un chantier de construction navale.

En 1795, Basse-Indre compte 614 habitants. Sur 199 chefs de ménage, 93 déclarent occuper une profession en lien avec le fleuve (barger, marin, pilote, pêcheur).

L’attractivité du bourg de Basse-Indre se confirme en 1821 lorsqu’un groupement d’investisseurs originaires du Pays de Galles achète pour 20 000 francs, à Marie Antoinette Françoise Crucy, le chantier naval situé en aval de la petite agglomération, pour y construire une des premières forges à l'anglaise de l’ouest de la France. Le choix du site sur la rive droite de la Loire, en aval de Nantes et quasiment en face de la forerie de canons d’Indret, permettait un approvisionnement aisé et peu coûteux des matières premières, ainsi que l’exportation des produits finis. Dès lors, le développement du bourg de Basse-Indre est en partie lié au destin industriel des forges.

Sur le plan cadastral de 1833, le bâti se concentre majoritairement sur la partie occidentale du bourg, non loin de l’espace portuaire. A l’est, vers la butte de la Roche, le bâti apparaît moins dense.

Avec le développement des forges tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle, la population du bourg de Basse-Indre augmente sensiblement pour atteindre 2 609 habitants en 1896. Bien que les métiers de la navigation et de la pêche occupent encore une large part des habitants du bourg de Basse-Indre, nombreux sont ceux à travailler aux forges ou à l’usine d’Indret. Les recensements de population font état à cette époque de la présence de nombreux forgerons, chaudronniers, ajusteurs, cisailleurs, lamineurs ou encore puddleurs.

A la fin du XIXe siècle, plusieurs maisons sont construites, voire reconstruites (comme au 6 quai Victor-Boquien) ou largement modifiés (surélévation, balcon, ouvertures, lucarnes). Vers 1900, le maire de l’époque, Victor Boquien, soutient un projet de construction d’un pont transbordeur entre le bourg et Indret sur la rive opposée. Non réalisé, ce projet de franchissement du fleuve témoigne de l’essor du transport de passagers entre les deux rives du fleuve mais également de la volonté d’améliorer les conditions du passage.

Jusqu’aux années 1970, la place Jean-Ligonday accueillait un marché dominical qui se tient aujourd’hui place Jean-Bordais. A partir de 2010, les quais au sud du bourg ont été entièrement réaménagés en offrant de nombreux points de vue sur le fleuve.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine

Les limites du bourg de Basse-Indre sont déterminées par la forme allongée du pointement rocheux sur lequel il s’est développé, sur la rive nord de la Loire.

Vers l’est, la butte de la Roche est le point le plus haut du bourg et offre un beau panorama sur la Loire ainsi que sur les prairies environnantes. Ce point haut a longtemps était matérialisé par un château d’eau au pied du calvaire, les deux ayant été détruits en 1994. La butte de la Roche accueille une ancienne demeure, dite « Château de la Roche », devenue le logis patronal du directeur des forges, ainsi que plusieurs logements pour les cadres dont la « maison des célibataires ».

Depuis l’église, la Grande Rue s’étirait sur les points hauts de l’ancienne île jusqu’aux forges en aval. Cet axe transversal, aujourd’hui composé des rues Jules-Guesde, Aristide-Briand et Marcel-Sembat, regroupait de nombreux commerces de Basse-Indre. De part et d’autre, la plupart des maisons du bourg s’échelonnent sur les coteaux.

Le sud du bourg est délimité par une succession de quais. De l’aval vers l’amont : quai Léon-Langlois, quai Jean-Bart (ancien quai de la Douane), quai Besnard (ancien quai des Marins), quai Victor-Boquien et quai Henri-Brunais. Plusieurs venelles et ruelles serpentent entre les quais et les rues principales du bourg. Sur plus d’un kilomètre, le bourg de Basse-Indre offre un front bâti le long des quais, aux architectures variées et aux façades bien souvent colorées : maisons, demeures, cafés.

Au sud du bourg, plusieurs espaces enherbés le long du bras du Mastro étaient équipés d’étendoirs appelés « andouillers » pour faire sécher les filets de pêche ainsi que le linge. Plusieurs étendoirs ou séchoirs à linge sont encore en place quai Jean-Bart. Plus à l’est, le long du quai Victor-Boquien, plusieurs espaces de loisirs sont aménagés le long du fleuve (jardin public, boulodrome, minigolf).

  • Murs
    • schiste moellon enduit
    • calcaire pierre de taille revêtement
    • brique revêtement
    • béton enduit
  • Toits
    ardoise, tuile creuse
  • Statut de la propriété
    propriété publique